La lettre de démission

Chapitre débuté par Pechad

Chapitre concerne : truc, blanchefesses(groupe), Cerberus, péchad,

Ce texte vaut une bière !

Nuit calme, lune et étoiles se reflétant sur la mer dans le cadre poétique d'une petite communauté abandonnée au pieds des montagnes, herbes fraiches sous les pieds et vue sur la plage. Le cadre idéal pour vivre d'amour et d'eau fraiche ou pour commettre un massacre l'esprit apaisé.

Le plan était fraichement ourdie, quelques renforts de dernière minutes pour conduire les véhicules sur une partie de la route, un guerrier débile en guise d'agent infiltré et leurs "patrons" en guise de cible, il n'en fallait pas plus aux Cerberus pour décider un joint au bec et une bouteille à la main que tout était parfait.

Au bas régime, les moteurs ronflent posément, couvert par le bruits des vagues qui s’étendaient sur les côtes. Un à un, les véhicules s'arrêtent aux portes de la communauté, refuge d'une nuit pour les Blaches fesses. Leur dernière nuit.

Les tueurs descendent, silencieusement, en toute discrétion, couvert par le manteau de la nuit. Les armes sont vérifiée et armée, l'infiltration pouvait commençait.

Du moins, elle aurait pu commencé si la débile qui leur servait de cheffe n'avait pas eu la brillante idée de souffler à pleins poumon dans son cor de guerre.



ou plus exactement, dans sa vuvuzela de guerre plus exactement.

Quand elle eut finit, elle fit face sans se démonter le moins du monde bien qu'à bout de souffle, aux regards surpris voir courroucés de sa meute.

Quoi ?! C'est l'signal pour Connan, bougez vous !

Un plan sans accro ou tout était pensé, bière et joint à la main.

Voilà le moment est venue, les Cerberus arrive au ralenti, lumière éteinte pour faire le moins de bruit possible.

Ceridwen ce trouve à l'arriere d'un des véhicules conduit par l'haïtienne.

Son arme posé sur ses genoux, elle verifie une énième fois que tout et bien en place.

Chargeur remplie, deuxième chargeur à porter de mains, sabre bien en place derrière son dos.

Le véhicule s'arrête enfin.

La jeune femme en descend, elle s'éloigne un peut du groupe, Ceridwen préfére être seule pour se préparer à l'attaque.

La jeune sorcière pose alors son arme sur le bord d'un rocher.

S'agenouille sur le sable de la plage et commençe a dessiner un Pentacle.

Une fois fait, elle se place au milieu, sort de sa poche une petite boîte en bois, en extrait une petite fiole et tout en en aspergeant le sol la sorcière entame une incantations.

Et là en plein milieu de sa messe noir, un son non un bruit terrible lui fracasse les tympans.

Sa chef venait de prendre la décision de lancer l'attaque a sa façon.

- Putain.....fait chier....

Ceridwen se saisit de son arme et se met à courir en direction de la mort.



Au volant d'un véhicule qu'elle n'aurait sans doute jamais conduit dans son ancienne vie, Aimée reste silencieuse. Depuis quelques jours s'était installé dans son esprit un préssentiment étrange, une impression que bientôt, tout n'aura plus d'importance. La raison grisée, elle s'était laissée convaincre par le plan de la tatouée, qui avait su se parer d'arguments, qui auront fini par convaincre celle qui n'était pourtant pas une tueuse de sang froid.

Le moteur ronronne doucement, jusqu'à finalement s'arrêter, quand la troupe, entassée sur la banquette arrière, atteint enfin le lieu du futur massacre. Toujours pas un mot prononcé par l'Haïtienne, qui a du mal à chasser la boule qui lui tord le ventre. Une main lâche le volant, pour se saisir d'une des nombreuses bouteilles d'alcool fort dans son sac. Toutes sont préparées, une étoffe enfoncée profondément dans le goulot, sauf une. Celle-ci, du tord boyau qu'elle ne saurait décrire, servira à effacer les derniers doutes éventuels. Une gorgée lui brûle alors la gorge, faisant grimacer un visage aux traits déjà bien tirés. Ensuite, sans un bruit, elle distribue les différents cocktails explosifs à ses compagnons de tuerie, avant de sortir de son carrosse, s'allumant un ultime joint, qui terminera le travail du breuvage non identifié. Le joint est sorti d'un étui à cigarettes particulier, qu'elle regarde en soupirant, avant de le ranger aussitôt.

