Chroniques Mutantes

Chapitre débuté par Zwerk XVI

Chapitre concerne : antara, Mutatis Mutandis, Zwerk XVI,

Prologue:
Galaxie du Furoncle, terme de la 16.000 ième décade du cycle de la jument laineuse, Planète Khaak ... L’Aréopage Khaakrite caracolait telle une nuée de cortex dans le sillage du haut Concile tandis qu'il avançait altier dans le hall du grand palais impérial. C'était un jour à noter d'une pierre magenta sur le monticule historique de la planète Khaak et de son peuple. Car aujourd'hui l'on relèverait de ses responsabilités le plus prestigieux dignitaire de Khaak. Aujourd'hui, et comme l'exigeait la tradition depuis plus de 3 milliards d'années, L'empereur suprême, Zwerk Akkhak, dit le 16 ième, allait remettre à son père le trône céleste et le pouvoir incommensurable qui en découlait logiquement. Ainsi comme son fils le fit avant lui, Zwerk rendrait son père Empereur à sa place pour jouir d'une retraite amplement méritée. Il avait oppressé et tyrannisé les siens avec maestria et dignité et pour cela tous lui en seraient éternellement reconnaissant. Nul dans les générations antérieures qui lui succéderaient, n'oublierait ce qu'il fut, ce qu'il fit et avec quelle ignominie il s'y tint. Mais le temps de ce dirigeant touchait à sa fin et c'est avec solennité que Le haut-Concile accompagné des érudits Khaakrites venaient à sa rencontre pour la dernière fois. Le protocole exigeait qu'il soit rendu un ultime hommage à l'empereur prochainement déchu. Et pour ce faire un impôt outrageant fut levé et imposé aux habitants de Khaak. Tous s'y plièrent mal-grès et de bon coeur. Chacun se fendit une fois ultime de cette contribution injuste qui à l'instar du règne de Zwerk eut le don de saigner à blanc l'économie des ménages les plus humbles. Cette fortune une fois collectée et les révoltes de liesse réprimées, permit la construction d'un astronef rutilant avec toutes options et même une play-list ultra-best-of des Petits chanteurs à la gueule-de-bois ainsi que l'encyclopédie Univers-sale avec sa reliure en peau de chnek retournée. Le Gépéhess du vaisseau interstellaire fut programmé pour un voyage sans retour vers une destination de rêve qui accueillerait la villégiature éternelle de L'Empereur Zwerk. Ahhh comme l'on enviait ce haut sir et l'incertitude de son destin! Ainsi et pour toujours fut congédié dans la gloire de l'opprobre Zwerk XVI. L'on jeta des "sagabatur" en état de décomposition avancée sur la carlingue magnifique. L'on hua, siffla et conspua son nom en versant des larmes de soulagement douloureux alors que déjà l'astronef n'était plus qu'un point lumineux de plus dans le firmament.
