Au commencement la fin ...

Chapitre débuté par Nacho

Chapitre concerne : Nacho, Loxos,

Ce texte vaut 2 bières !
La marée démographique des tunnels était devenue irresistible. Des bandes violentes prenaient de l’assurance et les souterrains passaient sous leur coupe.

Les caïds controlaient des pans entiers de voie ferrées, et certains se plaçaient stratégiquement aux entrés et sorties pour en percevoir un péage.

Une contre-société était en train de naitre sous les yeux effarés des nouveaux-venus, des élus à la course à la survie.
Un nouveau peuple avec sa foi, ses institutions, ses lois, ses codes vestimentaires, sa cuisine cannibale, et son armée hétéroclites usant d’attendrisseurs et de lassos de barbelés.

Ils n’avaient pas pour objectif de dissoudre ou de reproduire l’ancien monde, non, leurs ambitions étaient tout autre : ils allaient croître et se multiplier afin de subvertir leur nouveau terrain de jeu dans un impitoyable processus de colonisation.

Loxos faisait partie de cette vague ...
Ce texte vaut une bière !
Loxos, c’est un amoncellement hétéroclite de personnages qui se sont trouvés au même endroit, a la même heure comme un rencard d’adolescent sanguinaires dans les tréfonds de l’obscurité souterraines.

Elle d’abord, l’araignée inconscient totem, tissant de longs fils collants autour d’elle, et laissant ses proies à ses suivants, pour s’en délecter plus tard. Elle frôle, du bout des doigts, du bout des ongles … Elle attire le frisson sans savoir s’il s’agit de la crainte, de la peur, du désir ou de l’envie …

Lui ensuite. Un paradoxe ambulant, à la recherche d’un graal inconnu. Ils façonnent les mouches noires qui dansent dans le visuel de ses victimes qu’il amène doucement aux portes de l’au-delà. Douceur mortelle d’une brute qui fantasme sur ses proies en les accompagnant d’une érection sauvage qui maltraite son jean taché, les mains pleines de sang et de sueur grasse. Il boit la mort comme on sirote un dalmore écossais de 15 ans.

Elle après. Soleil itinérant, madone de l’ombre. Sur qu’un homme en sueur, ahanant sur elle, et elle pense à la façon dont elle va le tuer et le cuisiner. C’est la master-chef des tunnels, la reine du street-food, l’équarrisseuse au visage d’ange. Elle sait que la vie est l’exact contraire des films. C’est pour cela que les gens aiment le cinéma mais elle a vite compris que dans la vraie vie, ce sont les gentils qui meurent en premier.

Moi … Imaginant les touristes dans ce terrier, faisant des photos de gosses aux traits brouillés par la crasse et de ramasseuses de mégots enceintes à treize ans. Un petit dysneyland clochardisé avec sa troupe de figurants désignés volontaires par je ne sais quelle main divine. On était en plein voyeurisme de la misère sans que pour autant l’on ait choisi de mater tout ça. Qu’importe, Nacho avait bien l’intention de survivre …

Eux ? D'abord, aprés, ensuite et moi ... Ce sont mes amis …