La mort du géant Boarloch.

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dernière modification de Comte Von Krakoug à 29/10 23:02
mots clés: Comte Von Krakoug, L'épopée Transylvanienne,

Comte Von Krakoug

La mort du géant Boarloch.


Les lueurs des torches éclairaient cette nuit là des figures bien maussades, dans l'abri relatif de la grange abandonnée où les sinistres enculés avaient trouvé refuge... Les visages tordus et crasseux, les mines grisâtres des meurtriers, violeurs, auteurs d'exactions en tout genre, étaient penchées, en cercle, autour du corps sans vie du géant Boarloch. Le jeune et vigoureux simplet, jadis si bien bâti, n'était plus qu'une maigre dépouille au teint verdâtre et aux yeux révulsés. Le malheureux avait agonisé une bonne partie de la nuit, avant de finalement pousser son dernier soupir, et de s'éteindre avec aussi peu de dignité que possible, dans ses fèces et autres déjections.

Malgré la mort de l'aventurier, son ventre enflé, lui, continuait de grogner furieusement au gré des écoulements des fluides divers par son trou du cul, et une odeur nauséabonde commençait d'emplir la vieille grange en ruines... Comble du malheur, l'infirmière du Comte, en proie à ses propres démons, s'était éloignée de l'abri, errante et titubante, en traînant derrière elle un beaucoup trop lourd gourdin clouté... Rien cependant qui n'eût pu entamer la verve exceptionnelle de l'aristocrate hémophile, bien décidé à offrir à son défunt compagnon l'éloge funèbre tant méritée, ainsi qu'un sacrifice destiné à l'aider dans le monde des morts.

C'est précisément là qu'intervenait le chinois, ligoté nu, à genoux dans le fond de la ruine de bois, entre les sacs de toile de jute poisseux de sang, et les restes humains du dernier repas... Le malheureux captif scrutait de ses yeux exorbités la scène surréaliste qui se déroulait à moins de deux mètres de lui... Ces tarés couverts de sang, de merde et de poussière, armés jusqu'aux dents, en deuil autour du cadavre le plus pourris de la terre, et le détraqué en chef, qui commençait maintenant à vociférer, de sa voix tonitruante :

"Amis ! Amis et compagnons fidèles ! Fidèles des premiers jours, qui m'avez suivi aveuglément dans tous les combats, dans toutes les épreuves ! Nous sommes réunis aujourd'hui en ces circonstances terribles, pour faire l'éloge de notre ami regretté, Boarloch. Boarloch le Puissant, à la force d'Hercule mais à l'âme d'enfant. Boarloch l'agneau, si doux et si plaisant, qui ne connût qu'une seule et dernière fois les faveurs mystérieuses et envoûtantes d'une femme à la vulve douce et odorante ! Boarloch le Guerrier, qui enfin, dans le maelström violent et insensé de notre Juste Guerre, se trouvait envoûté et maudit par Sérénio la sorcière cruelle !"

Le vieil enfoiré lève haut au dessus de sa tête une crosse de hockey à la lame aiguisée. Les torches reflètent sur son visage les lueurs de la tristesse... Ou de sa folie furieuse, allez savoir...

"Ô dieux mystérieux aux desseins insondables ! Vos tours cruels nous enlevaient cette nuit le doux Boarloch, notre frère tant aimé. Cela nous ne pouvons le changer. Mais permettez-nous, Ô forces des ténèbres et de la lumière, je vous le demande en toute humilité, moi Comte Von Krakoug, de la lignée des Von Krakoug, permettez-nous, forces inconnues des mortels, d'offrir à Boarloch le héros impétueux, ce sacrifice modeste."