Rencontre du 3 ième type
Zwerk le 16 ième entra en stase cryogénique les 20.000 années lumières qui suivirent, laps durant lequel il ronfla et foira avec force bruitages. Mais cette destination de rêve qu'il devait atteindre ne le fut jamais. Car c'est sur une hideuse petite planète rabougrie, anciennement nommée "planète bleue" qu'il atterrit en catastrophe. L'impact sortit l'ancien Empereur de son sommeil synthétique et il n'eut le temps que d'ingurgiter et assimiler l'histoire complète de cette ersatz de planète contenue dans la mémoire de l'ordinateur central avant que son vaisseau n'explose complètement. Tout d'abord décontenancé par l'imprévu de cet arrivé rocambolesque, il resta là au beau milieu du désert un moment ... puis il reconnu après reconsidération que cette planète ferait un havre idéal pour ses vieux jours. La providence lui avait épargné le cauchemars d'une plage paradisiaque au climat idyllique et aux ressources abondantes pour fort heureusement , se retrouver dans l'un des plus sordides trou du cul de l'univers. Quelle chance avait il! Ce bout de roche inhospitalier et ses habitants sous-développés étaient une véritable aubaine. Il allait pouvoir assouvir sa soif de connaissance et d'expérimentations diverses dans ce monde médiocre. Tandis qu'il marchait paisiblement sous l'agression perverse de ce soleil d'un jaune pisseux , déjà des milliers d'idées saugrenues se bousculèrent dans son génial cerveau et ce ne fut qu'en apercevant au loin la première silhouette d'être vivants qu'il comprit que sa chance crapahutait devant lui. Il entreprit alors de rattraper cette créature terrienne dans l'espoir d'en apprendre plus sur les moeurs et les spécificités génétiques de l'espèce "dominante" ... triste trophée aux regards de leur risible développement en vérité. Mais cette créature qui traçait la dune devant lui avançait à une telle allure qu'il lui ft proprement impossible de la rattraper. Affublé d'une petite paire de membres inférieurs, il ne pouvait la rejoindre. Qu'à cela ne tienne, Zwerk s'assis sur le sable brûlant et se concentra pour léviter à quelques dizaines de centimètres au dessus du sol. Planant ainsi en tailleur il parcourut avec bien plus de vélocité la distance qui le séparait de cette rencontre improbable et c'est une fois que le soleil s'en fut au delà de l'horizon, plongeant ainsi la surface de la Terre dans l'obscurité qu'il parvint enfin à rejoindre l'être vivant ... qu'il surprit vraisemblablement en plein repas ... arrivant derrière elle et ne faisant aucun bruit il l'observa longuement, s’imprégnant de la haute carrure filiforme qu'elle affirmait. A vrai dire elle ne ressemblait que vaguement au morphotype des habitants naturels de cette planète terre. La banque de données de l'ordinateur central avait elle été endommagée par l'impacte avec la surface terrienne ? possible mais quelque chose laissait supposer à l'alien qu'il était en présence d'un être rare .. différent ... intriguant. Il était temps d'établir un premier contact, histoire de voir si les terriens ... autrement nommés "humains" étaient aussi "bas-du-front" que l'affirmait ses connaissances théoriques. Il pianota l'écran tactile du gantelet multifonction de sa combinaison étanche et autonome pour activer le traducteur instantané afin de pouvoir parler dans un idiome supposément audible et compréhensible pour cette créature à grandes pattes. Le résultat ne fut guère probant: "Haak Ahak AAk Ak aka hHakk!" Des réglages linguistiques et quelques mises au point techniques allaient très certainement être indispensables pour permettre une conversation intelligible avec cette première rencontre terrienne. Mais pour le coup , au moins , il venait de signifier sa présence ...
