The François Juno Picture Show

Chapitre débuté par Ange Bo Aza

Chapitre concerne : François Juno,

Ce texte vaut 5 bières !

Il y a des histoires qu’il vaut mieux parfois ne pas raconter. Parce que, dans le monde sale et crasseux du Fract’, on peut entendre les aventures des plus sales ordures comme celles des héros les plus endurcis. Et puis, bien sûr, à côté il y a aussi François Juno. Même pas un héros, même pas de leçons à en tirer, juste… François Juno.
 


Retour au moyen-âge ! François Juno se le demandait souvent : en fait, qu’est-ce qu’il pouvait bien faire là ? Il avait joué le jeu depuis le début, parce qu’apparemment personne n’avait l’air de savoir ce qui se passait mieux que lui. Une aubaine pour le chanteur de devenir enfin quelqu’un, de relancer sa carrière ratée ! Mais entre les bandits, les pillards, les fachos et les monstres tentaculaires… Qu’est-ce qu’il faisait là, déjà ?

Dans ce nouveau monde où les gens se poursuivaient encore à cheval pour se planter une lance dans le dos, un couteau sous la gorge ou un fer à repasser sur le crâne, Juno avait bien compris qu’il allait devoir compter sur ses talents d’orateur improvisé pour espérer survivre. Alors, Juno parle, et Juno chante, et Juno fait de la politique, jusqu’à se rendre compte de la triste réalité. L’espoir de la recivilisation s’écroule devant ses petits yeux.


 


Juno devient fou. Qui est gentil ? Qui est méchant ? Qui ne l’est pas ? Le chanteur parle d’une guerre froide en plein milieu de l’été dans le décor de sa forêt brûlée. Une guerre pour la ressource la plus précieuse : l’individu ! Après avoir abandonné l’Asile, il apprend sur la route que le Camp Warmstone porte désormais bien son nom. Glups.

Il n’y a plus de place pour eux dans ce continent lentement colonisé. Comme beaucoup avant lui, François devient paranoïaque. Tellement paranoïaque, que lorsqu’il voit les arpenteurs du désert devant le gué, ça ne fait aucun doute qu’ils patrouillent l’entrée du passage sous les ordres de l’Union ! Ils veulent les empêcher de fuir vers le nouveau-nouveau monde !

Monsieur Juno ouvre une porte. Dans la pièce, une bande de pillards armés jusqu’aux dents se retournent tous en même temps. Monsieur Juno ferme la porte et repart sans un mot.

Comme une blague digne d’une émission télé du désert. Et c’est bien ce qu’il semblait être d’ailleurs : une blague. Le genre de blague qui trouve son meilleur public dans les esprits malades des fumeurs de joints. Une blague, qui avait trop duré parce que personne n’avait été en mesure de l’arrêter. Comme quoi, les plus courtes sont les meilleures.

 
 

« Comme ma bite ! » hurle François Juno, alors que lui et ses amis s’apprêtent à mourir dans de terribles circonstances.