Iria écoute Zillah diffuser son message sur les ondes. Elle était là quand ça s'est passé. Elle a vu la chose se faire démonter.
Trump. Ou ce qui était censé être Trump.
Elle attrape sa radio, un sourire en coin.
« Iria Kessler. Alors Presley, ton idole vient de se prendre une belle gamelle dans le désert. »
Elle marque une pause, puis ajoute avec ironie :
« Enfin, si c'était vraiment lui. Parce que franchement, un mec qui a vécu avant la Chute qui débarque tout seul dans les terres désolées... ça sent plutôt le clone raté ou l'arme bactériologique qui a mal tourné. »
Un temps.
« Mais peu importe ce que c'était. Ce qui compte, c'est que ton "phare de lumière et d'espérance" s'est fait démonter comme une merde. »
Elle laisse planer un silence, puis reprend d'un ton plus mordant :
« D'ailleurs, je note que tes petits marshalls intérimaires se sont fait discrets ces derniers temps. Ils se sont sans doute barrés avant que ton empire de carton-pâte s'effondre complètement. Pas cons, finalement. »
Elle ricane.
« Ton petit royaume de merde tient sur des illusions pourries, Presley. Et là, il vient d'en perdre une belle. »
Elle coupe la transmission.
Je ne sauve pas le monde.
Je fais en sorte que le mien ne s’écroule pas aujourd’hui.