Naissance d'un être à part Laboratoire secret d'un couple de chercheur. C'est là que je suis née. Mélange d'humanoïde et de je ne sais pas trop quoi au juste. On m'a nommé Antara. Lorsque je suis venue au monde j'avais ma forme je ne sais pas comment on pourrait dire ça. Ma forme extra-terreste, on va dire ça. J'ai grandi dans un climat d'amour et de protection. Je sentais bien que j'étais différente de mes parents. Cependant on refusait de me répondre. Je ne m'en suis pas offusquée outre mesure. Adolescente je reçu un joli chat. J'adore les chats. J'ai continué à grandir et m'épanouir. Mes questions à mon sujet étaient plus pressantes mais on ne me disait toujours rien. Ca ne me plaisait pas mais je ne disait rien. Adulte j'ai pris le côté humain en gardant une bonne partie d'hybride. Une queue très longue se terminant par un aiguillon, de longues jambes sur lesquelles je pose à terre sur quatre doigts, dont un doigt en arrière sur-développé. Je ne connais pas toutes mes possibilités mais je sais déjà que je cours extrêmement vite et que ma queue est une arme redoutable. Pour le reste tout est à découvrir. Lors de l'apocalypse tout a été détruit. Le laboratoire avec le couple et l'endroit dans lequel je vivais. Je n'ai rien pu faire pour eux et je me suis enfuie. J'ai même perdu mon chat. J'ai eu beaucoup de tristesse pour la perte de mon chat. J'espère bien en trouver un autre. J'ai couru aussi vite que j'ai pu. L'extérieur m'étant complètement étranger. Jamais je n'étais sortie. C'était effroyable et je me suis mise à l'abri attendant que tout se calme. L'apocalypse Je crois que je me suis mise en état végétatif car je n'ai aucune notion du temps qui a passé. Lorsque je suis sortie de ma cachette le paysage avait changé. Les gens avaient changé. Je ne reconnais plus rien de ce que j'avais vu en arrivant. Je suis allée au devant des gens. J'ai appris à me servir d'une radio. J'ai appelé, j'ai répondu, j'ai fait connaissance. J'ai trouvé les humains très sympathiques. Rencontre du "petit bonhomme à la grosse tête dans le bocal" J'erre dans le désert, je fouille pour trouver de quoi m'amuser, je discute pour me distraire, je me balade sans but véritable. Je rencontre aussi une femme toute verte. Je ne suis pas la seule hybride ça me rassure. Elle est très bizarre mais je dois l'être tout autant pour elle sans doute. Alors que je cherche..... Un chat car je veux en retrouver un, je vois arriver face à moi une espèce de "petit bonhomme à la grosse tête dans un bocal" il est en tailleur et il survole le sable. Je penche ma tête à droite, puis à gauche et je lui souris en grand. Je me demande ce qu'il essaye de me dire. J'y comprends rien du tout. Je tourne autour de lui pour mieux le regarder. Je finis par sortir ma langue pointue pour le sentir. Ma langue étant plus puissante que mon nez. Je peux ressentir des humains à des kilomètres à la ronde et connaitre la biologie de la créature que j'ai près de moi. L'être bizarre est hors norme, il y a beaucoup de composant que je ne connais pas. Il m'est inconnu et je dois en savoir plus. J'essaye de lui parler par télépathie sans trop savoir s'il va m'entendre. *Bonjour "petit bonhomme à la grosse tête dans le bocal", qui es-tu ? Tu m'entends ?* Je continue de le mater sans relâche, il m'intrigue. Je lui souris toujours me voulant amicale. Je ne connais pas la colère, la méchanceté, la haine. Pour l'heure je suis tout amour.
L'extraterrestre fut très surpris de découvrir que cette terrienne aux membres inférieurs étranges possédait également des talents de télépathe. Car oui il l'entendait mentalement avec la plus grande clarté. La banque informative de l'ordinateur central de son astronef avait certes fait mention de certaines des capacités mentales dont disposaient quelques rares individus du peuple de cette planète. Mais la proportion de ceux qui en étaient pourvus était si infime que cela en était anecdotique. En rencontrer une qui soit doté de ce talent extrêmement rare réjouit l'Alien globuleux qui se dit que cette rencontre n'était pas un hasard. Les circonvolutions du Destin étaient pleines de surprises et celle-ci en était assurément une! Les yeux dépourvus de paupières de l'être venu des confins de l'univers roulèrent de satisfaction et la surface de son cerveau frisa de quelques vagues amusées. Converser sur le "canal mental" était pour lui et pour tout ceux de son espèce comme