Pechad enfile alors ses gros sabots pour ruiner la discrétion tant recherchée, ce qui n'étonne au final pas vraiment l'Haïtienne. Un simple souffle, et voilà que tout s'enchaîne. Le zippo rouillé qui a allumé le joint allume maintenant la mèche qui sort d'une bouteille, qui s'enflamme bien rapidement. Un dernier regard un peu angoissé vers la meute, et...

... La bouteille s'envole en direction du baraquement. Les flammes dessinent de jolies arabesques dans la nuit noir, image qui aurait pu presque être poétique, si la nuit n'allait pas se terminer en bain de sang. Un éclat de verre, résonnant dans la nuit silencieuse, avant que les flammes n'éclairent les visages de l'armée improvisée.

Un hoquet de surprise qui lui en ferait presque perdre son joint, un visage paniqué pendant quelques secondes, avant que la raison ne reprenne le dessus, pour attraper l'arme nichée au creux de ses reins.

L'assaut est donné...

Ce texte vaut une bière !

Visage impassible, silence pesant, la glace reste fidèle à elle-même, statue de marbre blanc, seuls les yeux azurs trahissent la présence de vie.

Mais cette fois-ci elle n'arrive pas à faire le vide en elle. Elle ne parvient pas à enfiler son costume de tueuse froide et insensible. Elle n'y parvient pas car le souvenir de ceux qui sont tombés sous ses coups défilent devant ses yeux, spectres grimaçants qui se gaussent de cette faiblesse passagère.

Pourquoi... pourquoi maintenant ? Peut-être car elle s'apprête à tuer des personnes qui ont accompagné sa route pendant si longtemps, ou peut-être qu'elle en a seulement vu trop... trop de morts, trop de sang, trop de souffrance. Elle cherche du regard un repère, son repère, le seul qu'elle ait dans ce monde en guerre, son soleil. Mais elle ne la voit pas, dans l'obscurité silencieuse qui couvre leur approche.

Un étrange sentiment se faufile insidieusement dans son cœur, un sentiment qu'elle a toujours réussi à chasser jusque là, un sentiment qui n'avait pas de prise sur le rigoureuse discipline qui était sienne. Peur... qui vous paralyse, qui aspire votre force, qui vous fait frisonner malgré la chaleur moite.

Un son strident brise le silence pesant de la nuit. Électrochoc qui réveille la glace, qui évacue le brouillard qui embrumait son esprit, qui provoque une montée d'adrénaline salutaire. Son esprit semble se reconnecter à la réalité, la baraquement de fortune, les arabesques enflammées des cocktails molotov qui illuminent la nuit.

Une arme apparaît soudain dans sa main, l'éclat de la lune se reflète sur l'acier froid. Plus de peurs, plus d'hésitations, ne reste que la froide détermination d'un être qui a appris à tuer...

Ce texte vaut une bière !

Conan s'ennuyait. Depuis qu'il avait quitté Cerberus pour rejoindre le groupe principal dirigé par Blanche-Neige, il s'ennuyait. Le grand guerrier bodybuildé n'avait pas des dizaines de passions dans la vie. Il aimait se battre. Il aimait baiser. Et on avait à peu près fait le tour de ce à quoi il était prêt à consacrer son énergie.

Depuis qu'il avait quitté Cerberus, on ne lui avait donné à combattre que des zombies faibles et baveux. Des exécutions, rien à voir avec une belle bataille, même s'il essayait de se raconter des histoires et de faire durer le plaisir.

Depuis qu'il avait quitté Cerberus, il ne voyait plus Migniarde. Et depuis qu'il ne voyait plus Migniarde, il ne baisait plus.

Et puis Conan se rappelait s'être fait racketté par deux petits vieux auxquels il aurait facilement pu arracher la tête à mains nues. Il se rappelait que ça ne lui avait pas plu. Il se rappelait qu'ils avaient alors tous suivi les instructions de Blanche-Neige.

