Staline à la plage

Chapitre débuté par Ruscherra

Chapitre concerne : LA CRIQUE, USSR-C.R.A.C, Ruscherra,

Ce texte vaut une bière !
C'est une drôle de situation pour Ruscherra. Un instant suspendu, là-haut, sur le mirador de la Crique. Son regard glacial est braqué sur la mer, accoudé à la rembarde, une clope fumant au coin du bec. Dans un équilibre précaire à ses côtés, une bière tiède. Pillée dans une maison vide.

Quelques jours plus tôt ils étaient arrivés dans la région. L'ambiance était aux valkyries. Le désert puait le diesel et les armes à feu étaient bien graissées. Le Rusch' avait des étoiles dans les yeux (Ses compagnons n'ont certainement pas vécu la même chose, ces heures-là.)
Ils avaient fondu sur la communauté avec un objectif en tête. La confrontation dans le sang. Et des têtes avaient roulé.
Le tatoué avait dormi sur ses deux oreilles au bivouac, après la courte retraite.

Ils avaient passé la nuit dans une tension palpable. Les moteurs refusaient de chauffer correctement. Il y avait un réel suspense sur la suite du combat. Ruscherra était en extase. Il aurait osé sauter sur la Recluse et se donner à elle comme une bête, sans artifice. C'est dire. Et facile à dire puisqu'elle était décédée.
Le sommeil léger, Rusch avait repéré la sortie du groupe de Magnus. Il avait empoigné son fusil d'assaut et donné un coup de coude à Crao. Observant par la lunette de visée il avait assisté au... spectacle.
La ville s'était mise à fumer. Puis il y avait eu des coups de feu. Mais pas vers eux.
Frustrant. Sur le canal radio, Zoot son ex-formateur et Ruby la rebelle (mais belle de loin) garce allaient certainement s'en donner à coeur joie. V'là la mi-molle. C'est clair.

Rusch' écrase son mégot sur la rembarde du mirador et descend. Il y avait des gens abandonnés, dans cette histoire. Et ses chefs n'avaient pas le cœur à les laisser sans rien. Il y avait quelques bâtiments à remettre debout.
Ce texte vaut 2 bières !
Des lunes que le papy suait dans la boue et la poussière. Du moins c’est ce qu’il essayait de faire croire. Car la plupart du temps, il feintait des points de côté dû à son grand âge, en se faisant ensuite dorloter à l’infirmerie, lors des séances de footing matinal. Il montrait une prédisposition à faire des fausses pompes le cul bien trop en l’air et était devenu un professionnel de la demi-sieste, technique de l'œil entrouvert pendant que le cerveau dormait, lors des formations imbuvables sur le fonctionnement des véhicules. Enfin, il mentait comme un arracheur de dents, quand il disait savoir faire la différence entre des munitions de type machin et bidule. La moitié des précieux conseils militaires arrivaient dans une oreille, parfois celle qui était sourde et ressortaient aussitôt par tous les orifices comme une gourde mitraillée. Démonter et remonter pour la 30ème fois la même arme, c’était bon pour les jeunots, son arme, elle marcherait… sans doute, peut-être... ou pas, seul ce foutu créDieu le savait.

« Ouais ouais j’écoute, vous inquiétez pas. »
« Té ! Bandes de cons », cela voulait dire en langage orwellien.

Ce qui était sûr, c'est que le papy savait embobiner son monde. Mais le jour où il se trouva devant le fait accompli à devoir faire marcher les véhicules pour la « grande armée rouge », il eut quelques suées.

« Crénom de bordel de merde, comment on démarre ce foutu véhicule. » 

Il était censé le savoir, on lui avait répété 100 fois. Et il valait mieux qu’il s’en souvienne, la vie de plusieurs dizaines de citoyens des 2 camps en dépendrait. Mais bien que peu recommandable, le papy était comme une 2CV, ça fonctionnait quand même, même lui ne savait pas trop pourquoi il avait eu autant de chance jusqu'à maintenant. Ça finirait bien par tourner. Ou alors le pacte avec l'autre démon lui donnait des ailes, certainement pas faites de plumes par contre.

