Redessement Fistale, ou l'enculerie à l'improviste

Chapitre débuté par Asia

Chapitre concerne : dechektrie, Les rednecks acolytes, asia,

Asia tire la gueule.

Stoïque et silencieuse.
Malgré toute l'émulation que devrait susciter en elle l'opération en cours.
Faut dire qu'il y aurait de quoi...

Imaginez toute une bande de tueurs et tueuses patentés, installés dans un monstre métalique peinturluré pour l'occasion. On y trouve tout un paquet de merdes décoratives aux accents apocalypto-burlesque, comme un crane blanchi en guise de bouchon de radiateur, un pare-bufle upgradé au fil barbelé, ou encore des drapeaux sérigraphiés qui ne laisse aucun doute sur le message à passer.

Dans l'engin, l'ambiance est du genre bouillante. On a ouvert les vannes pour l'occasion. L'alcool et la dope circulent comme à la grande époque. Y a même un foutu gogol qui a trouvé de quoi faire fonctionner un vieil autoradio dans lequel une cassette de punk à chien à trouver refuge. Pas besoin de préciser que le bouton du volume sonore penche sérieusement vers la droite, jusqu'à la butée, et que les paroles sont proprement de circonstances.




Même la vieille bique -Martinette- qui a rejoint la bande pour l'occaz' se laisse aller à quelques extras. Mamie s'offre du bon temps avec la jeunesse insouciante. Bordel... qui aurait penser qu'un massacre de masse rapproche les générations?

Mais voila, Asia tire la gueule. Ouais.
Elle rumine. Se concentre.
C'est à peine si elle a bu une gorgée de la binouze tiède que vient du lui filer un Nick enthousiaste.
Une grimance affligée et la bouteille gicle en dehors de l'habitacle.

Asia a les morts.
Parcequ'on lui a pas demandé son avis.
Qu'on lui a pas permis de conduire le camion.
Qu'on lui a refusé le flingue le plus classe.
Qu'elle a pas pu jouer à touche-pipi avec Mira.
Qu'on la prend pour une cave.
Bordel, c'est elle la Reine!

Et ces vieux croulants de merde ne la calcule même pas.

Elle leur ferait sauter le dentier sur place à ces momies desséchées, si seulement ils n'avaient pas le défaut d'être organisés.
Parce-que ouais...faut bien l'avouer question logistique, ca ne rigole pas. On est loin des actions chaotiques décidées sur un coup de tête, ou sur un trip un peu trop prononcé. Non, là, tout est carré. Ces vieilles carnes gèrent leur biz' d'une main de maitre.
Après en même temps... de la part de mort-vivants réglés comme des horloges suisses, rien d'étonnant.
Mais voila, Asia elle n'aime pas. Ca manque de spontanéïté tout ça.
Ca manque surtout de mise en valeur. De sa pomme bien sur.
Elle doit être le centre de l'attention.
Pas besoin de le préciser.
C'est tacite.

Merde!

Elle rumine donc.
Fait monter la pression. Doucement.
Elle sait que là, elle ne maitrise rien. Que sa frustration est à son paroxysme (oui bon... elle connait pas le mot).
Elle sait que son moment arrive.
Celui où elle va leur montrer.
A tous, qui c'est la patronne.
La seule.
L'unique.

Le crépuscule tombe et la porte fortifiée du campement ennemi est en vu.
Un vieux bouge infamme, constitué de batiments en ruines au design chiasseux des sixties, entourés d'un merdier qui explique finalement assez bien le blaze qu'on lui connait.

Moment de flottement dans l'habitacle. Faut pas déconcentrer la pilote.
Va falloir réussir la charge et enfoncer cette barrière bien comme il faut.

C'est l'instant que choisi Asia pour sortir de sa léthargie.
Elle ouvre les fréquences courtes de sa radio, s'étire vers l'avant, et commencer à klaxonner sans ménagement tout en beuglant comme une petite tarée.


KONTROLFISTAAAL!
BANDENKULÉÉÉÉ!

 
le chemin avait été long, le chemin avait été rude, heureusement ce camion semblait pouvoir passer partout. La capitaine de roller derby s'était lancée dans quelque chose qui la dépassait peut être un peu, le faisait elle pour elle ou pour des amis ? pourquoi avait elle acceptée ce plan... 

le plan d'ailleurs été bancale... la fenêtre de frappe trés petite... elle avait du se séparer de bcp de ses compagnons de route certains passant par un autre chemin, d'autre laissés en arrière... cela faisait plusieurs lunes qu'elle conduisait ce gros cul de diesel a côté d'elle derrière elle des gens qui étaient loin d'être des modèles de sainité de tête comme de corps, il y'avait bien cet italien, et la gamine qui se prends pour une reine.. deux assoifés de sang  qu'elle est loin de contrôler... au mieux elle les canalise.. dans leur bande Alycia une jolie brune mystérieuse qui fait des blackouts, la discrête abigaëlle et la recluse pénéloppe... des "siens" il y'a son bras droit, et le courageux enuque... ah une vieille aussi, mais elle parle pas... d'ailleurs Tiffany se demande ce qu'elle peut bien foutre la, celle la...

