Les Waste Warriors

Lexie se racle la gorge. Elle observe les deux individus épuisés. Mais insoumis.

Bonjour peuple du désert.

Hier soir une femme est venue se suicider. Malheureusement tuée, nous pensions nos plaies et finissions notre nuit quand un groupe de trois personnes sont venus faire des actes de cannibalisme sur le corps de la défunte.

Je les ai bien observés. Ces trois hommes étaient épuisés, dont un mourant, trahissant des séquelles de combat.
De plus leur vivres étaient conséquents. Ils n'avaient pas besoin de "récupérer" sur cette femme qui nous en a fait voir dans son chagrin. Ils ont des ressources très dispersées, à moitié commencées, abîmées.
Et ce n'est pas de leur fouille, on voit très clairement sur le visage qu'ils se sont battus.

Le problème c'est que nous ne savions avec qui. Contre qui, précisément.
Alors je me suis renseignée auprès de certaines personnes qui pourront témoigner, s'ils désirent au risque de perdre leur anonymat.
Mais j'ai surtout reçu un appel qui accusait clairement le groupe de voleur.

Ils s'en sont pris à une enfant de 16 ans, nul doute qu'avant qu'elle soit recueillie dans sa détresse par le groupe "victime".

Après réflexion, et très consciente que les occasions comme celle ci seront rares, nous avons décider d’agir.
Je regrette mon manque d'expérience, j'ai pas insisté sur la survie de ces crapules.

L'un d'eux agonisait, il n'a pas survécu au combat.
Nous sommes donc en possession de ses ressources qui seront remises au groupe de victime que nous attendons sur place.

Les deux autres crapules sont à l'agonie et épuisés.
Nous avons encore des ressources pour intervenir et aggraver leur cas.

Nous demandons à ce que le duo se sépare. Nous allons procéder à l'arrestation du leader qui sera maîtrisé pieds et poings liés. Il sera remis aux mains de la justice pour qu'un jugement soit rendu.
Quand à son complice, il devra aussi offrir une partie de ses propres réserves aux victimes, et repartir partiellement démunie et seul, bien que libre.

J'en appelle aux victimes directes de bien vouloir s'exprimer si la "sanction" parait adéquate. Ou en privé pour sauver leur anonymat.
En cas de rébellion ou de sourde oreille de la part des coupables, vous serez considérez comme des bêtes nuisibles pour la survie de l'humain et vous serez exécutés.

Enfin l'avis du désert nous intéresse.
Faut'il se suffire au décès de leur camarade comme sanction? Encore une fois, exagérée, pardonnez moi, j'aurai du insister qu'ils sont des voleurs à voler. Mais sous le stress...
..Ahem.
Ou, faut'il les faire tous les deux prisonniers?
Voir, s'ils résistent, leur donner la mort?

L'avis des victimes, en particulier de la victime, aussi jeune et innocente soi t’elle, est prioritaire. Mais les avis murs et réfléchis nous aideront à..trancher. Façon de parler.
Souvenez vous qu'aujourd'hui nous sommes en positions de force face à ces gens là.
Mais demain peut-être pas. Il en va de même pour les personnes qui décident de prendre la radio et de donner leur avis sur la chose, on ne prend pas la vie des gens, même malfrats, à la légère. Veuillez donner un avis réfléchis et mûr sur la chose, et surtout responsable, il se peut que de là ou vous
êtes des personnes ne partagent pas votre avis et décident de vous neutraliser, pour avoir partagé un avis ici.

Soyez conscient de vos mots et actions.
Merci!

Lexie rabaisse sa main qui tient sa radio le long de sa robe. Elle tremble, stressée.
Lexie regarde Marcel Bichon qui lui a promis de passer un mauvais moment sous un langage fleurie, elle recouvre une assurance pour lui lancer un regard noir, se donnant un peu des airs.

* Un clic se fait entendre, le clic d'une personne voulant parler. La voix semblait être d'une femme, en tout cas, c'est ce que ceux qui ne la connaissent pas vont croire. La voix était calme, assez posée bien qu'un soupçon de stress se faisait entendre. Comme dans un bruit de fond, on pouvait entendre des gens parler, mais les bruits parasites s'en vont. La personne a du se déplacer justement. *

Ici Yukih, Lexie, tu sais que je n'aimes pas me mêler des affaires qui ne me regardent pas... Mais, bordel cette affaire ! Je ne parle pas de l'acte de cannibalisme, tout le monde en fait. Si on peut survivre car on mange des morts, on le fera aussi. Je parle de la gamine...