Ah ça, l’armée rouge en marche dans le désert, avait fière allure. Le vrombissement des moteurs faisait fuir toute la faune désertique 6 pieds sous terre et c’est à peu près à la même distance souterraine qu’on comptait y expédier également toute la faune civilisée de la Crique. Du moins, on en avait les moyens.

Pourquoi attaquer la Crique ? Papy en avait foutrement aucune idée et il s’en moquait éperdument. Une histoire de liste à la con. Tout ce qui comptait, c’est que l’USSR lui donnait sa ration de brioche et de café le matin, qu’il pouvait assoir son gros cul dans des chiottes convenables avec du vrai papier toilette triple épaisseur messieurs-dames, et oui, et il avait double ration pour le gouter, mais que s’il prenait un bain. Certains s’étant, parait-il, plaint de son odeur. On lui procurait même parfois de la bibine quand il remplissait une mission, même s’il ne voyait pas trop de différence au goût avec du liquide de refroidissement. Mais c’était quand même un putain de vrai paradis Roningrad. Bien mieux que ce trou à rats du Gyrophare ou de l’Asile.

En l’occurrence ce qui lui manquait le plus actuellement, c'était le lit, aaah le lit, avec un vrai matelas, même si les ressorts de temps en temps lui laceraient le dos au milieu de la nuit. La grosse volvo où il se trouvait n’était pas hyper confortable pour dormir en comparaison, serrés dedans comme des sardines, à chaque caillou de la route, on croyait que la suspension allait rendre son dernier écrou. Elle était aussi fatiguée que le vieux papy. D’ailleurs il commença lui-même à fermer les yeux, bercés par le roulis du voyage. Alors qu'il nageait au milieu d’une mer remplie de gros nichons, oui les rêves de papy n'étaient jamais très subtils, une voix désagréable voulue l’enlever de ce doux rêve érotique. C’était la voix de CRAO.

« Bordel Orwell... mais qu'est-ce-que tu fous vieux débris ! Prends ton putain de flingue, dégage de là et va te placer en position !
- Oh ça va hein. Té !


Les balles sifflaient déjà. Orwell avait loupé semble-t-il le début des hostilités. L’adrénaline monta d’un coup, comme un arc électrique le long de sa colonne vertébrale. Toute son arthrite et son mal de dos disparurent. Les sens, même l’odorat qu’il croyait avoir perdu pour toujours, étaient revenus. L’odeur de la poudre emplissait l’air. De vieux réflexes qu’il croyait avoir oublié revenaient. Son instinct primaire de prédateur, vieux roublard du désert, reprenait ainsi vie.

Fougue de la jeunesse, en donnant la mort il se sentait renaître.
Ce texte vaut 2 bières !
« Avec 8 voix contre 4, ainsi que 2 votes blancs et 2 voix non utilisées, une majorité est dégagée. »

Le conseil avait voté, Kenja, Magnus et Dejd devaient se rendre, auquel cas il y aurait une réponse militaire à ce conflit.
CRAO en connaissait un rayon, une fois la horde en route, il y aurait peu de chance que ce raid aboutisse à un accord ou une capitulation des trois accusés sans effusion de sang.
Depuis l'assassinat de Marcel Dugenoux par Ruby, les Squadrons, n’ont eu d’autres alternatives que la fuite.
Sur les ondes et sur le continent, les lignes se mettent à bouger, l’opinion publique est entrée en jeux, une stratégie du flou que certains entretiennent à dessein… Le même schéma qui se répète de siècle en siècle. Enfin pas tout à fait…Ce qui change de nos aïeux : c’est que cette nouvelle génération de meurtrier ne semble pas assumer leurs actes, et comme des caméléons, ils agissent au sein de la population, afin d’éviter le combat frontal. Le tatoué le sait… La seule réponse militaire sera insuffisante et le dialogue ne suffira pas.