une seconde nature. Cette manière de converser avait un avantage certain en plus de sa discrétion silencieuse ... elle ne connaissait pas les barrières de la langue. Peu importe l'idiome originel du télépathe, s'entretenir avec une personne de cette manière garantissait une traduction claire et parfaite à tous les coups. De ce fait les réglages du traducteur de son gantelet multifonction devenaient obsolètes. Il apprécia même une certaine forme d'accentuation très enfantine dans les articulations télépathes de la jeune femelle glabre et élancée. Ravi par cette rencontre peu commune il l'observa et la détailla précisément tandis qu'il lui répondait mentalement: ** Je vous entends et vous comprend parfaitement! Je me nomme Zwerk et je viens de la planète Kaakh. et vous comment vous nomme-t-on? Je ne vous cache pas que je ne m'attendais pas à faire, en première rencontre avec une terrienne, la connaissance d'une personne capable de converser mentalement! non plus que d'observer une physionomie aussi particulière! C'est à se demander si les connaissances que mon peuple a du votre ne nécessiterait pas d'être revu pour une profonde mise à jour. Êtes-vous nombreux à détenir ce talent de télépathie sur terre? Car il est plutôt de notoriété intersidérale que les humains ne sont pas vraiment des lumières ... enfin sans vouloir vous vexer. Il n'y a qu'à voir l'état dans lequel ils ont mis leur environnement et avec quelle fatuité il ont anéanti leur biotope. qui était pourtant, soit-dit en passant, magnifique et d'une diversité remarquable.** A ce titre, Zwerk parcouru du regard le désert lugubre qui les entourait. Ces ténèbres venteuses n'étaient ponctuées que par les lueurs scintillantes des étoiles au firmament au dessus de lui. Symbolique métaphore, qu'il n'y avait qu'en dehors de cette surface stérile, là-haut au loin, dans l'espace que la lumière pouvait encore être admirée ... ici bas cela semblait anéanti. Un bruit de mastication humide arracha l'alien à sa contemplation désolée et c'est en orientant l'un de ses yeux sur son interlocutrice tandis que l'autre restait rivé vers l'abîme sidérale, qu'il considéra la nature du repas que la terrienne consommait. A en croire la forme du cadavre et les lambeaux de tissus qui en recouvrait encore certaines parties, il s'agissait a n'en point douter du corps d'un humain défunt. Depuis combien de temps était-il mort? Était-ce la jeune humaine chauve qui l'avait abattu elle-même ou bien l'avait elle trouvé déjà survenu ? Les humains étaient-ils devenus des charognards opportunistes ou savaient-ils encore cultiver la terre ? Autant d'interrogations qui resteraient pour l'heure sans réponses. Mais même si Zwerk disposait d'un système autonome de production vivrière incorporé à sa combinaison étanche, il ne manquait jamais une occasion d'accroître l'étendu de ses connaissances et de son savoir par l'expérimentation. Il éprouva donc l'envie de savoir ce que pouvait être la saveur de la chaire humaine. Apres tout les natifs de cette planète jouirent des centaines de générations durant de l’opulence et de la générosité d'une planète nourricière qui pourvu à leur subsistance. Il aurait été logique que leur chair elle-même en ait hérité d'une flaveur particulière. Se sentant amicalement accueilli par les sourires plein de candeur de la jeune terrienne, il s'aventura à lui demander, toujours aussi silencieusement: ** Un jour mon arrière petit neveux, qui était un célèbre explorateur de constellations, revint d'une expédition dans votre cosmos avec des denrées rapportées de votre planète. Car voyez-vous, nous autres, Khaakrites sommes férus d'exotismes et même si ces "moules à l'escabèche" et la "potée de haggis" supportèrent mal la conservation pendants les 20.000 années lumières que dura le voyage, leur fumet putride fit grand succès au palais Impérial. Ainsi puisque je suis moi-même sur Terre j'aimerai en goûter les spécialités culinaires. M’accorderiez vous le privilège de partager votre repas avec moi? ** "Dit"-il en reposant ses petites pattes sur le sol sablonneux et .