* Quelques secondes passèrent sans aucun mot, surement en train de souffler ou de réfléchir à quoi dire. La voix se fit de nouveau entendre après ce petit laps de temps. *

Une gamine quoi, merde ! Tu as eu raison de le faire, ils doivent payer. Certes le mieux est toujours un jugement juste à l'auteur de leurs crimes, mais il est hors de question de les laisser s'en tirer ! S'il te faut quelque chose, tu sais me contacter.

* Tout à coup, du bruit se fait entendre derrière elle, une voix parasite vient et elle coupe sa radio. Un clic après, la dénommée Yukih reparle. *

Tu veux l'avis des voyageurs du désert, je vais te donner le mien. Premièrement, tu as très bien fait, pas trop de bobo pour vous ?

* Un petit rire se fait entendre, un rire nerveux. *

Deuxième chose, je pense que la victime doit décider d'elle-même. Je parle de la sanction pour les deux autres, certes un est mort, mais que la principale intéressée et la victime dans ce cas, parle ou demande à un tuteur, groupe, ami de parler pour elle si elle a peur des représailles.

Troisième et dernière chose, même si je dis qu'elle doit décider. Qu'elle fasse une décision réfléchie afin qu'elle ne regrette pas plus tard. Les sentiments néfastes peuvent rapidement choisir à sa place, on connait tous trop cela. On parle souvent de la colère, de la cupidité, enfin, je ne vais pas vous enseignez les sentiments. Je pense que les autres peuvent conseiller afin de l'aider, elle est jeune. Elle a besoin d'aide. C'est mon avis en tout cas.

* Elle met une petite pause.*

Je parle à toi, cette fois-ci, à la victime. Si tu as besoin de parler ou autres, ma fréquence est là. Je ne vais pas être ton psychiatre ou une connerie ainsi. Mais, je veux dire, si tu as besoin de parler, de vider ton sac ou juste de parler du super sable dans nos chaussures, t'es pas seule.

Terminé.Une fois que je suis morte, je ne vais même pas en mesure de me rappeler de vous. Donc, je vais gagner, peu importe quoi. Je vais vivre, peu importe quoi. Puis de toute façon, si je ne me bats pas, je ne peux pas gagner... Et le monde est cruel, ne l oubliez pas !

La radio crépite, puis une voix. C'est la fréquence publique qui à été choisis

Lexie Drape, ceux qui la suivent, le désert. Ici c'est Mah qui vous parle. Ce qui vient de se passer, qui que soit la ou les victimes, nous montre une chose. Aussi dramatique que soit la situation de l'humanité en ces jours il persiste une chose. La collaboration entre les individus.

Nous nous déchirerons encore. Nous nous entre-tuerons encore. Mais il persiste un espoir, celui de construire notre avenir sur d'autre bases que celle qui font de nous des tueurs, des voleurs, des violeurs ou des cannibales. C'est en ce sens que j'ai accepter avec la collaboration du groupe de Lexie Drape. Celle de punis les responsable de l'attaque sournoise de la nuit dernière.

Si la victime souhaite s'exprimer elle le fera. Mais cela va au delà. Comment garantir la sécurité des nos semblables si tous nous ne prenons pas les choses en main ?

Ensemble, construisons un avenir ou nous pouvons penser à travailler à des objectifs communs. Jetons les bases de notre nouveau futur. Punissons les malfaiteurs et traînons les devant la justice que nous allons ériger. Des erreurs seront commises. Des femmes et des hommes souffrirons. Mais nous devons en passer par là.

SSssscCCrrriiiIIIIIiiiiiii.......

Un crissement strident, insupportablement aigu, nerveux, saccadé qui envahit brusquement la fréquence, diffusant ses larsens dans le désert.

......IIiiiiiiiIIIiiiiiiii.

Et qui s'arrête tout aussi brusquement. Une respiration lourde, profonde, avant qu'une voix basse, rauque et féminine n'occupe le silence.

A mort.She was Fury, she was wrath, she was vengeance.

La fréquence crépite et grésille quelques instants.