La route est longue, le soleil chauffe de plus en plus, et pour courronner le tout ils vont devoir se cacher dans les marais... ce satané camion arrive a avancer ce méandre de boue et de racine, mais quand ils s'arrêtent.. la blonde deviens carrément une piste d'attérissage a moustique énormes un mix entre le moustique tigre et une libellule...
Tout le monde semblait convaincu, autant que elle en paraître, mais dans sa tête c'était beaucoup moins acquis.

Elle dormait peu depuis quelques jours alors que l'objectif approchait, puis le signal fu donner... il était temps de prier que le diesel se remette en branle alors qu'il avait fait trempette plusieurs jours dans le marais... ca toussotte, ca crachotte, mais dans un pet de pétrole, le moteur repars, recrachant de la fumée noire. Et c'est avec ça qu'il fallait être discret.. misère. Un passage avec un pont de singe renforcé mais vieux fis retenir la respiration de bien des passagers, Tiffany, elle, s'était pissée dessus quand le pont s'est penché le cordage dans sa portière.



La blonde aggrippe fermement le gros volant, et se lance, elle ne dit plus un mot, elle zigzag entre rivière et sable, s'approchant comme une chatte (qui ronronne fort) de sa proie...il se cache a nouveau, cette fois a portée, l'attaque est pour le lendemain. Cette fois il faut dormir, et plusieurs grosses gorgées de gnole vont être necessaire pour qu'elle ferme l'oeil..

Aussi le reveil en fanfare, tout le monde chargeant les armes, elle se jette de l'eau a la figure. elle recare son petit cul au volant, et démarre le bousin, cette fois elle accélére, plusieurs fois c'est l'heure, tout le monde est chargé, alors elle fonce, les vitesses s'enchainent, jamais elle n'avait pousser le camion aussi vite, la ville est en vue, ces baricades aussi, elle y va plein fer, n'écoutant pas les complaintes ou les encouragements des passagers elle percute et enfonce violemment les défenses avant même qu'ils tirent un coup de feu... puis justement c'est le son des balles qui prends le relais.. elle sonnée s'est pris le volant dans le front et descends du camion maladroitement, se vautrant au sol pourtant elle crie


FIRE  !!! FIRE !!! TUEZ TOUS CEUX QUI SONT ARMés, KILL THEM ALL !
Fennec était excité comme une puce, il se mettait soudainement à courir et à sauter sur les remparts, puis tout aussi soudainement s’immobilisait le museau braquer sur les bateaux au pied de la cité, et ca repartait. Il devait partir une lune avant, et ca trainait et ca trainait …

Sa Cheffe était deja partit et n’était plus que le souvenir d’une colonne de poussière dans le desert de l’autre coté du détroit, vers laquelle il glapissait.

Elle l’avait confier avec Edmond à la plantureuse Valentina. Elle était bien gentille, elle essayait de le calmer, s’occupait de lui, l’aidait à s’équiper, à faire son sac.
Ed était aux fourneaux et popotait plein de bon truc …

Quand Valentina le souleva, lui nettoya les pattes et le posa dans le voilier il compris que c’était partit.

Le pilote avait l’air de tanguer plus que le bateau … c’était pas trés rassurant …

Fennec passa la traversée dans le giron de Valentina, déjà qu’il était malade, le roulis du bateau n’arrangeait rien, surtout avec le capitaine qui pilotait à vu en demandant tout le temps ou était sa carte.

Les ordres crépitaient dans la radio, Ed stoic affutait ses couteaux de cuisines frénétiquement, à se demandé s’il restait assez d’acier au bout du manche à l’arrivé. Fennec allait dégeler tout les 10 mn …Tous se répétaient les ordres … c’était tendu, fallait pas se louper …

Et puis un bruit lointain de moteur, une odeur écoeurante de fuel, Fennec fonça au bastingage:
« La Cheffe ! ». Les remparts d’une cité sombre ce dessinait dans les lueures de la lune montante. Ils étaient tous la! fidèlent au rendez vous.

Les ordres …

1) On débarque …
Déjà le camion défonçait la porte de la cité …
2) On groupe …
Ca tirait partout …
3) On arme …
Le camion revient les chercher …
4) On monte
C’était la débandade dans la cité, ils n’avaient rien vu venir ….
5) On tire …
Les derniers défenseurs qui tombent …

Un choc à la tête, le noir quelques instant… la nausée … des corps partout, des types tétanisés de trouille qui ce pissent dessus…  Les viandards de la première vague qui les achèvent. 

Et la royale gamine qui lui jette un truc:
« Tafin?!!OK!Alor'atrap! Rires BON'AP! »
 
L'italien passe ses mains sur ses paupières fermées, douloureuses. Un sifflement aigu lui vrille les tympans. Ses membres sont engourdis, raides. Lorsqu'il ouvre les yeux, un vif éclat l'aveugle. Une poussière acre lui encombre la gorge. Il manque de cracher ses poumons.

Ce n'est pas un champ de bataille. Umberto a des réveils difficiles depuis longtemps. Ses soixante-quatorze berges se font sentir, et sortir de son lit a tout d'une guerre.