Je l'observe très curieuse de ce "petit bonhomme". Il est différent de ceux qu'elle a déjà croisé. La couleur de peau, les accents, les vêtements, il y avait de tout et je ne savais pas du tout à qui j'avais à faire mais peu ressemblaient à mes créateurs. Etonnant. Je bouge tout le temps ma tête de gauche à droite et je sors souvent ma langue pointue pour sentir l'air et surtout analyser le "petit machin". Je souris en grand quand je l'entends enfin. *Zwerk ? Moi Antara !* Je l'écoute sans plus le couper dans sa télépathie. *Moi je ne suis pas entièrement humaine, une partie seulement. Je suis l'association d'un ou plusieurs animaux et de l'humain. Je ne sais pas au juste ce que je suis. Je me suis échappée du laboratoire où j'étais, lors des explosions. Je suis un peu perdue car tout est nouveau pour moi.* Je m'agenouille sur le sable coloré de rouge et je poursuis mon repas. Un cadavre fraîchement tué et abandonné. C'est pas si mauvais. J'aime bien l'intérieur, les organes sont sanguinolents et pas encore trop dur. Je me régale. Je lui souris de temps en temps la bouche ensanglantée. Je reprends mon repas avec appétit. Il me parle à nouveau par télépathie et je n'y comprends pas grand chose. Je n'arrête pas de manger pour autant et quand il s'approche je grogne et je montre les dents. Je réfléchis un peu. Je redresse mon nez du cadavre et je lui réponds de la même façon. *Humm... Tu me montres ton zizi que j'ai pas trouvé et je te donne un bout de mon repas. J'ai analysé ta biologie mais je ne comprends pas tout et je sais pas comment tu fais pour avoir des descendants. Je veux savoir* Je ne le quitte pas des yeux.
L'alien resta perplexe une poignée de secondes suite à la demande incongrue de la jeune créature qui festoyait goulument devant lui. Il ne s'attendait pas en vérité à ce que les humains soient aussi bassement "terre à terre" ... toutes galéjades sémantiques mises de cotés. Mais en y pensant bien, il était logique que les centres d'intérêts d'une créature mi-humaine mi-animale ait des passions si primaires. Le fond de la question était pour lui de savoir à quelle proportion la part animale dirigeait la personnalité d'Antara. était-ce plus l'humaine qui pensait en priorité à la sexualité ou bien était-ce l'animal qui songeait en premier lieux à sa pitance ? ... a moins que ce ne soit l'inverse. toujours est il que l'un dans l'autre il n'y avait vraisemblablement que le coté bestial qui mena la conscience de cette créature unique. Apres tout, les humains étaient connus dans le reste de l'univers pour n'avoir comme but dans la vie que de bouffer, baiser et asservir d'une manière ou d'une autre leur prochain ... une animalité crasse qu'ils avaient du mal à psychologiquement accepter et qui pourtant régissait la moindre de leur attitude le fondement de leur moeurs. En d'autre termes, tout ce qui était important pour eux passait par le triptyque existentiel de "calin/dodo/susucre" "Calin" comprenait l'interaction social, sexuel et affective "Dodo" impliquait le confort et la sécurité matériel "Susucre" englobait la nourriture et la subsistance vivrière Ainsi pour s'attirer l'attention, la sympathie, voir même le respect de cette créature autant que de ses congénères terriens, il allait lui falloir tabler sur ces trois aspects, si rudimentaires et tristement basiques puissent-ils lui paraître. Néanmoins, et même si pour les humains et pour Antara dans le moment présent, l'aspect organique de la reproduction était une problématique d'identification et de reconnaissance de premier ordre, Zwerk lui n'était assurément pas doté de ce que la jeune femme nommait "un zizi" ... il ne possédait pas de pénis, pas plus que de cloaque ni même de sac à spore qu'il aurait put utiliser comme véhicule séminal ... non chez les Khaakrites l'on se multipliait par parthénogenèse .. en d'autre terme .. ils se reproduisaient d'eux-même