Alors quand de sa radio avait jailli la voix de Pechad lui proposant de rejoindre à nouveau Cerberus, lui offrant une belle bataille contre Blanche-Neige et ses suivants, lui promettant de plus belles batailles encore, d'inévitables batailles, à l'avenir, parce qu'ainsi ils défieraient l'ordre du monde, Conan n'avait pas réfléchi très longtemps.

De toute façon, réfléchir lui donnait mal au crâne.

Il avait passé plusieurs lunes à entraîner les membres de Cerberus et plusieurs autres à entraîner les compagnons de Blanche-Neige. Il était temps de voir lesquels de ses élèves étaient les plus prometteurs. Et s'ils étaient capables de rivaliser avec le maître.

Conan s'était débrouillé pour être de garde, cette nuit-là, scrutant le désert depuis la bordure du tas de détritus variés que quelqu'un avait du, un jour, appeler "chez moi". Pechad lui avait dit qu'il reconnaîtrait le signal. Conan avait un peu peur. Régulièrement il ratait des trucs parce que ses interlocuteurs faisaient preuve de subtilité. Lorsque le hurlement du vuvuzela déchira la nuit, le cœur du guerrier s'emplit de joie. Il savait ce que cela signifiait.

Le sang allait couler.

Si la Charogne devenait un combattant de plus en plus redoutable, et obéissait presque sans rechigner, son état mental devait salement décliner, et parti du point où il était parti, la pente devait être salement raide pour se permettre de descendre encore. La présence de Pechad ne cachait à personne la raison de sa fidélité au groupe, et ses orgies répétées avec leur petit "harem" valaient bien mieux que n'importe quel contrat. Comme celui qu'il avait passé avec Blanche Neige. Mais sa parole, que valait-elle de toute façon ?

Lorsque l'idée lui fut transmise, le charognard s'enfilait tranquillement un rail de philtre sur le corps nu de la tatouée, repoussant légèrement un Buggy grognon avec lequel il se partageait la place. Une fois la proposition faite, le pillard renifla un coup sec ce qui devait être une dose un peu trop concentrée : toussant, crachant, les yeux injectés de sang, il chercha la première boisson pour se sauver d'une gorge brûlante. La vodka fut enfilée sec et l'alcool lui explosa dans le crâne.

Leur nuit d'amour et de violence achevée, il tituba comme à son habitude hors de la tente à moitié défringué pour prendre un peu l'air, ayant le crâne sur le point de tomber en miette, et l'impression d'être passé sous une moissonneuse du fait des ongles tranchants de sa dulciné. Sanguinolant, il s'arracha avec une lenteur mortelle vers son petit paradis personnel dans le fond de l'ambulance, à la recherche d'un truc à grailler. Lorsque le cannabis se révéla n'être pas de la salade et la coke loin d'une simili-farine, il termina sa course avachi à moitié mort dans l'arrière du véhicule.

Le son du vuvuzela fut une déchirure proche de la naissance du bambin, qui le tira de sa torpeur, l'écume aux lèvres et de la poudreuse plein la gueule. Il n'avait pas dû passer une heure dans les vapes qu'on l'avait embarqué sans demander son avis (ou même son pouls) jusqu'aux portes de la communauté assiégée.

Trois coups de feu fusèrent, dont l'un manqua de rebondir dans la carcasse pétardante d'une ambulance à peine discrète, et d'un bond d'un seul le charognard s'extirpa hors de son caveau ambulant. Bavant toujours, l'oeil fou, le flingue en main plus serré qu'autour d'une Pechad qui met les dents, il dégringola affreusement lamentablement.

Couvert de sable et de bave, il leva le crâne et une âme charitable le tourna à la façon d'un colin-maillard dans la direction de l'assaut. Ne sachant trop quoi faire, il avança, et se prépara à démonter à peu près tout ce qui se mettrait devant lui, ami ou ennemi.

Mais avant, il dégueula. Il dégueula ses tripes, sa coke, son canna, sa vodka, tout y passa avant, qu'allégé, il ne put repartir au massacre...

Migniarde avait certainement été la moins difficile à convaincre. Elle avait apprit rapidement qu'il valait mieux se trouver du bon coté du canon, sans quoi, une mitraille pouvait facilement couper court à sa vie de débauche. Et puis, il y avait ce souvenir, une chanson, "The Man Who Sold The World". Tout était clair. L'infirmiere de la mort qu'elle était devenu allai encore frapper.

