Make Anarchy Great Again

Chapitre débuté par Zillah

Chapitre concerne : trump, Mei, steph', La Géhenne, zillah,

Ce texte vaut 11 bières !


Tuer c'est une chose.
Encore qu’ôter la vie à un déchet humain puisse le plus souvent être considéré comme un acte naturel, voir de miséricorde. Comme celui de respirer, pisser ou encore rejeter l'ancien monde. Sur cette saine philosophie, les filles, Steph' et Mei, se sont donc chargés de l'agent orange qui squattait un bunker isolé au centre de terres ravagées par l'hiver nucléaire. Seul lieu d'intérêt à des zones à la ronde. Tout du moins si l'on a pas l’œil ou l'âme du poète...


Toute cette désolation a quelque chose de rafraîchissant..., commente calmement Zillah.

L'on dit d'ailleurs que les éléphants (républicains) se cachent dans des endroits isolés pour mourir. Celui que les filles ont débusqué n'aura pas fait mentir l'adage. Un bien étrange animal au demeurant : Obèse, impotent, le cheveux rare et le regard bovin. Le portrait craché d'une certaine statue trônant fièrement dans les rues de la Capitale. Comme si ce bon vieux Donald « Casimir » Trump avait surgit du passé pour un dernier baroud d'honneur, ou tout simplement pour chercher un lieu où cacher son gros postérieur flasque de pachyderme.

A l'arrivée du reste de la troupe, l'exécution a déjà eue lieu.
« Misteur Big Biutifoul Prézidant » est bel et bien cané. Son cadavre est abandonné sans respect sur le dos et à même le sol sur le carrelage fissuré et humide d'une ancienne salle d'eau de l'édifice anti-atomique. Dévêtu de son horrible costume trois pièces et la bidoche à l'air. Les deux jeunes femmes se sont toutefois retenue de lui retirer son slibard taille granny, souillé de traces de pneu et d'autres fluides répugnants. Détail cocasse : En guise de motif, l'on retrouve sa propre tête sérigraphiée en mosaïque sur l'intégralité du sous-vêtements. Toujours à la limite du bon goût, mais jamais dedans.

Malgré la ressemblance et les points communs indéniables avec l'illustre salopard ayant participé aux derniers événements de la Première Ère (et probablement leurs origines et conclusions), son identité reste sujette à caution. Outre les probabilités plutôt faible de le rencontrer, il n'était pas rare pour les puissants d'user de sosies pour assurer leur sécurité. La possibilité d'un cosplayeur hardcore étant aussi envisageable, bien que saugrenue.

Zillah fait fit de ces suppositions : La symbolique prime.

A l'aide de l'opinel de Josh, elle commence alors à méthodiquement équarrir cette abjecte carcasse, et à la manière d'un boucher de métier trie les morceaux nobles, les abats et la lie graisseuse et daubée. Lorsqu'elle s'attaque à la cavité abdominale, l'odeur devient pestilentielle mais ne semble nullement la déranger. Elle exécute cette tache avec l'aplomb qui la caractérise, dans un silence pesant, tout juste dérangé par les coups de couteaux séparant cartilages, muscles et matières organiques.

Au bout de deux bonnes heures, son office macabre s'achève enfin par la décollation de l'immonde tête ensanglantée.
L'attrapant sans manière par la chevelure grise et parsemée, elle la présente alors à ses acolytes.


Voilà le visage de l’idolâtrie absurde des servants de l'argent et de l'absurdité.
Elle nous accompagnera partout où nous irons, pour que tout ceux qui la contemple puisse jouir de sa déchéance.




A ces mots, elle dispose l'horrible trophée sur un parpaing et à l'aide de sa radio photographique en enregistre une image qu'elle diffusera quelques instants plus tard sur les grandes ondes ( Annonce radiophonique )