Appel Radio - L'Escale

« KRRR… pchhhh… » (Le crépitement du feu se mêle aux parasites.)

Karl, assis près des flammes, ajuste son vieux pull troué et serre les dents en regardant ses pieds rougis.

« Putain, ça brûle encore cette merde d'eau acidique… J’ai rincé à l’eau trois fois, mais ça change rien. »

Il toussote, réalise qu’il a appuyé sur l’émetteur, et se redresse pour parler clairement dans la radio, sa voix rauque et traînante traversant les ondes :

« KRRR… pchhhh… …Ici Karl, pour la communauté de l’Escale… KRRRT…

On est un groupe qui s’entraide, correct côté matos, eau et médocs… pchhh… mais la nourriture, c’est la priorité absolue.
Si t’as des compétences en culture, cueillette, ou repérage de bouffe, KRRR… on est preneurs. Parce que la nourriture, sans aide, on va finir par en manquer cruellement. Un artisan ou deux pour renforcer l’autonomie, ce serait un plus aussi mais pas la priorité!

pchhh… Et si jamais y’a un médecin, un soignant, ou quelqu’un qui sait quoi faire avec une brûlure qui s’obstine à brûler, je suis preneur perso. KRRR… Mais bon, la nourriture, c’est l’urgence numéro un.

À terme, on veut devenir un point d’arrêt et d’échange pour ceux qui veulent explorer bien au-delà de la région de la Capitale. pchhhh… Si ça t’intéresse, pchhh… réponds sur cette fréquence.

Même un « Je capte » suffit. On en discute en privé après.

…KRRR… pchhhh… (Un grognement étouffé.) Je répète : Karl, pour la communauté de l’Escale. À l’écoute. KRRRT… »


Tout s’achète, tout se vend… même l’espoir. Mais moi, j’fais des rabais sur les miracles.

Gregor tapa deux fois sur le flanc de la radio pour faire taire le grésillement insistant. Le poste était posé sur une caisse de munitions vide, entre un bidon d’huile éventrée et un tas de cables.
Autour, l’Escale prenait forme lentement : des toiles bleues rapiécées claquaient entre les arbres, accrochées au squelette rouillé du vieux bâtiment.

Il tourna le bouton avec précaution, l'oreille collée au casque, fronçant les sourcils à chaque parasite.

- Davaï… pas maintenant, marmonna-t-il avec son accent de l’Est.

Le signal se stabilisa. Juste assez.

Gregor appuya sur l’émetteur. Sa voix sortit rauque, fatiguée, mais posée.
 

" Ici l’Escale.
On est au nord de la Capitale… dans la forêt, près de vieille route.

Un bâtiment en ruine, des tentes, et des gens qui tiennent encore debout.

On ne promet pas miracles. Pas ici.
On monte doucement un relais pour les oiseaux de passage du wasteland.
Un endroit pour échanger, troquer, réparer… souffler un peu entre deux expéditions.

Ici, on partage ce qu’on peut.
Entraide, commerce, informations utiles.
Chacun met un peu d’huile de coude… chacun gagne un peu en retour.

Si tu explores.
Si tu voyages.
Si tu refuses de crever seul dans la poussière…

Peut-être que tu trouveras abri ici.

La civilisation est en sale état… mais elle respire encore.

Ici l’Escale.
Fin de transmission."

 

L’efcale ?  Gronk…

Fa fonne comme un maufais rade de profinfe… Gronk…

Laiffez moi definez, blagues grafeleuses, mains au panier et plat du zour Gronk gronk !

Wahou fa fend du rêfe !!!

Et f’est qui le taulier du gourbi en queftion ? Tonton Marfel et fes allujions rafiftes ?

Hum z’me tâte encore… 

Ouais bah non en fait, Gronk ! Z’peux pas z’ai piffine… gronk gronk gronk !!!

Héjitez furtout pas à partazer fos anecdotes les plus crouftillantes z’fuis bon public !

 

Grouiiiiiiiiii !!!!!


grouink grouink !