Sagement assise à l'arriere de l'Ambulance, elle avait mis sa plus belle robe, peignée ses cheveux et bien entendu, elle s'était longuement enfilée la figurine d'Han Solo. Les va et viens se faisaient de plus en plus rapidement, couplés au plaisir de l'alcool et à l'idée d'une croisiere (comprendre un double anal, double vaginal et autant ou plus en bouche), la conduisit à l'extase. Alors quand en plus elle savait qu'elle aller retrouver le tas de muscle et son monstre :



- Vite vite vite... VITE !!!

L'ambulance était arrivé, enfin. Tous se préparant à leur manière. La brune elle, rangea soigneusement son jouet et prit son arme, assez de munitions et descendit du véhicule. Aucune pensées pour ces gens qui aller mourir. Elle était là à attendre. Mignonne Migniarde, la gentille fifille à son papa qui fréquentait des "bad boy". Et la trompette de jericho tonna. C'était partis.

- Enfin, ça commence.

Le visage de porcelaine esquissa un sourire devant le vol du cocktail molotov. Elle les avait rencontré comme ça et c'est comme ça que ça se terminé.

Ce texte vaut une bière !

Installée sur la branche vitrifiée d’un ersatz de saule –pleureur- , l’Ougandaise se repose en fixant le ciel.

Elle aurait aimée entendre le bouquant d’enfer des moteurs, sentir les odeurs d’huile et de mazoute, voir les nuages de sable projetés par les roues... Une belle chevauchée de walkyries, furieuses et métalliques.... Un spectacle auquel ni elle, ni les vautours n’auraient pu se tromper... ça en aurait eu, de la gueule !

Mais non, au lieu de ça, c’est le morne silence, l’opacité d’un brouillard impénétrable et le fumet d’un nez bouché... La tristesse de la fourberie.

Elle repense à l’origine, à ce jour où, quelques semaines plus tôt, ils avaient pour la première fois projeté de s’émanciper violemment du CHC.

Jamais l’Ougandaise n’aurait pu anticiper que cela la mènerait ici, en passe d’assister le plus passivement du monde au massacre atone de Blanche et de son ancien groupe.

Sur le moment, elle s’était dit que lorsqu’ils passerait à l’action (et s’ils passaient à l’action), celle-ci aurait un choix à faire, et que, peut être, elle ferais le bon.

Ils faut bien dire qu’ils n’avaient alors absolument pas les moyens de leurs ambitions... ils manquaient d’armes, de véhicules. Ils étaient portés, malgré tout, par une rancœur certaine et par la conviction que tout cela ce payerait forcément. Ils s'étaient donc projetés.

Depuis, Pechad avait dégoté des flingues en quantité, et elle, de son côté, avait localisé et récupéré les engins nécessaires.

Faute de cibles plus emblématiques à porté, la tatouée avait donc décidé de remettre sa démission directement à Blanche. Une erreur de son point de vue, mieux valait attendre et frapper le cœur que de se contenter d’un membre déjà atrophié par les désertions...

Elle s’y était opposée... Mais les nouveaux jouets de Pechad semblaient lui bruler les doigts, comme si elle n’en pouvait plus d’attendre... de les déballer... de les utiliser. Visiblement, cette impatience étaient partagé par le reste de ses troupes.

Avec ou sans elle, il était trop tard, et tout ce qu’elle gagnerait à trop l’ouvrir, c’était de faire partie des morts... Pas un risque qu’Aleyah prendrait pour qui que ce soit.

Le son lointain, quasi inaudible de la vuouzela la fit tout de même revenir au présent, suivit de prêt par les claquements secs des armes.

Un simple « Tcho meuf » s’extirpa de sa bouche.

Elle aurait aimé être triste, juste un peu, pour donner un semblant de poids à ses mots... Dommage, dans une autre vie peut être, elle aurait un cœur.

Ce texte vaut une bière !