en créant un amas de cellules clonées qu'ils gardaient en gestation interne jusqu'à maturité complète du futur individu. ...Comprenant que le concept allait paraître tout à fait improbable voir même incroyable pour elle il se fendit d'une tentative d'explication: ** hm .. et bien voyez vous .. Antara ... nous autres Khaakrites ne possédons pas d'organes reproducteurs ... il y a bien longtemps que nous avons évolué sur ce point et que nous ne procédons pas à l'échange de gamètes pour concevoir un nouvel individu ... pour faire simple, nous prenons un petit bout de nous même pour le faire grandir jusqu'à ce que cela fasse un "bébé" ... chlurbz! que ce mot dans sa sonorité même est abject! Enfin, passons ... Mais je crois savoir que ce qui fascine votre espèce dans cette interaction physiologique n'est pas tant la procréation elle-même que les sensations éprouvées lors du processus effectif de celle-ci. Comment nommez vous cela déjà ... ah oui ... "le plaisir et l'orgasme" ... ainsi plutôt que de vous laisser sur votre faim ... enfin j'entend par là votre libido puisque niveau alimentation vous semblez être servie, je vais vous montrer que même sans "zizi" ni même sans le moindre contact physique, il est possible de ressentir ce qui vous passionne tant. Ainsi pourrez-vous peut-être ensuite accéder à ma requête initiale ** Zwerk interrompit la communication langagière formulée mentalement pour entrer dans une autre sphère télépathique du cerveau de la jeune femme, celle-ci beaucoup plus primale et "reptilienne". L'extra-terrestre étant d'une nature foncièrement curieuse et expérimentatrice il se dit que cela serait une belle occasion de mieux comprendre le fonctionnement émotionnel et cérébral de cette créature. Révulsant ses yeux vers l'intérieur de son crâne,il instilla en elle une puissante onde cérébrale qui stimula les zones réceptrices du cortex de la mutante jusqu'à la porter en quelques secondes à ce qui s'apparentait à un orgasme .. et quel orgasme .!!. elle s'en trouverait foudroyée et submergée par un plaisir indicible qui la parcourait de l'occiput jusqu'au fond du vagin. Tout son être s'en trouvait transporté par une vibration lancinante et bouleversante. Une vague formidable, bien plus transcendante que n'importe quelle caresse ou que n'importe quelle pénétration. La portant au firmament des délivrances émotionnelles et sensorielles pendant toutes la durée de la propagation de cette onde sublime ...Un laps formidable que l'alien s'amusa à faire durer une bonne dizaine de minutes sans la moindre interruption quoi qu'il joua à la faire monter et descendre dans les fréquences sismiques mentales qu'elle éprouvait.. Pourquoi si longtemps ? probablement par ce qu'il ignorait qu'un orgasme et le plaisir éprouvé ne duraient chez les humains qu'une poignée de secondes au mieux quelques dizaines d'entres elles ... mais puisque que cela semblait si glorifiant, fascinant et qu'Antara en fut comme suspendue dans une extase terrible; il trouva cela très intéressant et se promis de réitérer la chose avec des variantes d'applications pratiques ... Une fois qu'il relâcha la "pression" sur le cortex de la mutante, il l'observa encore un instant, considérant l'effet post-orgasmique sur l'organisme et l'état de flottement nuageux dans lequel elle se trouvait désormais ... Il ne lui vint alors qu'une simple interrogation qu'il exprima sans la moindre condescendance : **Alors ? heureuse ? ** Mais tout pendant que la jeune femme était a ses voluptueuses dégustations d'endorphine, Lui considéra qu'il disposait de la possibilité d'enfin goûter a cette viande humaine. S'approchant de la dépouille , il fit sortir de son gantelet multifonction, une sorte de tentacule biomécanique au bout duquel se trouvait une extrémité ovoïde qui s'entrouvrit pour laisser apparaître deux rangés concentrique de petite dents métalliques. La sonde