Une guerre... Il y a quelque chose... Une opération, ou un truc comme ça ? Il lui semble bien que quelque chose se trame. La veille, il avait serré plusieurs de ses amis dans ses bras. Notorious, son vieux - non, jeune, vachement plus jeune que lui - frère de galère. D'autres vieux - des vrais, eux. Des gratouilles sous le menton du petit fennec, avec des petits mots italiens affectueux. Ils savaient tous que le lendemain, des choses dangereuses allaient se passer. Le genre de choses dont tout le monde ne revient pas. Oui. Un genre de raid, non ? Foutue mémoire... Ils devaient se lever bien avant l'aube, en tout cas, ça il s'en souvient. C'est sans doute pour ça que le réveil est si difficile.

Rah, mais non, ils sont toujours difficiles, ses réveils. Alors... Mais non, bordel, l'aube est passée.

Putain. L'aube. Le raid. Il regarde autour de lui. Il est toujours là, dans le chapiteau.

"Puta mierda ! Sono partiti senzo di me ! Mais c'est qu'ils m'auraient même pas réveillé, ces cons-là !"

Il court partout dans la communauté. Il manque la moitié de ses potes.

"Ils sont vraiment partis sans moi !"

Il se précipite vers le parapet. C'est pas qu'il soit capable de voir très loin, le grabataire, mais bon, sait-on jamais... Mais non. Aucune trace d'eux à l'horizon. Ils ont décarré, vite fait bien fait.

Umberto ne se décourage pas. Il peut les rattraper ! Son passé de cycliste sicilien lui a conservé une condition physique d'exception. Ils peuvent craner, les jeunots, de tous les vieux, il reste parmi les plus en forme !

Il dévale l'escalier du parapet. Mais en voulant resserrer sa ceinture, il l'enlève par accident. Son futal lui tombe sur les chevilles, il s'emmèle les guiboles. Une première marche semble glisser sous ses chaussures (c'est du cuir italien, il en a pas changé depuis des décennies. On savait faire des grolles, de son temps.). Puis une deuxième. La troisième semble disparaître. la quatrième, c'est son menton qui la rencontre. Puis son dos. Une roulade improbable.

"Pezzo di mierda ! Mes lombaires !"

Il a les os solides, le vioque. Heureusement. Une chute pareille, ça peut ne pas pardonner. Ses mugissements nasillards se font entendre dans tout le chapiteau, pas mal de ses camarades foncent vers lui pour l'aider à se relever. C'est laborieux. Son dos lui fait encore plus mal que d'habitude, et il a un jambon en sang. Il se met à boitiller en jurant en italien. Bordel. C'est pas aujourd'hui qu'il va les rattraper. Il jette un regard mélancolique vers les portes. Ca ne servirait à rien de les passer. Tout ça se jouera sans lui. Il aurait voulu être là, pourtant... En mémoire de ses vieux copains de l'EHPAD.

"Bon ben... Je vais faire la tambouille... Oggi, ragù di scarafaggi, e spiedi d'erbaccia con le sue mosche arrosto."

Quelques pas laborieux vers les cuisines. Bordel de bordel... On l'entend encore grommeler.

"Ils auraient pu m'attendre, quand même... Ils le savent, que j'ai l'habitude de dormir longtemps, moi... Mais c'est pas parce que j'ai un sommeil pourri que je sais pas m'adapter. Et puis zut, je pouvais aussi dormir sur le trajet, quoi... Pis ils savent que je sais y faire, moi, j'ai fait de la savatte, quand j'étais petit, j'ai même réussi à later une chèvre quand j'avais treize ans... C'est de la ségrégation primaire.... Pis la prochaine fois j'assaisonnerai même pas leur bouffe... Ca leur apprendra... Enfin... J'espère quand même qu'ils vont me revenir... J'ai assez perdu de potes comme ça... Buona fortuna, amici..."

Les mains de la mexicaine s'agitent nerveusement.
Elle s'enfoncent dans le pelage, ébouriffent sans ménagement les poils de l'animal.
Elle sent la texture un peu rêche de sa fourrure, l'odeur sauvage qui en émane, les petites griffes qui se fichent dans ses cuisses, à travers son jean's.
Les doigts plongent encore et encore. La bête est nerveuse tout comme elle.
Elle sent sa truffe humide qui effleure de temps à autre sa main, les longues oreilles délicates qui s'agitent dans le vent.
Elle se focalise sur les moindres détails comme pour éviter que la trouille bleue qui pointe son nez, ne l'envahisse.
Et qui, si elle la laisse faire, la paralysera.


- Esos hijos de perra...

Elle sent le goût acre et familier de la colère qui monte alors qu'elle aperçoit au loin les lueurs de la ville-poubelle.
Le fennec laisse échapper un glapissement de douleur. Elle relâche son étreinte et le regarde, incrédule.
C'est un foutu renard qu'on lui a confié et pas un molosose aux dents acérés.

Elle rirait presque si un reflux de bile amère n'envahissait soudain sa gorge.
Putain de mal de mer...
Elle se lève, chancelante, jusqu'au bastingage pour laisser le fiel qui envahit sa bouche, rejoindre les eaux noires qui tourbillonnent au dessous d'eux.
Elle jette un autre regard vers la Déchekrie.
L'heure est bientôt venue.
Elle boit une gorgée de la bière tiède qu'on lui a refourgué, censée donner du courage.
Foutaises, ouais...