Il adresse un signe de tête à Knudd et Citron, qui sans ménagement, soulèvent l'asiatique apeuré, par les épaules, pour le traîner nu et gigotant devant le Comte. L'affreux salopard sénile se penche sur le pantalon du macchabée, pour en ouvrir la braguette et sortir le sexe formidable du défunt, encore en érection, un peu comme s'il était mort pendu... Le ballet semble bien orchestré : les deux sinistres hommes de main s'appliquent à forcer le captif à s'asseoir sur la bite, maintenue fermement par le vieux maître de cérémonie. Le misérable hurle, s'agite et se débat... Sa voix se tord quand la verge du cadavre s'enfonce dans son anus. Empalé sur la virilité du héros disparu, et maintenu aux épaules par Citron et Knudd, il se débat encore mollement, impuissant, face à un Von Krakoug maintenant déchaîné, qui brandit toujours son arme de fortune au dessus de sa tête...

"Ô DIEUX ET GENIES DE L'AUTRE MONDE !! SOYEZ TEMOINS !! LE JEUNE PING PONG ICI PRESENT ACCOMPAGNERA BOARLOCH LE HEROS DANS L'AU DELA ! IL SERA SON SERVITEUR, SA CAUTION MORALE, ET SON EPOUSE !!"

Scène surréaliste en effet, que cette clique d'assassins réunis dans une grange miteuse et sordide, éclairés par les maigres lumières de quelques torches, autour d'un prisonnier entièrement dépoilé et empalé sur le sexe d'un mort... Ajoutez à cela l'odeur infâme et les cris, suppliques, et vociférations douteuses... Sans doute l'infirmière reviendrait-elle les ramener tous à la raison...

Mr Citron

La mort du géant Boarloch.


S'il est une constante universelle et atemporelle dans les us et coutumes de la chienlit humaine, c'est bien celle d'honorer ses Morts. Sous prétexte d'accompagner le défunt vers l'au-delà ou autres joyeusetés, les survivants se plient à des cérémonies plus ou moins folkloriques et scénarisés. Même les pires salopards d'un monde post-apocalyptique ne sauraient se défiler devant cet impératif moral.
C'est ainsi que fût honoré Boarloch, montagne de muscles et abysses de neurones, par un rituel concocté par ses anciens compagnons.

Le dénommé Ping Pong commença à reprendre ses esprits. Il avait fait un beau voyage dans les bras de Morphée suite au coup de mandale derrière la nuque que lui avait asséné l'expérimenté Johnny au détour d'un chemin. Mais au lieu de la prairie aux effluves de fleurs et aux bourdonnements d'insectes où il se prélassait naguère, il fut projeté dans une grange décatie aux airs de chambre sacrificiel. Ces yeux fatigués finirent par accommoder sur le sordide spectacle. Malgré le tissu qui emplissait sa bouche, Ping Pong ne put se réfréner d'essayer de hurler.
A la détresse étouffée du pauvre bougre répondit le ricanement de complaisance de ses quatres bourreaux. Le Comte fit signe à Citron de retirer le baillon du prisonnier. Et cette fois, les décibels d'un cri de peur véritable vinrent emplir l'ambiance de la grange. Ah voilà qui était mieux et plus en adéquation avec le cérémonial recherché.

Le Comte empoignant son bâton de pélerin vint se placer au-dessus de la table où gisait, le sexe prêt à se dresser, le corps de Boarloch. L'émotion était palpable sur le visage des quatre salopards lorsque l'aristocrate commença à psalmodier la litanie qui devait accompagner l'un des leurs vers l'infini noirceur de la Mort.

Empoignant Ping Pong, je sentais mon coeur se serrer et les larmes me monter aux yeux. Putain, quelle émotion, bordel. J'en ai presque les larmes aux yeux, tiens. Que c'est beau de voir des humanistes tels que nous honorer la mémoire de leur ami, parti trop tôt, d'une manière aussi respectueuse. Nos mamans seraient fiers de nous arf arf arf.

Piqure

La mort du géant Boarloch.


Une infirmière doit voir la mort d'un patient non pas comme un échec, mais comme un rappel de sa condition humaine face à la nature, et une opportunité de sauver d'autres malades.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'infirmière Piqûre n'avait jamais perdu de patient.
Non qu'elle fut d'une compétence extraordinaire, mais plutôt que jamais on ne lui avait confié de cas suffisamment sérieux pour qu'elle les vît mourir.

