Mirela Horvat
28 ans - origine : Rijeka - Croatie
Sa page sur le Wiki“
Ancienne infirmière croate, Mirela est une femme au calme déroutant. Posée, observatrice, elle parle peu, mais quand elle le fait, ses mots frappent juste. Franche, parfois dure, elle ne se montre jamais injuste. Son regard intense trouble, autant qu’il semble lire au travers des gens. Certains la trouvent apaisante, d’autres, inquiétante — sans jamais vraiment savoir pourquoi. Il se dégage d’elle une discrète douceur, qu’elle n’offre qu’à ceux en qui elle croit. Un instinct la guide, une impression qu’elle ne peut toujours expliquer… Alors, quand on lui demande comment elle sait certaines choses, elle répond simplement : « J’écoute ce qu’on ne dit pas. » -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Son Histoire : Avant que le monde ne bascule, Mirela menait une vie discrète à Rijeka, en Croatie. Infirmière dans un hôpital public, elle enchaînait les gardes de nuit, le café tiède, les couloirs silencieux. Appliquée, douce, attentive, elle était de celles à qui l’on confie ses douleurs sans trop savoir pourquoi. Depuis l’enfance, elle ressentait des choses. Des intuitions. Des frissons inexplicables. Elle les avait toujours mises sur le compte de l’épuisement ou de son imagination débordante. Jusqu’à ce soir-là. Elle rentrait tard d’un long service. Les rues, calmes et familières, l’enveloppaient de leur routine nocturne. Comme toujours, elle prit la ruelle qui menait à son immeuble. Mais ce soir-là, sous la lueur d’un lampadaire, un homme l’attendait. Il ne bougeait pas. Une silhouette pâle, presque translucide. Son regard était doux… mais empli de tristesse. Il ne parla pas. Il se contenta de lui barrer le passage. Mirela s’arrêta. Et tout son corps comprit : elle ne devait pas avancer. Elle recula, lentement. Choisit un autre chemin. Ce n’est qu’au matin qu’elle apprit qu’une agression avait eu lieu, à cette heure précise, dans cette ruelle. Ça aurait pu, ça aurait dû, être elle. Elle ne revit jamais cet homme. Mais elle sait qu’il est là. Parfois, elle le sent, comme un souffle dans la nuque, un silence chargé. Elle l’appelle le Veilleur. Elle ignore ce qu’il est. Une âme ? Un souvenir ? Un gardien ? Mais une chose est sûre, il veille. Depuis ce jour, Mirela écoute. Les signes, les silences, les frissons. Elle agit souvent avec une étrange justesse. Soulage des douleurs, murmure des mots qui calment, comprend ce qui n’a jamais été dit. Elle ne sait pas vraiment d’où cela vient. Elle ne le contrôle pas. Elle se contente de suivre. Elle n’en parle pas. Pas vraiment. Et lorsqu’on lui demande comment elle sait ce qu’elle sait, elle se contente de répondre, d’un ton doux et calme : « Je ne suis jamais vraiment seule. » ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