 

 

Bienvenue au chapiteau, à l’Est du Fract… cette région sablonneuse truffée de plages la plus importante du monde connu est un véritable paradis pour les amoureux du Farniente et d'espaces sauvages.
L’Est est une « province », riche de forêts et de sable fin  ou l’on peut se promener toute à sa guise, a pied, a vélo, seul, ou en famille.
Mais ce quel ‘on dit moins souvent de cette région,  c’est qu’elle concentre presque la totalité des survivants de plus de 70 ans.
Aux oubliettes la suprématie des les grandes gueules,  les colons explorateurs,  les survivants surarmés et véhiculés. A l’est ce sont les vieux qui font la loi!
Ils ont le temps, l’expérience, ils sont nombreux et surtout étrangement organisés ! Ils n’on rien d’autres a foutre que comploter, dessiner de belles cartes, sculpter de jolies figurines qui serviront à mettre en place des opérations ultra complexe, au mécanisme sophistiqué synchronisé comme une horloge suisse.
Tout ce qu'ils semblent regretter, c'est de na pas avoir inventé assez tôt la putain de pillule du lendemain, qui aurait évité d'engendrer la génération de jeunes débiles qui à survécu au crash, qui s'imagine avoir tout inventé, à commencer par l'art de la GUERRE... et qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres du haut de leur crasseuse ignorance!.

Nick était assis dans le tout-terrain Allemand que ces fourbes de vieux avaient essayé tant bien que mal de cacher. Il a fallu qu’un pellé venant du Sac se pointe pour accélérer l’opération et perturber l’ensemble du scénario. L’Unimog  fonçait a vive allure sur les longues plage de la terre des vieux. Sur les tronçons les plus exigeants, comme la traversée des putains de marais, le légendaire véhicule à capot court a pu démontrer à la perfection ses qualités de franchissement et de flexibilité !
L’opération se voulait rapide, silencieuse et sournoise…A voir de plus près, le convoi de choc ressemblait plus à une bande d’ivrogne, musique à fond, en route pour un burning man,  qu’a un commando prêt à prendre d’Assaut une des plus belle cité du monde post Crash.
L’alcool et la drogue circulaient à tout va, même la vielle que personne ne connaissait en redemandé.
Un mot de tiffany suffie pour laisser place au silence, au derniers culs secs et aux cliquetis du chargement des armes. Les remparts de la Dechekerie était devant eux !

Nick, pris sa radio et lance sur la fréquence de l’administrateur son petit mot habituel pour les salutations. Il a une voix qui ne trompe pas. L'homme a un fort accent italien, un peu surfait d'ailleurs, qui caresse chacun de ses mots


-"Ciao, moi c'est Nick !
J'ai souis avec mes amis Pénélopé, Asia, Tiff, lé grand Raoul, Abi qué elle s’appelle, Alycia, Lanshor y .... oune mémé.. 

Ecoute ! tou doit le savoir vu lé nombre des maccabhé dans la zone.... qu'il ne manque pas dé fils des poutes par ici.
Et …jé né té cache pas.... on n'aime pas trop ça les fils des poutes!!!"

Un léger silence

-"Tou es quel genre dé fils des poutes????!!!"

 
Encore une attaque, encore une future boucherie... Bien que les défenses de la ville semblaient être bonne, Alycia savait que l'attaque passerait. Sa cheffe et L'italien, bien que pour l'un il y ita des doutes sur un reste d'intellect, ne prenaient jamais de risque et attaquaient que quand il n'y avait pas de risque pour eux... En même temps qui ne le ferait pas ?

Le chemin fut long depuis le bunker, cette jeune brune qui était encore naïve et innocente il y a de ça quelques mois, s'était transformée en simple tueuse... Elle avait eu des remords durant les premiers combats qu'elle avait fait avec les Redneck mais maintenant elle ne comptait même plus les corps... Alycia profitait du peu de temps qu'il lui restait pour regarder le paysage et profiter de ce calme. Elle avait conduit une bonne partie de journée et le bruit du moteur lui avait filé une bonne migraine. Bon Nick lui avait passé une petite dose d'alcool histoire "dé fére passé ça" et étonnamment ça marchait.

Elle regarda son arme, un pistolet automatique, il était un peu lourd mais indéniablement stable. Elle s'était entrainée un peu avant et était plutôt fière de sa visée... Maintenant il allait falloir concrétiser en condition réelle. La brune s'imagina la scène : les défenseurs cachés derrière leurs murs, laissant dépasser que leurs têtes et leurs fusils. Il fallait viser un peu plus bas pour les toucher avec le recule...

Le matin de l'attaque, Alycia se mit derrière la sauvageonne, Asia, car avec elle il était possible qu'au milieu de l'attaque elle puisse tirer sur ses alliés. De plus se mettre à côté d'elle avait un bon côté c'est que vu comment elle allait surement hurler partout que tous les défenseur seraient concentrer sur elle et ainsi allaient laisser à la brune le champ libre.

 

Ce bon vieux William S. nous clamait il y a de cela quelques siècles que la vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne raconte rien.
Pour le bruit et la fureur, pour l'idiot, il avait foutrement raison.
Mais bordel, ça raconte quand même des trucs. Et des trucs bien dégueulasses même.