Et puis bien sûr, depuis que la civilisation était tombée, et qu'elle avait le choix de ses patients, elle s'était aussi octroyé le droit de les aider à mourir de mort naturelle.
Auquel cas, ce n'était pas des pertes.

Mais Boarloch, elle l'avait bel et bien perdu.
Et le peu d'humanité qui lui restait, toute déviante et cacochyme qu'il fut, s'en trouva d'autant chamboulé.
Le géant priapique, qu'elle avait connu vaillant et intrépide, avait subitement tourné la carte.
Ensorcelé qu'il était par cette pute de Sérénio.
Elle avait la médecine de son côté elle, c'était tellement injuste de s'être retrouvée à combattre des forces obscures.

Le comte lui avait dit que Sérénio était une diablesse, et il avait raison.
Elle lui avait tué Boarloch.

Ce soir, le dernier soir, elle avait épuisé toutes ses ressources.
Massage, cardiaque, bouche à bouche, douche dorée...elle avait même fini par lui ouvrir le thorax avec les ciseaux rouillés de Knudd, pour lui masser le cœur à main nues.
Rien n'y fit, eût-elle offert de faire battre son propre cœur dans la poitrine du géant, qu'il serait mort quand même.
Voilà.
L'infirmière Piqûre avait perdu son premier patient.

Rien d’étonnant du coup, à ce qu'une émotion violente, chez un sujet déjà totalement désaxé puisse provoquer une réaction toute aussi malsaine que disproportionnée.

Avant que le Comte n'ait pu commencer sa cérémonie funéraire, l'infirmière Piqûre, pour la première fois avait quitté son groupe.

Elle s'était éloignée. Une lieue, deux lieues. Elle avait marché dans la nuit.
Elle avait marché, sûrement pleuré un peu aussi.
Elle avait ruminé son échec, elle avait maudit la sorcellerie. Elle avait maudit Boarloch lui même, et sa putain de verge dressée, de n'avoir pas été plus prudent, et de s'être laissé avoir par cette connerie!
Elle avait insulté Sérénio, la mère de Sérénio, Dieu et toute la Création.
Elle avait marché encore.

Son chemin avait fini par croiser celui d'une petite vieille. Pas en grande forme, mais quand même bien vivante.

Et alors, les choses étaient devenues claires.
Elle avait compris pourquoi elle avait survécu. Elle avait compris qu'elle était là pour accomplir une mission.
En plus de soigner sa petite équipe, l'hémophilie du Comte, la mauvaise bile de Citron, la diarrhée de Knudd et la chtouille du nouveau venu Johnny. Elle allait aussi devoir faire le tri entre ceux qui avaient envie de partir, et ceux qui souhaitaient rester.

Elle ne pourrait pas leur demander leur avis, non. Les patients mentent tout le temps.
Il lui faudrait le déterminer elle-même. Et leur administrer des soins en conséquence.

Oui c'était ça! Elle était là pour aider les gens Piqûre. A partir ou à rester, comme ils voulaient. Ce serait à elle de décider.

Son chagrin diminua un peu. Boarloch était parti...elle n'avait pas pu le sauver.
Mais pour se faire pardonner, elle enverrait pour lui tenir compagnie, tous ceux qu'elle croiserait et qui ne voudraient pas rester en ces lieux désolés.

Et donc la petite vieille.
La petite vieille avec sa tête de déjà morte et son air de pas y toucher avait servi de déclic.
Comment?
Par la magie d'une association d'idées que seul pouvait comprendre le cerveau dérangeant et dérangé de l'infirmière bouleversée.

La petite vieille qu'elle ne chercha même pas à diagnostiquer.


"Ça va aller Madame, je vous comprends, je vais m'occuper de vous. Tout ira bien. saluez bien le bon Boarloch pour moi."