Un sifflement admiratif se fait entendre à moins que ce ne soit du second degré ? Il est encore trop tôt pour le dire.

“En voilà un bien beau programme. Justice, jouer les justicières du désert, punir les méchants.
Naaaaan, franchement mesdemoiselles, je vous applaudis de tout cœur hein, c’est mignon tout plein, j’en aurais presque la larme à l'œil tellement ça déborde de bons sentiments et de guimauve.

Ôtez-moi juste d’un doute, bientôt on va avoir le droit à un magnifique pamphlet avec pour conclusion ‘la justice, c’est nous !’ ?”

Bruit de succion buccale, comme s’il cherchait à aspirer l’air entre ses incisives, franchement pas ragoutant.

“C’est pas que je ne crois pas en vous, mais franchement, les bonnes intentions, c’est comme faire un massage à sa meuf, ça part toujours en couilles.”

Prend la radio des mains de sa chef Mah, pour prendre la parole à son tour :

[b]« Ici Shlomo le Shmock… I Ji voudrais juste dire ine chose… J’ime pas beaucoup les voleurs i lis fils di putes ! J’itais tranquil in train d’faire mi prières du soir quand jmi suis pris un coup dirrière la caboche… Pis i m’ont voli ! La virité ! La vie d’ma mire ! Comme j’i dis à mis collègues… In peut m’violer, vouloir vendre mi enfants mi voler un juif ! Y’a pud’rispect ! »[/b]

Il laissa la radio grésiller un peu avant de reprendre de son accent le plus chantant :

[b] « Lixie ji ti li dit ! Ji ti dois ine fière chandelle ! et J’offre à toi et tous tes amis mon meilleur Gefilte Fish si in s’voit un jour ! »[/b]

Puis il tendit le combiné à celui ou celle qui voudrait bien prendre la suite.

Le solitaire qu'est Derek songeait à la situation depuis un certain temps déjà. Il avait entendu ces échanges et les avait considérés. Non sans beaucoup de scepticisme. Naturellement, depuis quelques heures, pour ne pas dire jours, la situation s'était envenimée aux quatre coins du monde "connu". Et cette fois-ci, il était question de choses qui dépassaient sa compréhension. Non pas qu'il fut un illustre benêt, loin s'en fallait. Simplement que la logique de l'initiative, aussi louable ait-elle pu être, lui échappait.
Il prit la décision d'émettre, même si ça devait pour cela lui coller des ennuis dont il se passerait bien.

Ici Derek.

J'ai un peu écouté c'que vous marmonniez depuis. Comme vous entendiez laisser chacun s'exprimer, quelque soit son avis sur la question, je prends la liberté d'ajouter mon grain de sel.
J'suis pas un expert en matière de clauses juridiques ou d'institutions en matière de justice. Mais j'ai assez de bases et assez de jugeote pour me permettre un certain propos.

Je trouve que votre initiative est parfaitement louable. C'est vrai, c'est le chaos depuis quelques temps. Le bordel. Un véritable foutoir où tout le monde se met joyeusement sur la gueule. J'en ai fait les frais avec mon collègue. La faute à pas d'chance, y'a eu mort d'homme. Enfin, de femme, pour le coup, mais les détails attendront...
On a déjà assez de chance pour réussir à s'organiser sans trop de heurts. Assez de chance pour communiquer par le biais de ces appareils radio. Nous sommes moins désoeuvrés que ce que le moins souhaitable des scénarios aurait pu nous prévoir. Toutefois, notre monde s'est écroulé, et je me dois bien de le préciser puisque c'est une chose importante que vous avancez..... Mademoiselle Lexie. J'ai mis un certain temps avant d'retrouver votre patronyme.

Vous faîtes appel à des institutions qui ne sont plus. Elles ont disparu. Elles sont enterrées sous des tonnes de poussière, de gravats, de béton, et j'en passe. Ce qui faisait de notre monde un environnement civilisé n'est désormais plus qu'un tas de cendres. Certes, nous pouvons le ressusciter mais on ne peut pas mettre la charrue avant les boeufs pour autant.

Vous voulez remettre ces crapules à la justice, fort bien. Mais la question, là, c'est laquelle ? À quelle justice vouliez-vous les remettre ? Vous espérez produire un tribunal dans le désert ? Des instances pénales ? Des avocats, des juges, des jurés... Un bourreau...? Trouverez-vous les volontaires ? Trouverez-vous des gens suffisamment calmes et propres sur eux pour juger des individus dont la moralité n'a guère plus d'importance, étant donné le monde dans lequel nous vivons ?