Et pendant que le reste de sa meute se lançait au combat, la tatouée, elle, ranger tranquillement sa vuvuzela dans le coffre de sa voiture, car bien plus qu'un bête instrument en plastique bas de gamme offrant un son affreux, plus encore qu'un signal de guerre et de sang, c'était devenu un symbole. Un symbole à la con issu d'esprits tordus n'ayant pas peur du ridicule, mais un symbole quand même, celui qui associer à un cerbère gardien des portes des enfers customisé, formait le blason de la meute Cerberus.

Bien sûr, mettre à l’abri le symbole n'était pas la seule raison de ce rangement. La cheffe de meute avait également besoin d'avoir ses mains libres, non pas pour se joindre au combat, non, l'arme à sa ceinture resterait purement décorative cette nuit, mais pour se rouler un stick bien chargé. Accessoire indispensable pour admirer le spectacle à venir et quel spectacle !

Les voir ainsi tenter une sortie du bâtiment en flamme, entendre le bois qui craque peu à peu couvert par les détonations et les cris, voir ces visages d'anciens compagnons et cheffes interloqués par cette si violente trahison, leur peur et leur douleur.

Connaître ses victimes avait ça de bon. Toutes ces dernières émotions devenaient bien plus lisibles, palpables, rendant ce spectacle de mort plus jouissif qu'à l'accoutumée.

Une vague pensée à ceux qui n'étaient ce soir que des dégâts collatéraux. Jesse, Slimane et ce Dee-Jay qu'elle n'avait même jamais rencontré. À bien y réfléchir, Aleyah avait quelque chose de monstrueux à avoir ainsi recruté ce pauvre bougre pour le compte de la Blanchette tout en sachant pertinemment qu'il n'aurait aucune chance de s'en tirer quand ils passeraient à l'action.
Qu'importe au final, cela signifiait simplement qu'elle avait bien plus sa place à ses côtés qu'à ceux de la Blanchette, bien plus humaine que n'importe lequel de ceux qui la suivaient cette nuit et massacraient leurs anciens compagnons.

Il restait maintenant la partie la plus savoureuse du spectacle, savoir qui parviendrait à abattre Chris, la cible numéro 1 d'une bonne partie des tueurs de ce soir.
Encore que voir comment Conan avait prévu de retourner sa veste puisse être amusant également. Conne comme l’était la montagne de muscles, il serait bien capable de charger au travers de flammes épée à la main et se faire faucher par une balle perdue.

Son loup assit à ses cotés, elle tir sur son stick, observant en silence la mort faire son œuvre.

Elle court, elle court la sorcière en direction du baraquement qui illumine la nuit.

La toiture de bois s'embrase comme un fétu de paille, des cris, des ordres sorte du bâtiment.

Ceridwen s'arrête net, cherchant du regard le meilleur endroit pour prendre position pour tirer sans se faire elle même tirer dessus.

Faut dire que le plan de la chef de la meute était plutôt succinct, on fou le feu ils sortent on les tue.

La jeune femme asseyer de repérer ses camarades de chasse dans la nuit, mais tout allait très vite, déjà les premiers hommes pris au piège sortait de la baraque.

Il fallait faire vite, Ceri repéra un rocher non loin de la plage, en un bond la brune se retrouver accroupi, dos contre la pierre.

Au bout de quelques secondes un cri suivi d'une agitation l'oblige à regarder dans la direction du hurlement.

Un homme agenouillé dans le sable se débattait en essayant d'éteindre les flammes qui avait commencé à lui brûlé le bras gauche, l'épaule et une partie du visage.

Sans trop savoir pourquoi, Ceridwen se leva et marcha lentement en direction de l'homme toujours agenouillé la tête à quelques centimètres du sable.

Il semblait souffrir, Ceri pouvait même entendre des gémissements mêlés a des pleur.

Elle s'arrêta à un mètre du blessé en un coup d'oeil elle verifia qu'il ne possèdait aucune arme. Elle remis alors son arme en bandoulière dans son son dos et sortie son Khépesh.


En une fraction de seconde elle attrapa le blessé par les cheveux, le releva sans ménagement et plassa la lame froide sur sa gorge.

L'homme était en faite un jeune homme pas plus vieux qu'elle, la peau noir mais plus clair que celle de l'ougandaise.

Ceridwen collant son corps a celui de son prisonnier, sa bouche se rapprocha de son oreille presque à l'efleurer.

- Tu es pure?....dis moi que tu es pure.....