CCCCCCCCRRRRRRRRRAAAAAAACCCCKKKKK

La massue cloutée s’abattit. Et s'abattit encore. Et encore.
Et encore.
Pendant longtemps.
La petite vieille passa de petite vieille à morte.
De morte à mutilée. De mutilée à déformée.
Puis à steak haché.
Et enfin, bouillie.

Quand il n'y avait plus eu un seul os à faire craquer,l'infirmière Piqûre s'était levée et avait essuyé ses mains sanguinolentes sur sa blouse maculée.
Le sentiment gratifiant du devoir accompli.

Elle avait pu rejoindre les autres alors. Elle savait qu'ils l'aideraient dans sa mission.

Elle ne prit même pas la peine de dépecer le cadavre.
Elle mangerait un bout de Boarloch ce soir. Pour qu'il fasse toujours un peu parti de la troupe.


Comte Von Krakoug

La mort du géant Boarloch.


Des dents dans les cheveux... C'était la première chose qui avait frappé le Comte, quand la porte de la grange s'était ouverte avec fracas, après un assourdissant coup de tonnerre, pour laisser apparaître dans l'encadrement l'infirmière dérangée, brièvement éclairée dans la nuit par la lueur rapide d'un éclair... Elle avait des dents dans les cheveux... Il pouvait les distinguer de là même où il se trouvait : quatre petites dents blanches, limite grisâtres mais pas trop, accrochées dans la gangue noire de saletés, de crasse et de gras, de chevelure, et de sang caillé... Peut-être y'en avait-il plus, des dents, accrochées ailleurs sur la vilaine petite souris à la batte cloutée. Mais celles là, il ne pouvait les distinguer.

La soigneuse n'était que saleté, sang plus ou moins frais, et boue collante. De la blouse en fin de vie ne restait de blanc que quelques tons, quelques nuances par-ci par-là, et les globes oculaires de la propriétaire du vêtement douteux... Sur le gourdin clouté qu'elle traînait négligemment derrière elle, traçant un sillon cramoisi sur le plancher vermoulu, il y'avait un bout de cuir chevelu, sur lequel s'accrochait désespérément une touffe de cheveux grisonnants. Le tout semblait avoir été trempé dans de la confiture de mûres, tant au niveau de la couleur que de la consistance... Piqûre était de retour à la clinique, bonjour messieurs les malades...

Mais la cérémonie battait son plein. Impossible pour le chef d'orchestre de s'interrompre. Le sacrifice devait avoir lieu : l'âme de Boarloch, les dieux, les génies, et ce sale petit vicelard de Citron, tous attendaient le coup fatal.


*KRATCHHH!!!*

Tombant tel un couperet, la crosse venait de s'abattre sur le sommet du crâne de l'asiatique; difficile d'imaginer qu'un coup d'une telle force puisse avoir été porté par le vieil enfoiré, mais il fallait bien se rendre à l'évidence : ses multiples combats plus les bons soins prodigués par l'infirmière cinglée avaient peu à peu redonné des forces à l'animal... En terme de force pure, il était certainement en dessous de l'incroyable Johnny B-Good, mais bien au dessus de la moyenne, dans ce monde en proie à la famine et à la misère.

La lame de la crosse s'était enfoncée du crâne du prisonnier jusqu'à son sternum, dans un craquement effroyable, avec presque autant d'aisance que dans une motte de beurre, et le malheureux chinois gisait, la figure et la gorge ouverte en deux parties égales, empalé par le cul sur le phallus incroyable de Boarloch.

"Mes frères ! Mes vaillants hommes d'armes !" s'exclamait le maudit. "Le sacrifice est accompli, et les puissances obscures, satisfaites de cet humble don au passeur du Styx, nous ont rendu notre infirmière ! Alors que j’assénais le coup de grâce, Charon lui même, s'adressait à moi du fin fond des Enfers, pour m'assurer que notre frère Boarloch était bien arrivé, en compagnie de son épouse ! L'âme du bon Boarloch est sauvée, et désormais, ce fidèle parmi les fidèles reposera dans la paix et la félicité éternelle.