Pour établir un jugement, il vous faut des règles. La justice populaire réclamera certainement du sang, à défaut d'avoir quelque chose de mieux à proposer. Il n'y a plus de pays, plus de règles auxquelles obéir. Et même si c'est malheureux, Miss, c'est la loi du plus fort qui s'exerce.
Je conçois qu'elle soit abjecte. Je réprouve fortement ce que j'ai entendu. Mais vous ne pouvez pas attendre de chacun d'agir selon votre propre prisme moral. La situation est encore trop instable pour que vous imposiez, de manière légitime, votre pensée et votre "justice".
Fondez une nation, pour cela. Concevez vos parlements. Vos tribunaux. Trouvez ceux qui désireront vous suivre et faîtes donc en sorte d'appliquer ce que vous considérez comme "Bien".

Ce que vous cherchez à faire n'est pas plus judicieux. Ces voleurs, ces infâmes soudards, considérez-les comme ça vous chante, se sont faits prendre. Vous auriez eu plus de bonté et plus de légitimité dans leur mise à mort, nette et sans bavure, dans le désert, que sur l'échafaud commandé par un tribunal populaire.

Derek. Terminé.

Lumière accepta le combiné que Shlomo tendait à quiconque voulait s'en saisir.
Elle écouta attentivement Derk avant de prendre la parole.

"C'est un débat intéressant que vous ouvrez là, Derek...
Effectivement, la justice telle qu'elle a pu exister n'est plus.
Mais l'objet de la justice est de punir ceux qui transgressent les règles du groupe, non pas parce qu'ils les ont transgressées, mais pour que les autres membres du groupe se sentent protégés, qu'ils éprouvent un sentiment d'appartenance et de solidarité.
Ces règles émergent au sein de chaque groupe au fil du temps, qu'elles soient tacites ou explicites.
Ces mêmes règles définissent, en quelque sorte, la membrane du groupe: ceux qui les respectent font partie du groupe, ceux qui les violent s'en voient privé l'accès ou s'en font exclure.
Je pense que "ne pas voler" et une de ces règles. Tout comme "ne pas tuer", je l'espère. J'ai pas envie de réciter cette dizaine de phrases célèbres, donc je vais m'arrêter là pour les exemples.
Mais ce qui est intéressant avec ces deux règles simples comme bonjour, c'est que je pense qu'une bonne partie des gens du désert sont d'accord avec elles.
Et que ces personne forment donc un groupe, un groupe que j'espère vaste, et un groupe qui doit se rassembler, s'afficher et construire un monde meilleur dans ce désert de merde, pardonnez moi l'expression.
Et pour que tout les gens qui sont sensibles à cette vision se sentent en sécurité, comme moi, ou aient l'espoir de pouvoir se sentir en sécurité dans un futur proche, il est important d'infliger une punition exemplaire aux coupable!
Exemplaire d'humanité, laissant la place au pardon mais pas à la récidive.
Et c'est pourquoi j'apporte tout mon soutient à la démarche de Lexie."

Un clic familier sonne la fin de la transmission de Lumière.

Une nouvelle voix moyennement ravie se fait entendre sur les ondes.

La notion de droit et de justice est apparue à l’antiquité souvent mélangée à la politique avec arbitrage du souverain. La justice a ensuite évolué durant des siècles avant de décliner avec le crash. Elle reste un idéal moral, un concept philosophique et une valeur instinctive et complexe pour un équilibre dans les relations entre humains. Elle désigne le fait de corriger une inégalité, de combler un handicap, de sanctionner une faute ou un crime, ou de servir dans le cadre d’une médiation.

Pour que ce soit possible, il est clair qu’un ensemble de règles et de textes de lois sont prioritaires, et que la vox populi n’a pas droit de vie ou de mort sur l’interpellé. L’œil pour œil, dent pour dent est l’apanage de la barbarie. N’avons-nous pas dépassé ce stade ?

Derek, puisque nous avons un intérêt commun pour la chose, je souhaiterai votre avis sur les textes en cours d’écriture. Vous êtes libre d’accepter ou de refuser.