Asia, le travail d'équipe c'est pas trop son truc.
A peine le portail enfoncé, et les premiers échanges de tirs débutés, la voila qui s'extrait du véhicule et commence son pèlerinage chaotique. Elle se cherche une proie. Un truc sur lequel elle pourra s'offrir son petit plaisir sans être emmerdé par les quelques têtes de cons moralisatrices qui peuvent l'accompagner. Oh... elle sait que Nick pourrait apprécier lui aussi, mais ce genre de truc se fait en solitaire. Ou en duo du coup, avec la victime désignée.

Elle fait tonner quelques fois la foudre avec son fusil, histoire d'éloigner les mouches à merde qui ont élu domicile dans cette déchetterie à ciel ouvert, mais n'en touche aucune. C'est le genre d'engin qui sert plutôt à donner la mort en espace et à portée réduite. Et pour être honnête, quand elle en sera à sentir le souffle de l'ennemi, elle usera d'objets plus rudimentaire. Question de passion.

Les forces en présence, bien inégales, obligent les défenseurs survivants à trouver refuge dans les habitations soucoupes ou derrière des renforts de fortune. La désorganisation liée à l'attaque surprise ne leur permet pas de mettre en place une défense efficace. Leur troupe est divisée, clairsemée. Certains isolés. Tout se dessine pour un massacre en bonne et due forme.

Asia, de son coté, a jeté son dévolu sur une femme, la petite trentaine, qui utilise l'une des maisons en ruine comme spot de tir. L'ado quitte furtivement son couvert en profitant des tirs alliés, et prend discrètement la position ennemie à revers. Après une escalade furtive, elle pénêtre dans l'habitation par l'une des fenêtres ouvertes.

À pas feutrés elle s'approche de l'infortunée jeune femme bien trop occupée à surveiller le champ de bataille et tirer sur les assaillants pour remarquer l'intrusion.


ÉH!

Surprise totale.

La jeune femme se retourne pour ne voir qu'une crosse en bois venir lui percuter violemment le visage. Mais le coup pas assez appuyé ne l'assomme pas directement. Joy, la gestionnaire de ce petit coin de paradis, sonnée mais encore consciente tente alors maladroitement de viser l'ado avec son arme à feu. Asia ne lui laisse guère le loisir de la mettre en joue et lui décoche immédiatement une décharge de chevrotine sur le bras armé.
Le coup lui emporte la main et cause des dégâts irréversibles.
La cartouche logée dans le second canon détonne à son tour, et vient cette fois désintrégrer le genou gauche de la cheftaine locale. Cette dernière tombe lourdement au sol.
Du bruit et de la fureur qu'on vous avait dit.

La mioche expulse les deux cartouches vides et recharge son arme, tout en écartant du pied celle de sa cible.

Maintenant que la pression est retombée, elle zyeute le ver sanguinolent qui rampe au sol.
La pauvre femme est amputée d'une main et le bas de sa jambe gauche ne tient plus que par les tendons.
Asia remarque le ventre légèrement arrondi, et son faciès jusque-là plutôt neutre change du tout au tout. Un sourire de Chesire s'y dessine et ses yeux s'embrasent.
La pulsion vient de donner naissance à l'idée.

Elle passe son arme portée en bandoulière dans le dos, extirpe un long couteau de sa ceinture et vient s'asseoir sans ménagement sur ce ventre fertile.
La lame -une baïonnette- se déplace lentement mais sans faire couler le sang sur les courbes du corps en de petits va-et-vient chatouilleux.

Asia se mordille la lèvre inférieure. Fait rouler sa langue sur la supérieure.
Toujours avec cet air malsain tout sauf naturel chez une ado normalement constituée.


Shhhhhhhhht.
Douuuusss'man... dous'man...
Onva'samuzétoutelédeu...


Des promesses presque chuchotées.
La main non armée baladine. Caresse le corps meurtri. Rassure l'agneau agonisant.
L'histoire ne fait que débuter.


 
Ecrit par Joy 

***

Une nuit d'été des plus classiques à la Dechekrie. Une nuit où la chaleur peine à retomber. Une nuit où Joy, l'administratrice par intérim, est recluse dans ses appartements. Allongée sur un matelas troué, les jambes relevées pour essayer de lutter contre la rétention d'eau, qui est devenue sa fidèle compagne depuis qu'un alien pousse dans son ventre. Une nuit d'un ennui extrême, qui va bientôt prendre un autre tournant. Les yeux rivés sur ce même magazine qu'elle lit depuis des mois, la rouquine est interrompue dans sa lecture quand l'émetteur radio à ses côtés commence à cracher quelques mots. Fronçant les sourcils, elle pense d'abord à un relent de fréquences publiques, où l'ado a l'habitude de déverser son venin. Cependant, une voix masculine se fait entendre, et le message se précise...
 

Rapidement, la jeune femme s'était levée pour observer par la fenêtre. Au loin, un grondement naît, et gagne peu à peu en puissance. Un vrombissement caractéristique, qu'elle ne connaît que trop bien, ayant déjà été passagère de ce véhicule porteur de mort. Les yeux écarquillés, les mains tremblantes, l'Ecossaise règle sa radio pour joindre une certaine métisse aux cheveux bouclés. Le flot de paroles est vif, rapide, la voix hésitante.
 