J'en entend déjà qui murmurent qu'en terme d'épouse nous aurions pu faire choix plus avisé. A ceux là, amis de toujours, je répondrais que oui, nous aurions pu, mais nous avons fait en fonction des mannes célestes. Parfois les dieux anciens et nouveaux aiment à se montrer taquins..."


Du sang noir et poisseux coulait de part et d'autre de la longue table de fortune, au milieu de laquelle gisaient les deux macchabées emboîtés l'un dans l'autre. Une table de banquet, dressée à partir d'une grande porte de bois, et de deux tréteaux branlants... Après avoir retiré avec peine son arme du tronc du sacrifié, toujours planté à califourchon sur Boarloch, le Comte avait tapé dans ses mains, à l'attention de tous les membres de l'honorable assemblée.

"Mes amis, je lis sur vos visages fourbus la peine et le chagrin, naturels aux circonstances tragiques qui nous rassemblent autour de cette table. Sachez qu'avant de mourir, Boarloch le Simple m'avait confié, en des termes ne laissant place à aucune interprétation, qu'il ne souhaitait pas nous voir pleurer sa mort, et nous murer dans le chagrin. Non. Dans son incommensurable abnégation, Boarloch le Sage souhaitait que nos cœurs alourdis trouvent la force de combattre la peine lancinante qui serait notre. Il m'a confié, en guise et pour toute dernière volonté, souhaiter que nous dévorions sa chair, afin de nous approprier sa force, son courage, ainsi que sa grandeur d'âme."

Plus aucune honte, aucune retenue, le vieux taré, devenu au fil des lunes de plus en plus cinglé, avouons-le, en était maintenant à répartir verbalement les morceaux de son ancien compagnon, selon d'imaginaires dernières volontés... Von Krakoug s'était aventuré au delà des limites de l'humanité... Ses compagnons l'y suivaient aveuglément, n'arrangeant rien à la descente aux enfers de l'équipe d'aventuriers, et il était de plus en plus difficile de savoir où tout ceci s'arrêterait... Si seulement cela devait s'arrêter un jour...

"Monsieur Citron, brave parmi les braves. Boarloch le Pur souhaitait que la vaillance de son cœur te revienne, car tu étais son plus proche ami. Tu étais celui qui l'a initié avec bienveillance aux plaisirs secrets et mystérieux des entrecuisses de la Femme ! Tu te régaleras du cœur de notre ancien compagnon, et t'approprieras ainsi tout son courage !

Knudd, puissant guerrier du Nord, tu étais le maître d'arme dont la grande expérience profitait chaque jour à notre frère Boarloch. Il m'a confié avoir beaucoup appris à tes cotés, et souhaitait que son cerveau, plein des connaissances que tu lui avais apporté, te revienne en priorité ! Ainsi, fort de ce festin, la grande sagesse du défunt ami serait tienne.

Johnny B-Good, puissant parmi les puissants ! Maître de la Guerre et demi-dieu du combat, a toi revient de droit le foie de notre frère, car se trouve ici le siège de sa force légendaire, que tu t'approprieras pour devenir plus fort encore que tu ne l'as jamais été !

Piqûre, soigneuse parmi les soigneuses, femme de bonne volonté, dont les charmes ostensibles n'ont jamais laissé de marbre notre frère... Selon sa dernière volonté, à toi revient la verge du puissant Boarloch, puisse-t-elle t'offrir la fécondité et éloigner de ton con de sucre et de miel toute sécheresse malvenue !"


L'aristocrate des temps modernes levait maintenant les bras au ciel, s'adressant visiblement à l'âme de Boarloch en personne :

"Quant à moi, regretté frère, conformément à tes dernières volontés, je boirais ton sang, pour m'approprier ta santé, ta jeunesse et ta vigueur ! Ainsi, toujours présent en chacun de nous, tu veilleras sur nos pas, conduiras notre aventure, et protégera nos âmes des tourments que pourraient leur infliger les nombreux démons qui se dresseront sur notre route ! Ainsi soit-il, frères d'armes !"