L'existentialisme par la zombinite

Chapitre débuté par Rosannal

Chapitre concerne : Rosannal,

On n'a jamais trop su comment un petit homme noir prénommé Rosannal avait pu se retrouver dans ce merdier.
Le léger accent congolais qui ponctuait son phrasé tendait à s'effacer avec le temps, sans pour autant disparaître. Il était maigrelet et clairement pas agressif. Pourtant on le trouvait dans le sillage de personnalités... plus ou moins appréciées du désert. Indemne.

Rosannal, ce n'est pas qu'une énième vanne autour de la sodomie. Il était un fils (non-reconnu, personne ne sait si l'oubli est volontaire) d'un certain Eddy, coqueluche de la télévision mais clairement atteint au niveau mental. 
Sa mère était une ougandaise très pieuse, peu instruite mais grande amatrice de francophonie, qui tentait de s'élever par la lecture. Certaines familles appelaient leur gosse "Gloire-à-Dieu" ou "Jesus-Joseph-Aimé". La malheureuse avait voulu verser en son fils la bonté et l'amour du savoir. Une rose annale.
Pétasse.
Je l'insulte en tant que narrateur, bien sûr. Cette pute n'a jamais eu que l'amour de son fiston (Qui n'a jamais saisi les moqueries de ses camarades avant sa 25ème année).

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Aujourd'hui Rosannal sombre dans des abysses insondables. Il croit toujours préparer un kawa revigorant avec les plantes qu'il trouve, mais ces dernières ont un tel effet psychotique qu'il se prend d'amitié avec les zombies qu'il croit entendre parler.

Des rêves de vaudou s'emparent de lui... 
Un futur Samedi enfanté par une amoureuse du petit Jesus ?... Wait and see...