" Jansen ? Jansen, c'est Joy... FUCK. On a de la visite. Nick, Asia, et d'autres... On va faire notre maximum pour les avoir, those bloody wankers, mais, on est pas des soldats, tu le sais. Fuck it. Je sais pas si on va s'en sortir. Si jamais, Scott... Enfin, tu sais. "
 

La radio est jetée au sol, bien vite remplacée dans ses mains par l'arme à feu qu'on lui avait confiée lors de la remise des clés. Une seconde où la rousse observe ses mains pour essayer de calmer ce foutu tremblement, mais rien n'y fait, elle est terrifiée. Après avoir rassemblé le peu de courage qu'il lui reste, ses longues jambes la mènent vers la fenêtre, où se dessine un spectacle d'horreur. Sur son balcon, la Juliette aux cheveux de feu peut voir ses compagnons s'effondrer. Les flashs des armes à feu, les cris et les détonations qui lui vrillent les tympans. Ils sont baisés, elle le sait...
 

Une longue inspiration pour ravaler un sanglot de rage et la voilà qui charge rapidement son arme, pour participer au massacre. S'ils doivent mourir, elle devra faire un maximum pour en emporter avec elle. Comme si ça allait changer quoique ce soit... Mais elle doit se battre, pour sa vie et celle qui se développe tranquillement en elle.
 

Un premier " bang" qui la fait sursauter. Le corps filiforme a du mal à encaisser le recul. Les oreilles qui sifflent d'être si proches de l'arme, sans protection. Une seconde où l'esprit se laisse emporter par la panique, qu'elle essaye de raisonner. Bang. Bang. Elle tire autant qu'elle peut, sans même réellement savoir où elle vise. Si concentrée sur le champ de bataille, elle ne voit même pas la petite silhouette qui approche furtivement de chez elle. Mais la petite silhouette en question ne reste pas discrète très longtemps...
 

" EH !"
 

Joy fait volte face. La voix, elle la reconnaît, et elle ne peut s'empêcher de penser un gros " Et merde." Mais la rousse ne pensera pas bien longtemps, interrompue lorsque la crosse cogne son crâne. Vaseuse, tremblante comme un malade de Parkinson en stade terminal, elle essaye d'aller au delà du choc pour riposter, mais le doigt n'a pas le temps de presser la gâchette avant d'être amputé subitement, ainsi que toute la main à laquelle il était rattaché. La douleur n'a pas le temps d'atteindre son cerveau qu'elle hurle déjà, face à cette vision d'horreur. Hurlement amplifié quand cette fois, c'est son genou qui est visé. Tout est si rapide, qu'elle ne réalise que lorsque son corps s'étale au sol.
 

Le palpitant battant plus fort que jamais, à lui vriller les oreilles. Une douleur inimaginable, à lui filer des hauts le cœur, qui prend possession de tout son être. Et des larmes, qui coulent en cascade. Joy n'est pas une héroïne, ni un soldat, juste une femme lambda qu'une ado psychopathe a pris pour cible. Alors que les sanglots secouent ses maigres épaules, le moignon ensanglanté posé sur son ventre rond, la rousse essaye tant bien que mal de ramper pour s'éloigner de son bourreau, même si son destin est déjà figé.
 

" FUCK OFF !"
 

Rugissement d'une lionne blessée, qu'elle répétera en boucle, entre deux hoquets, ou deux râles de douleur. Dans sa "course folle", la gamine la rattrape bien vite, la maintenant au sol. Alors que la pointe de métal froid parcourt l'arrondi principal de son corps, Joy pleure de plus belle. Une petite voix presque enfantine, suppliante.
 

" Non. Non. Non. Pas mon bébé. Prends moi d'abord. Ça te suffira non ? Prends moi. Laisse mon bébé tranquille."
 

Un charabia ridicule, qui ne convaincra pas la gamine allumée, installée sur son ventre, c'est certain. Elle l'entend vaguement chuchoter, elle sent ses mains sur son corps, qui lui provoquent des frissons d'horreur, mais sous la colère, la tristesse et surtout la douleur, l'esprit vrille lentement.
 

Elle se met alors à hurler, comme jamais elle ne l'a fait. Rien de clair, juste des hurlements sans fin. Le corps mince essaye de s'agiter, ultime tentative de faire chavirer Asia. Peut-être que Jansen et sa bande vont arriver ? Peut-être que Scott n'est pas loin, et qu'il va la sauver ? Peut-être que l'ado va faire une crise cardiaque ? Toute pensée positive est bonne à prendre, aussi ridicule soit-elle...
 

Les membres toujours attachés s'engourdissent peu à peu, alors que l'énergie restante est concentrée sur ses cordes vocales et ses poumons. Avec un peu de chance...

La bataille fu rapide.. Meurtrière à souhait, oui ils étaient tombés comme des mouches, et la capitaine va pas s’en plaindre loin de la.. Elle avait abattu un ennemi trop près et elle avait reçu une gerbe de sang dans le cou et sur le décolleté… Dégueulasse. Mais alors que les gémissements se font plus faibles et les coups de feu se calment, on entends hurler a la mort une espèce de truie… elle regarde autour d’elle.. La soit disant cyborg enfant chinoise, alias gros tétés était en vie non loin, et la bipolaire Zillah aussi, c’était quelqu’un d’autre, probablement une fille, merde et si quelqu’un était tombé dans un piège, une embuscade !