se mouvait comme un serpent qui ondula jusqu'à la chair sanguinolente pour s'y aboucher et y carotter un forage visqueux et cylindrique aussi bruyant que juteux. La viande humaine fut aspirée, mixée liquéfiée et pompée jusqu'à une paille qui jaillit à l'intérieur du scaphandre translucide. Zwerk poussa un petit "Haak" de satisfaction et aspira le jus rougeâtre. quelques goulées plus tard la paille se rétracta et il fit claquer sa langue contre son palais puis il ajouta d'un ton critique **hm ! saveur intéressante... ça ne manque pas de protéine quoi que les lipides soient un peu aigres ... mais bien assaisonné ça se défend ...**
Je veux bien partager mais c'est donnant-donnant ça a toujours fonctionné ainsi. Au laboratoire on me demandait quelque chose contre quelque chose et c'est bien je trouve. Alors comme je suis d'une nature très curieuse et que mes hormones me chatouillent plus que de raison sans doute, j'en sais trop rien, ben je veux voir où il cache son zizi. Il me raconte des choses et je ne saisis pas tout. Va falloir que je le questionne plus tard. Pour l'heure je mange en l'écoutant. Essayant d'y capter des paroles que je comprends. Ben, c'est pas gagné. Il me parle d'organes repromachin, de danètes, de bébé, intération philosogique, procrénation, plaisir et orfasme, libodi, lodibo ou je sais pas quoi. J'y comprends rien du tout. Tout ce que je capte c'est qu'il n'a pas de zizi. J'ouvre des yeux tout grand. *Toi t'as de zizi, tu fais pipi comment alors ????* Pas le temps d'avoir la réponse que je le sens pénétrer dans mon esprit. Je commence à montrer des dents et à grogner. Je suis prête à lui sauter dessus et à le déchiqueter pour le bouffer s'il s'aventure trop loin. Je vois ses yeux disparaître et je reste interdite. Je me mets soudain à gémir me tenante la chatte mouillée. Je monte vite au créneau et dans un cri je jouis comme une diablesse dans un flot de cyprine ou ce qui s'apparente comme tel. Je frotte ma chatte que je sens vibrer. Je n'ai pas de répris que ça monte à nouveau et que je jouis à nouveau tout aussi puissamment. Ca se poursuit tant et si bien que je me roule sur le sable chaud. Je n'arrive plus à me défaire de cette jouissance qui me submerge. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai éjaculé mais une chose est sûre je suis au bout du rouleau, mon coeur bat la chamade, je suis en sueur, haletante et complètement amorphe sur le sable. Ma robe relevée à la taille, la chatte trempée à l'air libre. Elle s'ouvre et se ferme comme une affamée. *Hein ?..... (respiration rapide)..... Heureuse ? Euh c'est..... quoi être heureuse.....* Je comprends pas ce qui s'est passé mais une chose est sûre il ne m'a pas touché. Je reste couchée sur le sable un long moment incapable de bouger. Il me faut un moment pour m'en remettre. Pendant ce temps je le regarde manger. *Tu es vraiment un petit bonhomme bizarre toi* Je me relève finalement. *Je n'ai pas tout compris mais j'ai aimé ça* Je lui souris *Mais j'aimerais bien connaitre ça avec un humain ou d'autres hybrides pour voir la différence* Je me rajuste et je le regarde terminer son repas. *Contente que ça te plaise, moi j'aime bien aussi*
Apres la nuit qui succéda à cet épisode riche en émotions pour la jeune mutante, Zwerk et elle décidèrent de faire route ensemble dans le dédale désertique qui s'étendait a perte de vue autour d'eux. Et bien qu'ils puissent paraître tous deux parfaitement silencieux. AU dedans la conversation était riche et diversifiée. LA télépathie avait également cela de profitable c'est qu'elle ne vous laissait pas la bouche sèche a cause de la température extérieure. La langue restait tranquille tandis que les cerveaux eux jacassaient à qui mieux mieux. Il apprirent ainsi a se connaître un peu mieux et même si Antara ne comprenait clairement pas tout ce que le petit extraterrestre pouvait lui raconter ... ils