Et sans attendre la réponse elle l'égorgea, doucement, proprement comme Ice lui avait appris pendant ces formation au combat.


Le jeune homme tomba à genoux, puis s'ecroula de tout son long, sans un cri.

Elle le retourna, ouvrit sa chemise, planta son index dans la gorge pour récupérer le sang encore chaud et dessina un Pentacle sur la poitrine du mort.

Une fois le hurlement du vuvuzela éteint, le chaos, puis la panique s'emparèrent du campement. Était-ce une attaque ? Mais de qui ? Pourquoi les renforts étaient-ils déjà là ? Pourquoi n'y avait-il pas d'ennemis en vue ?

Les Cerbères profitaient de l'indécision des défenseurs et de leur retenue à tirer sur ceux qu'ils pensaient être des amis pour les liquider les uns après les autres.

C'était le genre d'ambiance que Conan affectionnait. Les hurlements. Les flammes. Le sang. Des coups de feu dans tous les sens. On lui avait bien confié un flingue mais la dernière fois qu'il s'en était servi, il s'était tiré dans la jambe alors, pour ce coup-ci, il comptait y aller à l'épée. Parce que, s'il comptait faire du mal à quelqu'un, il préférait que ça ne soit pas lui.

Et, parce qu'il était un grand guerrier, il allait s'attaquer au couple princier local et massacrer Blanche-Neige et Chris tout seul. Les chefs avaient élu domicile dans une baraque pourrie faite de bric et de broc. Une fenêtre déglinguée avait été bricolée par un précédent occupant. Conan connaissait l'importance de l'effet de surprise. Aussi décida-t-il qu'un barbare n'était pas du genre à passer par la porte.

Si, à ce moment-là, un éventuel observateur s'intéressait à la montagne de muscles, il le verrait courir d'un pas athlétique, l'épée à la main, vers un taudis en flammes. Il l'entendrait hurler - parce que l'effet de surprise était un concept finalement trop complexe pour le guerrier. Il admirerait l'impeccable bond projetant le corps musculeux et luisant à travers la fenêtre dans la lueur des flammes. Il entendrait peut-être, juste après les bris de verre, le hoquet de surprise de l'assaillant devant la maison vide de tout occupant. Il soupçonnerait éventuellement les craquements sinistres du toit de la cahute.

N'importe qui à proximité, en revanche, ne pouvait manquer de remarquer l'effondrement du bâtiment en flammes sur lui-même et, accessoirement, sur le barbare qui venait d'y effectuer une entrée aussi héroïque.

Ce texte vaut une bière !

Le temps semble s'arrêter dans l'esprit de l'haitienne, alors qu'autour d'elle, tout semble aller si vite. Des détonations à n'en plus finir, des étincelles de tous les côtés, des flammes dans tous les sens, s'échappant du canon brûlant des armes, du cabanon qui ne tient presque plus debout, des corps qui fuit cet avant goût de l'enfer. Spectacle assourdissant, étourdissant. Feu d'artifice brutal où les spectateurs ne pourront s'extasier que devant une couleur. Oh belle rouge...

Les yeux écarquillés de l'haitienne se posent sur les ombres fuyantes, brûlantes, tombantes. Une silhouette masculine apparaît, la sortant de sa torpeur, comme aimantée, animée par l'envie de mettre fin à cette vie en particulier. La "noiraude" tient alors celui qu'elle méprise tant en joue. Mélange grisant de colère, et d'adrénaline, qui pourrait presque rendre la pression sur la gâchette orgasmique. C'est bon, si bon de clouer le bec au pseudo volcan. Jouissif d'entendre sa voix dans un dernier cri, avant le silence. Le latin macho n'est plus, et ce n'est pas un air triste qui orne le visage bronzé, mais un sourire satisfait, qui pourrait cependant l'être encore plus...

Elle fait un détour, pour aller chercher quelque chose dans l'ambulance qu'elle conduisait encore il y a quelques minutes. Elle en sort chargée, portant sans réel problème un bidon d'essence à moitié rempli. L'autre main ira fouiller dans le véhicule sans propriétaire, afin de trouver l'objet qu'elle déteste tant. Un simple vêtement, pourtant, mais elle s'était fait une promesse. D'un pas décidé, elle retourne près du cadavre, gardant toujours ce fichu sourire en travers du visage. La veste est étendue sur le corps amorphe, avant que le tout ne soit généreusement recouvert d'essence, qui n'aura jamais aussi bien servi.