 

Elle fait signe aux 2 nanas de la suivre, et ouvre la marche au trot, tromblon réarmé.

Elle rentre dans la pièce, un espèce d’appartement zarbi rond a l’extérieur jaune  plutôt mignon, enfin du moins original, un grand matelas troué, c’est sympa ici… probablement l’endroit le plus cosy de ce foutu monde, non franchement ca serait pas si mal si…

 

Sii bordel de merde y’avait pas Asia assise sur la truie gueuleuse, visiblement hors d’état de nuire vu le sang et l’amputation… et même si la capitaine de roller derby semble soulagée que la petite asia aille bien, instinctivement elle pointe les deux avec son tromblon, et elle a une goutte de sueur froide qui perle sur son front.. Elle est vraiment en train de racler une lame de machette sur un ventre de femme enceinte.. BORDEL putain de sale gosse droguée névrosée.

 

Le problème c’est que c’est pas dit qu’elle seule elle ai le dessus sur elle, y'a qu'un coup sur ses armes a feu primaires et puis elle a un regard de chien fou cette gamine… faut arrêter cette horreur, mais il va falloir jouer finement…
Cherche.. Trouve quelque chose tiffany, gagne du temps, et range ce tromblon, l’autre taré va le prendre comme une agression, amadoue la…

Oui elle se parle toute seule, tout en rangeant le tromblon dans son dos… fallait trouver quoi lui dire maintenant

 

Hey la Queen ! You Grab the chef ? NICE CATCH !

 

Fallait que les yeux bleus de la blonde ne trahissent pas l’horreur contre nature qu’elle s’apprête a voir faire, elle se déplace un peu sur le côté et regarde le visage de la pauvre future ex maman, elle n’osait regarder dans son dos, pour voir si ses 2 compères arrivaient. Donc en attendant elle félicite la gamine

 

T'es trop forte... ! Qu’est ce que tu fais au juste la..?

Elle était restée en arrière, prête à degommer tout ce qui aurait pu s'etre planqué pour refaire surface une fois le calme revenu relativement, ou pour sauter à la gorge des vainqueurs trop sur d'eux et donc moins méfiants.
Son fornt se plisse d'une barre comme elle se parle à "elle-même"
--  C'est sur pour être méfiante tu sais de quoi tu parles....
-- Mais ça va toi, tu sais bien que je fais ça pour toi hein
-- Ca va être de ma faute encore

Seul l'expression de son visage permet de savoir qui de la Teigne et de la Calme a le dessus à un moment donné. Et à voir les mimiques de son visage, il y a conférence au sommet dans une même tête.
Elle remarque vite Tiff qui semble se diriger vers l'endroit où ça gueule très fort.
-- J'aime pas le bruit
-- T'aimes rien façon
-- Ca te va bien de dire ça toi.

Et la voilà qui parle à haute voix toute seule, limite on pourrait penser qu'elle va en venir aux mains... avec elle-même.

Quand Tiff lui fait un signe, elle lui emboite le pas bien vite, le visage ayant retrouvé un certian calme. Elles entre à trois,  Mira fermant la marche, dans une pièce plutot sympa coté deco mais insalubre tellement il y a du sang partout.
Elle plisse le nez. Et constate le carnage en soupirant.
-- Je te préviens tu me gerbes dessus ça va mal finir
-- Mais c'est degueu ! Y a la cramée du ciboulot qui veut eventrer une pov' fille sans... main ni... jambe
-- T'as pas tord, c'est malsain ici : c'est pas parce qu'on fume quelqu'un qu'il faut le faire de manière déguelasse non plus. J'aime pas les choses sales comme ça.


Elle laisse retomber à son coté son arme et observe la scène prete à intervenir, observant ce que va faire Tiff.

 
La grande bataille pour prendre la ville... 

La petite chinoise japonaise cyborg zombie autoproclamée, toujours docile, avait suivi. 
Après tout, en tant que chinoise japonaise cyborg zombie, elle est nécessairement spécialiste des arts martiaux, et fut donc probablement une aide précieuse pour la bataille.

Probablement, parce qu'au final c'est plutôt confus dans sa tête. 
Des cris, du sang, ses flèches qui transpercent des chairs - aucun coup fatal cependant, visiblement, peut être bien qu'elle est "programmée" pour ne pas prendre de vies?



La voici donc debout dans le champ de bataille, au milieu des cadavres encore fumants, observant d'un air neutre ceux qui poursuivent les survivants pour les achever. 
Puis elle joint les mains au dessus de sa tête, en poussant bien fort vers le haut pour s'étirer. Ca c'est fait, passons à autre chose. 
Elle cherche sa copine Asia du regard, soudain désireuse de jouer à s'enlever leurs culottes, son occupation actuelle préférée, de toute façon plus intéressante que d'oter des vies. 

C'est fragile un humain, un coup mal placé, et pouf, ça s'éteint, sans reboot possible. 

