Jules LagrilleVagabonds,
Sur ordre du Président Jeremiah Presley - il prononce le nom du président avec un accent très moyen - Tout le monde est invité à quitter la Capitale dans les plus brefs délais et à s'en éloigner rapidement.
Moi-même, le Marshall-Intérimaire Jules Lagrille ainsi que la Marshall-Intérimaire Éva Long, ma responsable, nous allons venir vous voir pour vous prévenir individuellement de l'urgence de cette injonction.
Nous vous invitons à ne pas faire d'histoires.
Monsieur le Président Jeremiah Presley - On dirait qu'il mange un chewing-gum quand il dit son nom- n'a pas eu le temps de nous équiper d'un uniforme ni de nous donner des armes car c'est un homme TRES occupé, mais il m'a indiqué que les mal-comprenants auront à faire avec ses Rangers... Qui eux, ne sont pas intérimaires et sont armés.
Ce que nous ne vous souhaitons pas.
Merci pour votre attention.
Iria KesslerCa y'est. Les lèche-bottes de ce capitaliste foireux qui sent le rance n'ont pas tardé à se montrer. Iria ironise.
- Message reçu mon brave. On va se tirer, t'inquiète pas. Juste le temps de pisser un coup avant le grand départ. Promis, je vais pas faire ça aux yeux de tous et ce n'est clairement pas pour marquer mon territoire. C'est un truc de mec ça.
Iria Kessler, citoyenne de ce nouveau monde de merde, terminé.
Marshall intérimaire, quelle blague, se dit-elle. Ils vont se faire vite dézinguer à ce rythme.
Je ne sauve pas le monde. Je fais en sorte qu’il ne s’écroule pas aujourd’hui.
Jules LagrilleMerci à vous !
Et pissez où vous voulez, je n'ai pas eu de consignes à ce sujet.
J'espère que vous vivrez dehors tous les rêves que votre coeur contient.
C'est ce que je vous souhaite, en tout cas.
Bonne route mademoiselle !
Iria KesslerDans ses pensées, Iria se marre. Mademoiselle... Celle là aussi elle est bonne. Ha !
Je ne sauve pas le monde. Je fais en sorte qu’il ne s’écroule pas aujourd’hui.
Jules LagrilleAventuriers, aventurières !
Je viens de faire une ronde à l'extérieur de notre Capitale et je constate avec grand plaisir que plus personne ne stationne aux abords de la ville.
Au nom de Président -on dirait qu'il prend son élan avant de prononcer le nom qui suit - Jeremiah Presley, je peux vous affirmer que nous sommes très contents de vous !
Un silence.
Je viens d'apercevoir en revanche une construction parfaitement interdite tout près de la grande cité où règne notre Président.
C'est parfaitement inadmissible !
Il fronce tellement les sourcils que ça s'entend dans sa voix
Ceux qui ont construit ce camp d'artisans verront leur tête mise à prix.
Nous enquêterons sur ces voyoux avant la fin de la lune.
Un soupir.
Je vous rappelle les consignes principales :
Il élève le ton...
Aucune construction, aucun assassinat aux abords de cette cité !!!
Un silence glacial.
MAIS !
Le Président Jeremiah Presley - avec l'accent Allemand, ça ne passe pas non plus - sera ravi de vous accueillir dans sa Capitale quand vous aurez des choses à vendre. Le Président souhaite votre prospérité et que le Musée à sa gloire se remplisse d'objets plus merveilleux les uns que les autres !
Vous pourrez bien sûr dépenser vos crédits dans les nombreuses boutiques de la ville.
Merci pour votre attention.
Eva LongLa rescapée s’adossa au vieux pilier fendu qui marquait encore l’entrée de la capitale. Elle parla comme on allume un feu : sans grand discours, mais avec assez de chaleur pour qu’on s’en approche.
La radio grésilla, puis la voix d’Eva s’y glissa, claire, souriante, comme si elle parlait depuis la pièce d’à côté.
"Ici Eva Long en provenance de la Capitale. Tout d'abord un petit point météo en cette 2eme lune : ciel chargé mais pas rancunier. Quelques nuages traînent leurs humeurs, une pluie légère pourrait passer dire bonjour, et entre deux, des éclaircies timides tenteront une apparition… si elles trouvent le courage. "
Eva s’exprima avec le ton calme et assuré d’une ancienne présentatrice de journal télévisé.