Le meneur de survie de la Crique avait crié sur les ondes qu’il invitait l’USSR à venir lui rendre visite, il se disait prêt et chaud ! Pour une oreille mal informée, ces propos auraient pu porter à confusion.

Les forces du soleil rouge se sont organisée en quatre équipes, ratissant chaque m² de terre et de mer du sud vers le Nord tout en contactant leurs membres isolés
Rapidement, la faction rouge a été informée de la feuille de route des fugitifs. « Connaître sa cible, mieux savoir pour mieux agir »…L’USSR pouvait être fier de son réseau de renseignement.
L’ordre fut donner à toutes les unités mobiles de suivre les azimuts communiqués…L’ensemble des convois s’engagèrent à tombeau ouvert en direction la Crique.

L’USSR mis 3 lunes pour traverser le continent du Sud au Nord.
La crique était en visu, quelques bruit de klaxons pour annoncer la présence, vrombissements de moteurs volontaire pour annoncer les intentions, quelques coups de calibre 12mm en l’air en guise d’avertissement.
Un dernier regard vers ses compagnons de route


- La chasse est ouverte ! Suivez les consignes, n’oubliez pas qu’en face les lapins sont armés ! On ne tue personne ! On indique juste notre présence !

Le convoi fonce en direction de la porte principale.

Un mec qui gueule « ça va faiiiire mal ! »

VRAaaaammBAmmmm !!!!!,


Un des deux bolides tente d’enfoncer la porte principale de La crique. Quelques tirs de balles, des ricanements, des cris des râles se font entendre…Puis le silence.

Putain… le général été couvert de lambeaux de chairs, de cervelle et de matière non identifiable… Il éjecta les gros morceaux d’un revers de main, un sourire coupable vers Laeli…



Bah quoi ?? ça arrive !

Après avoir toqué une première fois aux portes, Crao, en bon général, monte sur le toit du Land et prend sa radio afin de contacter et soumettre ses conditions de reddition aux habitants, macchabés et protégés de la Criques.
Les longs discours ce n’est pas son fort, la négociation encore moins.
Mais pour une fois, CRAO avait préparé son intervention sur les ondes, un discourt suffisamment long pour être clair et laissant plusieurs échappatoires à ses destinataires…


L’ultimatum arrive à sa fin… Sans surprise pour le chef de Guerre, un regard vers ses Hommes.


- Tachez d’épargner les enfants, visez les Jambes, il nous faut Magnus, Scarlett, Kenja et Dejd… Vivant !

 
Ce texte vaut une bière !

Ils avaient sans doute bien trop joué avec le feu … dans tous les sens du terme. La trahison de la garce putride avait planté le premier clou de leur cercueil.

 

Utiliser la folie de cette saloperie avait été une option bien trop tentante pour être négligée. Mais, comme ils auraient dû s’en douter, il ne pouvait y avoir que trahison à l’arrivée.

 

Marcel avait payer cash leur candeur … premier lot de chair à payer.

 

Sans leurs yeux, les Squadrons n’avaient plus beaucoup d’opportunités. La fuite pour certain, un replis tactique pour d’autres. Peut-importe les mots, le début de la fin dans tous les cas …

 

La longue marche ne serait pas victorieuse. N’est pas Mao qui veut. De toute façon, leur timonier avait sombré dans la longue agonie des camées dépressifs … Djed n’était plus qu’une coquille vide défoncée à l’opium.