J'avais promis d'bruler c'te putain d'veste... marmonne-t-elle dans sa barbe imaginaire, avant de se saisir de son zippo fétiche. Un pouce habile et habitué retire le capuchon, allume la flamme, s'apprête à faire du cadavre une omelette norvégienne, mais le geste est coupé par une main tatouée. Quelques mots baragouinés par la cheffe de meute, et voilà la femme aux tresses qui se redresse et s'éloigne, non sans soupirer, déçue d'être coupée dans son élan.


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Silence assourdissant qui occupe maintenant le baraquement, où toute vie s'est désormais éteinte. Opération sans bavure, sauf peut-être pour le Pierre Richard de la meute. Odeur de barbaque carbonisée à s'en soulever le cœur, vite camouflée par celle de l'herbe, alors qu'elle allume un joint bien mérité. D'un pas lent, lourd, elle circule entre les cadavres, plus ou moins abîmés. Son visage reste de marbre devant la majorité, mais elle s'arrête devant un corps en particulier. Une pointe de tristesse l'envahit en voyant le torse ensanglanté, contre lequel elle aurait pu se blottir, y enfoncer ses ongles, il y a quelques mois de ça. Un esthète à la musculature parfaite, qu'elle avait toujours trouvé attendrissant. La silhouette vêtue de noir s'accroupit à ses côtés, glissant une main dans les cheveux longs et bruns, lâchant un long soupire.

J'aurais aimé qu'ça finisse autrement pour toi Jesse...

Elle se penche, et dépose un baiser plein de douceur sur les lèvres entrouvertes et encore tièdes de celui qui n'aura cessé de tenter sa chance quand il en avait l'occasion. Une main tendre vient fermer les beaux yeux bruns, avant qu'elle ne se redresse, pour tourner les talons.

La démarche lasse et nonchalante s'approche de l'ambulance, motivée par l'idée de s'y isoler pour fumer tranquille, mais le destin en décide autrement. Une nouvelle silhouette, bien plus petite et peureuse, tourne autour du véhicule, tout en poussant des couinement à s'en fendre le cœur. Mais qu'est-ce que...?

Un chien, tout simplement. Une bête apeurée, sans doute assoiffée par la chaleur du brasier encore proche. Regard qui se plisse en observant l'animal, mais le choix est vite fait. Tandis qu'une main porte le joint à ses lèvres gercées, l'autre ouvre le véhicule, pour y trouver de l'eau, et de la viande séchée, afin de rassasier le canidé. Voilà un nouveau membre de la meute.

Rencontre impromptue, touche de douceur dans ce monde de brutes...

Bruit, fureur, flammes, la mort est en marche, et elle se repaît de la violence qui se déchaîne entre les alliés d'autrefois.

La blonde est redevenue la froide tueuse qui s'est forgée au fil des lunes, tirant sur les silhouettes qui s'égayent en s'enfuyant du bâtiment en flammes. Comité d'accueil qui ne leur laisse aucun autre choix que de mourir...

La fusillade est brève, intense, mais s'arrête par manque de combattants. La glace s'approche du bâtiment consumée par les flammes. Non, ils ne sont pas tous morts, elle est encore en vie, se traînant lamentablement sur le sol sec qui s'abreuve du sang qui s'écoule de ses blessures. Elle, c'est Blanche, Blanche Neige, celle qui les a guidé pendant si longtemps, celle qu'elle a trahi. La blonde s'approche, s'agenouille près de la femme agonisante. Un visage encore beau se tourne, un regard gris se pose sur elle, un regard qui s'éveille lorsque la glace apparaît dans son champ de vision... incompréhension, colère, haine, peur... Les lèvres fines s'animent, tentent vainement d'exhaler un son, sans y parvenir.