Loin de vouloir jouer les justiciers de comics ou un remake de série tv de l’âge d’or, l’Enclave propose donc un procès à huis clos dans le cas où le prévenu obtempère et accepte sa mise en détention. Seront pris en compte les conditions exceptionnelles que nous subissons tous, et le fait qu’il s’agisse d’un vol sans circonstance aggravante.

Le prévenu a le droit de nommer un avocat pour sa défense ou il lui en sera nommé un commis d’office, exception faite s'il souhaite se représenter lui-même. Une erreur s’est par contre glissée puisque la victime est une femme âgée de 32 ans apte à témoigner sans représentant légal. Toutes les parties seront donc entendues au plus tôt.



Je m'en fous !

Une autre voix féminine se joignit au débat. Pas de bruit bizarre, pas d'interférences, juste une perplexité dans le ton.

"'Les textes en cours d'écriture' ? Sérieux ? S'il y a plus d'oeil pour œil et d'dents pour dents, ça veut dire quoi ? Un mec vient me casser la gueule, ou essayer, et je lui tends l'autre joue en lui disant merci ? Et ensuite c'est quoi le programme, j'appelle et j'attends vos forces spéciales hyper rapides qui viendront arrêter un type qui est déjà parti à des années lumière ?

J'veux dire, vous jugez ce gars là et il écopera d'une peine de prison avec sursis ? Parce que si vous rétablissez la peine de mort, c'est quoi la différence au final ? Votre procès à huit clos va plus ressembler à une partie de poker. Parole contre parole, meilleur menteur contre meilleur tricheur. Ou alors vous avez de quoi mener une enquête aussi ?

A la limite, vous voulez une solution viable et qui couvre un max de terrain, arrêtez juste avec l'anonymat et crucifiez les connards sur les ondes. Genre 'Wanted'. Mais décrivez-les bien...ça ferait brouillon les quiproquos. Votre population qui veut pas être exclue s'improvisera bien flicaille improvisée. Au fait, vous êtes au courant que c'est comme ça qu'on fait les moutons, ou ça va ? Perso, ça me manque pas."

"De tous ces mots doux, la foule oscille d'à mort à je m'en fous.
Surtout cette dernière, cachons-nous derrière, surtout !"

Ici le Ministre de la Justice, de la Défense, de l'Intérieur, de l'Economie, des Finances, de...etc...donc le Premier Ministre du Président Mobutu.

Bordel, nous t'nons à clarifier un point pour la population et ainsi rassurer les familles: il n'y a pas de débat. La loi, c'est nous, pas vous.
Sinon on tire dans la foule. Les citoyens doivent récolter du tabac et des diamants, c'est tout.

Bien.

Alors comme on est un peu débordé en c'moment avec toutes ces histoires horribles, on a décidé de trancher sur une solution équitable à la fois pour les victimes et les accusés. Nous l'appelons la Méthode Conan.

On bute tout l'monde et on en parle plus.

Mes chers compatriotes, merci d'votre chaleureuse attention.

Une radio dans la main, un doigt sur le commutateur. Un septique l’enclenche.

« . . . »

Mais dans la nuit qui tombe c’est le silence qui parle. Il nous dit “rien”.
Rien n’est à dire, rien n’est à faire, rien n’est plus et rien ne sera.



« . . . »



Et doucement le silence des espaces infinis nous effraient.
Chacun croira qu’il est en train de faire un choix alors que ses choix sont déjà déterminés.
Certain agiront avec pour excuse qu’ils ont des raisons valables et
d’autre agiront avec pour excuse qu’ils n’avaient pas le choix et que leur vie est déjà tracé.



« . . . »



Peut-être que le vent soufflant dans la capsule du microphone nous donnera un élan qui nous guidera,
mais le vent lui-même n’est-il pas déjà influencé par une fatalité déconcertante qui le pousse à sifflet dans un sens donné.

« . . . »

Un septique relâche la pression, un doigt s’écarte du commutateur. Une radio au fond du sac.

Ce bon vieux Marcel , bien qu'en piteux état , pris la peine d'ouvrir sa radio

Crapules du désert !

Oh ben bon diou , quel rafiot cette histoire, on faisait pas autant d'histoires dans le temps pour quelques détroussages .
A vrai dire , j'ai un peu suivi bêtement mon leader , je sortais déjà d'une autre attaque , j'avais pas tout ma tête ... Voilà , on a délesté quelques péquenos qui passaient par là ... Enfin bon , ils ont d'quoi survivre , c'est pas la mort non plus ...