 

Aucun répit jusqu’aux portes de la Crique. Les véhicules, inutilisables faute de carburant, cramés plutôt que livrés à l’ennemi … terre brûlée du pauvre. Ceux qui, hier, les avaient couverts d’opprobres, aujourd’hui leur tendaient les bras. A quoi en est-on réduit pour quelques heures de plus …

 

Le premier assaut fit ses dégâts. Laura avait lâché ses chiens de guerre. Pourquoi ? Suprématie. Voilà bien le seul mot qui pouvait justifier ces pseudos communiqués de justice. Justice ? Farce oui. Que n’avaient-ils fait que l’USSR n’aurait, non n’avait pas déjà fait. Menacer, intimer, ordonner, exécuter. Derrière leurs beaux discours, l’USSR n’était rien d’autres que des hommes, des chairs avec les mêmes torts, les mêmes tares.

 

Équipée, Kenija scrutait le camp adverse prêt pour son second assault, son mariole de général croassant ses ordres. Croa, Crao, Cora ? Cette foutue dyslexie devenait une vraie pandémie chez les rouges.

 

Les votes blancs, voilà où ça mène ! La brunette, c'était encore pire, elle n'avait carrément pas voté et voilà qu'en plus, elle se retrouvait embarquée dans la chasse à l'homme. Elle en avait un paquet des idées à la con, mais celle-ci était quand même bien gratinée, il faut l'admettre. Jusqu'au bout, elle avait espéré qu'ils se rendraient et éviteraient le bain de sang, mais il fallait se rendre à l'évidence, la bataille aurait bien lieu.

Par ce que non seulement, elle se retrouvait une nouvelle fois dans l'équipe d'intervention frontale, mais en plus au volant du rover. Paraît que c'était la seule à ne pas essayer de faire des drifts dans les dunes, qu'avec ses petites jambes et son siège avancé au maximum ça laissait plus de place pour s'entasser derrière. Aucun de ses "Bah oui, mais..." n'avait su y faire, c'est donc elle qui aurait la lourde charge de percuter frontalement la lourde porte barrant l'entrée de la crique.

Il ne restait qu'à espérer que le bélier bricoler à l'avant de l'engin tienne le coup et avec sa poisse, ce n'était pas gagné, loin de là. Laëli l'imaginait bien cette scène où ce sont ses "petites jambes" qui finiraient encastrés dans les fortifications. A tel point qu'elle aurait bien fait demi-tour là maintenant, tout de suite.
Elle avait même tenté de chercher une réplique de film pour se donner un peu de cran, mais la seule qui était venue, était "courage ou dégage" et dégager de là, elle ne demandait justement que ça. Comme quoi, c'était vraiment une réplique de merde.

"On ne pourrait pas juste lancer de la dynam...."

Nul tant de finir sa phrase adressée aux passagers du Rover, le daymio rouge avait finalement lancé la charge avec sa frêle Volvo et il n'y avait pas besoin de faire travailler sa fertile imagination bien longtemps pour entrevoir la scène à venir si elle ne faisait pas à son tour rugir le moteur.

D'une poche, une main fébrile sortait le chapelet que lui avait offert et préalablement béni la soeur Bernadette. Elle qui avait toujours été athée se surpris à espérer que ce truc fonctionne quand même alors qu'elle le glissait à son cou et poussait le moteur à plein régime.

"Accrochez vous !"

L'impact colossal fit aussi bien trembler le véhicule et les structures protectrices de la crique, envoyant volé en tous sens débris de bois et de métaux. Si le reste des occupants se mit à faire pleuvoir le plomb en direction des défenseurs en place, la conductrice elle mit plusieurs longues seconde à reprendre ses esprits, elle s'en était pris pleins la gueule et son volant était plein de sang, c'était le seul constat qu'elle put faire autre que:

"C'était vraiment une idée stupide..."

Pourquoi Crao la regardait avec ses fringues couvertes de bidoche et une tête de con ? Elle avait dû louper un épisode, mais chez les Squadron ça appeler aux renforts et gueuler aux médecins.