échangèrent en toute cordialité et les kilomètres défilèrent ainsi sans la moindre peine et sans qu'ils n'en souffrent. Mais alors qu'ils suivaient la direction de l'Est, Zwerk vit pointer à l'horizon la silhouette d'une bâtisse. L'alien ravi de voir qu'il restait quelques édifices encore debout proposa à Antara qu'ils y fassent une halte pour , si le hasard leur souriait, faire la rencontre d'autres êtres vivants . car jusqu'ici il n'y en eut guère. En s'approchant ce qui pouvait évoquer un semblant d’espoir au début, se changea bien vite en désappointement car le bâtiment n'était qu'une bicoque lugubre qui tenait debout par on ne sait quel miracle. Mais puisqu'ils avaient convenu de s'y arrêter ils entrèrent et eurent la surprise de découvrir que les lieux n'étaient pas totalement abandonnés. dans un recoin il y avait une femme, visiblement souffrante et allongée ; elle se tenait l'abdomen d'ou s'échappait une large tâche rougeâtre. rien de rassurant ... Zwerk s'avança et s'arrêta avant de pouvoir toucher la jeune femme. un pressentiment obscure lui tarauda le lobe frontal. La menace ;;; le danger, l'urgence avaient cette faculté d'être ressentie par l'alien qui perçut que celle-ou celle qui était responsable de ce qui arrivait à l'inconnue mourante, était encore dans les parages; La confirmation ne se fit pas attendre puisque des grondements bestiaux firent faire volte face au petit être intergalactique. Il se trouva nez à nez (ou plutôt scaphandre à truffe) avec une créature mi-homme mi-loup. D'ordinaire Zwerk éprouve une certaine sympathie pour les êtres différents ... même si leur apparence est aussi peu flatteuse qu'effrayante . Mais là, la belligérance affirmée de la bête de par sa posture et ses babines retroussées sur ses crocs jaunâtres rangeaient définitivement cet humanoïde velu dans la catégorie ... "dangereux" pour le Khaakrite. L'alien ne lui laissa pas le temps de faire montre de cette dangerosité envers lui ou Antara qui était restée en retrait. Il lui asséna un violent coup sur le sommet du crâne qui émit un bruit humide avant que le reste du corps monstrueux ne s'affale sur le sol poussiéreux de la cabane ... la bête n'était plus. Zwerk n'en fut pas particulièrement ravi. S'il avait pu simplement l'étourdir et lui faire perdre conscience le temps de le ligoter, ça aurait été préférable. Mais quand il s'agit de défendre sa vie, même les mutants et les créatures les plus rares n'obtiendraient aucune mansuétude de la part de l'extraterrestre. Il avait beau être pacifique et passionné par ce qu'il découvrait sur cette planète, il ne fallait pas le prendre pour une victime sans défenses non plus. preuve en était de l'état sanguinolent du crâne enfoncé de son assaillant. L'alien se désintéressa du cadavre poilu et rejoignit Antara qui s'était approchée de la femme blessée. **Voila une humaine en très mauvais état ...**
Je regarde l'homme mi loup, mi humain. Je penche ma tête à droite, à gauche, intriguée. C'est le petit bonhomme à la tête dans le bocal qui se met entre moi et l'hybride. L'hybride n'a pas l'air amical du tout et Swerk ne cherche pas plus loin et le tue. Je m'approche de l'humaine mal en point. Je sors ma langue et je sonde son aura. Elle va mourir... J'ai pu analyser son état et sa souffrance. Alors aussi vif que l'éclair, je viens lui planter mon dard dans la gorge. Elle meurt aussitôt. Je la regarde et je lui souris. Maintenant elle souffre plus. Je souris en grand au petit bonhomme à la grosse tête dans le bocal. Je m'approche de lui. Il faut qu'on poursuive notre route. Pas envie de rester sur place. Et nous voilà partis. On ne tarde pas à trouver refuge dans une communauté bien sympathique où on fait connaissance avec des gens de tous poils et de tous genres, dont Slimy une jolie hybride bleu et un black du nom de Phil. Ils sont bien sympathiques et il est agréable de discuter avec eux.