Pas d'Asia en vue, Mira se demande un instant si sa copine est tombée, auquel cas elle devra se retrouver une autre minette à lécher, mais c'est serait dommage car Asia est sa préférée... 
Son regard se porte alors sur sa grande soeur de coeur, Tiffany, qui lui fait signe de la suivre. 

Mira hausse alors les épaules, puis lui emboite le pas, n'ayant rien de mieux à faire de toute façon que de marcher dans des restes dégueulasses de ce qui était humain un peu plus tôt.

Et elle a bien fait de la suivre, puisqu'elles tombent sur Asia en train de faire chépakoi avec une autre meuf hurlante et sanglante. Elle s'apprête à lui demander ce qu'elle fait, mais Tiffany la précède avec la même question. 
Du coup elle cherche autre chose à dire.


Asia, tu viens avec moi quand tu auras fini ? 
Il faut qu'on se cache pour faire l'amour, d'une part parce que ça remettrait mon esprit en place, et d'autre part parce que comme ça les autres rangeront leur bordel eux même.
Si on reste dans le coin, tu vas voir qu'ils vont nous demander de nettoyer... 


Pas d'autre réaction au fait qu'une femme enceinte soit éventrée. Après tout, c'était une méchante, il parait. Les méchants, ça compte pas, c'est mieux pour le monde quand ils n'existent plus.

Allez viens, je t'attends moi ! 


 
Chacun ses lubies.
Chacun ses hobbies.
Et les Fennecs seront bien gardés.

Mais bon... Tout ne se passe pas toujours comme on l'entend.

A peine les présentations faites que mademoiselle moignon commence à s'egosiller comme une actrice de film interdit aux mineurs. Et on parle pas de ceux qui remuent le charbon.

Pas que cela dérange particulièrement notre sociopathe en culotte courte, mais ce flot de jérémiades risque d'ameuter quelques spectateurs indésirables.
Car si la petite bande compte une bonne tripotée de salopards, on peut tout de même y trouver son lot de casse-couilles moralisateurs.

Asia fait voler une bonne tarte aux phalanges dans le ratelier de la couineuse.
Saupoudré d'un élégant commentaire.


Rekomans'éjteul'faiboufé'alapaille'tonbébé.

Trop tard cependant car voilà que rapplique la connasse en chef. Bordel qu'Asia peut pas supporter cette meuf...

Qui d'ailleurs se la joue un peu trop coolos pour le coup. Felications, brossage dans le sens du poil et tutti canti. Ça sent l'enculade a plein nez, et la mioche à l'odorat affûté.

On ne retire pas son os à un clebs.
Surtout si on tient à sa paluche.
Asia cabotine donc.


Kassetoa.

Tout simplement.
Le ton de l'ado ne laisse pas de place au doute : cette interruption l'emmerde au plus haut point.

Elle fixe méchamment Tiffany du regard. Dans le but de lui faire comprendre que sa présence n'est pas souhaitée, mais voilà que deux autres chieuses rappliquent à leur tour, comme si avoir un peu d'intimité avec sa victime était trop demandé...

Chieuse...
Le mot est vite dit.
Car si effectivement l'une des deux nouvelles venues est du même acabit que l'anglaise (unegrossekonasse), la seconde n'est pas à ranger dans le même panier.
A la vue de sa partenaire de seks, Asia se relâche. Minimisant la pression sur la matrice à rejeton. La lame reste toutefois alerte. On est pas à l'abri d'un soubresaut d'orgueil boosté à l'adrénaline.

La robote tire sur la corde sensible. Car c'est vrai qu'une bonne baise après toutes ces aventures ça serait pas mal. La cerise sur le clito en quelque sorte.

Le trip avec la beuglarde, bien que diablement excitant, devient subitement moins sexy aux yeux de la pisseuse. Son regard alterne entre les deux choix à sa disposition. Dilemne cornélien s'il en est.
Bordel!

Long soupir.
Râle d'exasperation.


OKAY!
Tagagné!


Lâche t-elle, sans que l'affirmation trouve une réelle destinatrice.
Puis sans prévenir, aussi naturellement qu'une respiration, la lame vient se loger dans le cou de la jeune femme agonisante. Tranquillement. Comme on saigne un cochon (ou une truie pour l'ocassion).
Joy en finit donc ainsi avec la vie. En s'etouffant dans son sang. Car la garce à percé du mauvais côté. Celui où l'agonie dure jusqu'à que la dernière goutte d'hémoglobine quitte le corps.

Asia essuie sa lame sur les vêtements de sa victime puis se relève en prenant appui sur le ventre rondouillard.
Le corps est prit de soubresauts dans les derniers instants de vie. Ça donne un côté assez malsain. Ou marrant. Selon les sensibilités de tout à chacun.

Asia s'apprête a rejoindre sa dulcinée lorsqu'elle stoppe à hauteur de Tiffany. Un sourire trompeur greffé sur le visage.


Patoush'okadavre.
Kapish?!


Le reste de l'histoire est une question d'équarrissage. De boucherie cannibale. Et de déchet embryonnaire donné à la mascotte de la troupe.
Rien que de trés classique en somme.
À ceci près qu'Asia aura toutefois un regret : ne pas connaître le blaze du père.
Ça aurait fait une bonne occaz' de se foutre de la gueule de ce dernier sur les grandes ondes.

Les hobbies quoi!