Ce texte vaut 3 bières !
Des lunes que Kila ruminait sur la péninsule, tantôt à charbonner à Liberty, tantôt à voguer en mer pour essayer de trouver de quoi tenir encore un peu. Cette nouvelle vie lui plaisait mais il lui restait un gout amer en bouche. Le gout du sang des Loxos, le gout de la vie alors que tous ses amis, ou presque étaient mort.
Des lunes que Kila patientait, choyant les souvenirs passés en se demandant comment elle parviendrait un jour à venger les siens jusqu'à ce que sa sa radio se mette à crépiter un matin. Le plan était simple ... du moins pour elle. Embarquer avant le lever du jour, ramasser un gus non loin de là et filer toutes voiles au vent vers le Nord. 
Sans un bruit ni un mot, elle se saisit du sac qu'elle gardait prêt pour ce genre de situation, attaquer ou fuir, subtilise quelques réserves dans le garde-manger de Liberty et elle se met en route. En passant la cabane de Poumky elle hésite un long moment mais continue finalement son chemin. Les ordres étaient clairs ... elle et seulement elle, un plan trop bien huilé pour laisser l'imprévu s'y mêler. Le voilier glisse bientôt dans les eaux boueuses entourant Liberty. Sur le bureau de Trump, un mot :"Part en mission de sauvetage, je reviens vite, Kila"

Il lui fallut à peine deux lunes pour rejoindre le point de rendez-vous et se prendre de plein fouet l'avantage tactique que pouvaient avoir les Rouges sur le reste du monde. Des dizaines de personnes, véhicules, réserves, un SteamTrain et même un avion ... elle en resta sur le cul un long moment avant de se ressaisir et d'avancer le ce qui semblait être la tête pensante de tout se foutoir, Crao d'après les messages radios. 

Ravie que vous m'ayez appelé Crao ... pas sûr qu'on se soit déjà vu, dans une autre vie peut être. Tu peux compter sur moi, je ne ferai pas d'histoire tant que tu me donnes l'opportunité de tirer sur Squadron. Tu dois le savoir déjà, mais j'ai une dette toute particulière à régler. 

Sans plus de formalité, elle embarque à bord du Rover et vérifie son arme, un des derniers vestiges des Loxos. Elle compte ses chargeurs en attendant l'assaut, elle est étonnamment calme. Le cocktail de drogue et d'alcool de ces derniers jours l'ont plongé dans une sorte d'état second, idéal pour le boulot à venir. Ne pas réfléchir, se mettre en mode automatique. Il y en avait d'autres qui étaient chargé de gamberger, son rôle a elle était bien plus simple. 


Tout le reste ne fut que chaos, cris et bruits assourdissant. C'est la bouche pleine de sable qu'elle reprit ses esprits en essayant de comprendre les dernières secondes. Le Land venait d'enfoncer à moitié le périmètre de défenses de la Crique et elle se souvenait juste avoir eu le réflexe de sauter peu de temps avant l'impact.
Voir le groupe charger en voiture avec elle à bord avait fait ressurgir l'attaque des Squadron sur les Loxos et comment un de ses frères avait été découpé en deux par un parechoc. Son corps avait fui instinctivement la situation refusant de passer de l'autre côté du volant.  
S'allongeant dans le sable, elle entreprit de couvrir les Rouges en arrosant copieusement tout ce qui dépassait des barricades à grands coups rafale de MSG. Si elle ne faisait pas mouche, la couverture permis à ceux rester dans le land de reprendre leur esprit et de commencer à semer la mort. A chaque balle qui sort de son fusil, elle pousse un hurlement, un nom.

HYDE, NACHO, RECLUSE, STRANGER

 

L'araignée gipsy, 
Courre dans le désert,
Tiens voilà l'ennemi, 
Gipsy mord la poussière, 

Mais cachée par la poussière, deux ont fuis. 

L'araignée Gipsy, 
Vogue sur les mers,
De 6 pattes amoindrie, 
D'araignée elle n'a plus l'air, 

Mais deux pattes, pour se venger cela suffit. 

L'araignée Gipsy
Allongé dans le désert 
Revoilà l'ennemie, 
Il y a du plomb dans l'air 

Mais cette fois, du bon côté du fusil.