En parlant de mort , d'ailleurs, notre camarade y a laissé ses plumes... Alors bon , je pense qu'on est un peu quitte .
Nous sommes des voleurs , vous êtes des assassins ... Et vous voudriez quoi de plus , l'aval du désert , pour nous achever ... En prétextant la justice , le bon droit , et la pérennité du désert ...
Allons allons , je le répète , vous êtes des assassins .

Bref , je vais pas m'attarder , j'ai des plaies a panser , c'est que mon exécution va bientôt avoir lieu ... Du 6 contre 1 , encore une fois , belle justice ...
Pour le cannibalisme , ne m'impliquez pas dans cette sombre histoire , j'en suis tout simplement incapable .

Peuple du désert , bonne route .



Toi tu bouges là !!

Derek avait coupé sa radio pour une partie de la journée. Il ne l'avait rallumée qu'à une période avancée de la soirée. Durant laquelle il avait pu recevoir la plupart des messages émis. Comment, il ne le mentionnerait jamais. Il n'était pas impossible que ce fut aussi le cas pour certains autres. Il fit peu cas des autres participations pour répondre, tout simplement, à Erika.

Ici Derek.

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne suis pas un homme de ce genre de loi. Je veux bien collaborer pour faire émerger ce simulacre de table des lois. Mais je ne saurais faire ce qu'un avocat ou un juge aurait le pouvoir de faire dans pareille situation.
Tout ce que j'ai fait, c'est user de mon bon sens. Si tant est que ça ait une signification ici-bas, désormais.

Ma fréquence vous est ouverte. Je vous communiquerai aussi ma position, si vous désirez en discuter en face à face. J'ai beau apprécier la distance rassurante qu'offrent ces communications, les communications de vive voix se font trop rares pour mes oreilles.


Maintenant, je vais cesser cet aparté du sujet d'origine.
Derek, terminé.

Ça y est nous entendons la voix d'un des prévenus. Vous avez entendus les réclamations de ceux qui organise le traitement de vos actes. Laissez être appréhendé votre "leader" et vous ne serez pas blessé.

Si vous lui offrez votre aide, vous devrez l'assumer.

Dans l’ancien temps, on ne tuait pas les voleurs. Dans certains pays, on leur coupait un doigt. S’ils recommençaient, la main etc.

C'était déjà barbare.

Vous êtes dans une impasse et cette histoire va trop loin.

Dans la conjoncture actuelle, je ne peux que rappeler les options possibles. Ces messieurs peuvent se livrer. S'ils envisageaient une reconversion plus honnête, ce serait à discuter. Seconde option, un dédommagement pour la victime. Auquel cas, je crains que ledit dédommagement ne soit prélevé par la fouille forcée des sacs, et cette idée ne me plaît pas.

Messieurs, je ne peux que vous inviter à vous montrer raisonnables.

Bordel... Si t'avais d'jà vu un village entier brûler pour un putain d'bovin, avec tout le tralala qui va avec, viols, empalements et mon cul sur la commode, tu sortirais pas des âneries pareilles ma belle.

Bonsoir, peuple du désert.

Pour le duo de voleurs, Billy et son complice marcel, nous avons pris une décision.

Devant leur incapacité à réagir dans les temps, nous avons fait réquisition des vivres nécessaires à la survie du dénommé Billy.
Sous les yeux de son compagnon Mr Bichon écarté de Billy, le leader du groupe a rendu les biens, qu'il avait volé.

La victime a pu récupéré ses biens, et les deux compères sont libres.

"Fichtre ! On est passé à deux-doigts d'une belle exécution publique, on reste sur nôtre faim, hormis ce brave Billy.
(Vous pouviez en prendre un, dans le doute, sans nous couper la nôtre)

Je trouve d'ailleurs qu'il en manque un peu, du public. Aussi, j’applaudis la démarche, tant que j'ai mes deux-mains."

Mamêm jpass la mo cè viola, mais bo, ptè kcè nécessè jodi, co yapu dpison ...
Ptè on dvè tous fè un èglma pou vitè kle krim pè to.
Jsèpa si skeudi tamêm va ouj veu avni.Vin kozè vec ma !