"Bienvenue sur la fréquence Capitale !
Jules nous appelle “Marshall”...
Moi, sans étoile ni arme, je dis simplement que je m’occupe de la ville : accueillir ceux qui arrivent, regarder partir ceux qui reprennent la route. Je tiens les comptes, et je fais tout ce que je peux pour que personne ne meure ici… même si le monde ne me facilite pas la tâche. Et, entre nous, je préfère qu’on nous appelle “les régleurs de contes” plutôt que Marshall intérimaire.
Si vous avez besoin de rentrer à la capitale pour y déposer des articles au musée, vous pouvez venir, Ange se fera un plaisir de vous accueillir.
Par contre, un truc : arrêtez de croire que je détiens toutes les clés, parce que je n’en ai aucune. Et laissez mes vivres tranquilles, ce n’est que ce que j’ai pu me procurer moi-même ! Si vous voulez vraiment quelque chose, il va falloir viser plus haut.
Autre info : le président a appris qu’un groupe parti vers le nord serait tombé sur un dépôt de marchandises qu’il souhaiterait racheter. Si vous captez ce message, faites‑vous connaître."
Eva lança ensuite une petite musique instrumentale, quelque chose qui rappela les mélodies d’attente au téléphone.
"Petite mise à jour du registre, tant qu’on y est. Oui, j’en tiens un. Quelqu’un doit bien compter. Aujourd’hui, j’annonce le décès de Lee Ching et Le Che. Cause officielle : famine volontaire. Comme quoi, même la fin du monde n’empêche pas les mauvaises décisions."
La musique se stoppa, la parenthèse se referma.
"Bref. Passez dire bonjour si vous êtes dans le coin, laissez vos nouvelles, déposer vos cartes, récupérez celles des autres… et continuez votre route. La capitale n’est qu’une halte. Moi, je m’assure juste qu’elle reste vivante. Terminé. "
Un dernier grésillement parcourut la radio, puis le silence s’installa, prêt à être brisé par d’autres voix.
Jules LagrilleBonjour, Je suis Jules Lagrille, Marshall Intérimaire du Président.
Le silence habituel.
Je vous informe que vous êtes cordialement invités à vous rendre à la Capitale du Président, quand vous trouvez des objets qui pourraient intéresser madame Ange.
Elle vous paiera ces trouvailles à leur juste valeur et vous ne regretterez pas d'être revenus ici
Vous repartirez avec vos sacs gorgés de vivres et vous pourrez vous occuper de vous.
Pour les hésitants, vous pourrez en plus vous débarrasser de ce qui vous encombre auprès de moi. Éh oui.
Il hésite, puis se lance.
Si je devais vous conseiller, je vous inviterai à reevnir quand nous serons au coeur de l'été.
En attendant la voix se fait guillerette et sérieuse à la fois, comme s'il allai annoncer une publicité...N'oubliez pas que la faim rappelle à tous que la discipline commence à l’estomac.
Merci à celui qui m'a donné cette maxime, n'hésitez pas à me communiquer les vôtres, si l'auteur l'accepte, je me ferai un plaisir de le citer !
C'était Jules Lagrille, Marshall Intérimaire de monsieur le Président.
ZillahMessage bien recu monsieur le marshall interimaire de monsieur le Président.
...
J'aurais toutefois une suggestion concernant ce trés long épitathe relatant votre presitgieux poste : Le raccourcir.
"Suceur-en-chef" serait plus concis et plus approprié.
Moins pompeux aussi, mais j'imagine que c'est volontaire...
Le Diable, lui, n'abandonne pas ses enfants.
Jules LagrilleOh ben si au contraire, c'est beaucoup plus pompeux, "suceur-en-chef". Vous ne trouvez pas mademoisellle ?
ZillahPour celà, je te reconnais une certaine expertise.
Tu me feras d'ailleurs le plaisir d'essuyer cette petite coulée visqueuse, chaude et blanchâtre qui coule de tes lèvres.
On en sentirait presque l'odeur du foutre de ton maître à travers les ondes.
Presse-Lait.
C'est assez bien trouvé.
Le Diable, lui, n'abandonne pas ses enfants.