Elle meurt, lentement. La glace s'anime alors, retournant le corps sur le dos. Les blessures sont nombreuses, trop pour qu'elle survive. Mais l'agonie peut durer longtemps, la souffrance, la douleur aussi. Est ce de la pitié, de la compassion, en souvenir d'une ancienne collaboration ? La main droite de la glace se pose sur le blanc visage, sur la bouche, sur le nez, bloquant la respiration de la brunette. Un bras s'anime, se crispe sur celui de la blonde, vaine tentative de se défaire de l'étreinte mortelle. Mais Blanche est trop faible, trop faible pour résister, trop faible pour l'empêcher d'abréger ses souffrances. Une voix s'élève soudain, froide, dure, insensible, dénuée de toute émotion.

L'avenir appartient à ceux qui se lève tôt...

Le regard gris autrefois vif et perçant se voile, la femme gémit alors que l'air se fait rare dans ses poumons, elle tente faiblement de griffer son agresseur, mais rien ni fait, la glace garde cette main qui rapproche Blanche de la mort, jusqu'à ce que le feu des yeux gris s'éteignent à jamais. La main blanche reste encore quelques minutes contre le beau visage, les yeux azur se voilent alors qu'ils se perdent dans le néant d'un regard maintenant mort.

C'est fini, elle est morte, ils sont tous morts. Elle ferme les yeux vides qui semblent encore la fixer sans comprendre, écarte les mèches rebelles qui barrent le beau visage.

La glace se redresse, lisse machinalement ses cheveux blonds qu'elle ramène sur le côté, insensible à ce qui se passe autour d'elle, avant de tourner le dos à un fantôme de son passé.

Une page se tourne...

Les projectiles fusaient ça et là. En face on s'agitait comme des Fourmies en paniques. Et dire que ça s'auto-proclamé maitres de tout un territoire mais quand un vrai danger se pressentait les fusibles pétaient.

Cette nuit là, la mignonne observa ses "compagnons", les dents et les griffes du Cerbère. Plantée comme une pique dans le sol, elle voyait les autres courir pour leur salut, courir pour échapper à la morsure mortelle du monstre qu'ils avaient créés. Et tandis que les crocs et les griffes tranchaient, brulaient ou dechiquetaient les "maitres", elle aussi s'émancipa. les yeux clos, elle avançait lentement, fusil dans un main, arme de poing dans l'autre, elle dansait au rythme de la mélodie macabre. Sans cible particulière, ses doigts pressaient de manière compulsive les détentes, s’arrêtant régulièrement pour recharger les instruments de mort.

Si elle tua ou blessa quelqu'un, Migniarde n'en savait rien et s'en moquait. Ce qui comptait c'est qu'ici, en place et lieu, elle prit un pied d'enfer. Pas de rage, pas de haine pour elle. Non, aucuns mauvais sentiments à l'égard des victimes. Alors pourquoi elle est là, elle, la mignonne petite fifille à papa? Pour le sexe? Ou encore la drogue? Ou peut etre le sexe. Ce qui était sur, c'est qu'elle venait de prendre conscience qu'elle se foutait désormais de sa vie et de fait, qu'elle pouvait se permettre n'importe quoi sans plus rien craindre. Au mieux elle s'amuserai, au pire elle mourrai. Et après?

La mignonne tenta de se faire entendre quand le silence nocturne retomba. Il aurait été respectueux de faire une minute de silence pour les morts, mais allez lui expliquer à cette nana surexcitée.

- A MOI !!! VENEZ M'BAISER BANDE CHIENS !!

Ce texte vaut une bière !

Même si l'effondrement de la baraque avait pris Conan par surprise, ses réflexes avaient joué à plein. Il s'était donc réfugié d'une roulade sous une table.

L'objet, en aggloméré, était vraisemblablement un modèle d'une marque Scandinave réputée avant-crash pour l'absence de durabilité des matériaux utilisés dans la conception de son mobilier autant que pour la stupide complexité de l'assemblage de celui-ci, les deux concourant à obtenir un résultat au mieux bancal et, souvent à la limite de l'effondrement sur lui-même.

En l'occurrence, cette table, baptisée Tärendö, maintes fois rafistolée, avait déjà donné le meilleur d'elle-même en survivant à l'apocalypse. Aussi, l'absence de la pièce n°72 -probablement conservée pendant des années par le premier propriétaire dans une boîte en compagnie de ses semblables, sous l'étiquetage "au cas où"- alliée à l'effritement de la colle bas de gamme utilisée dans le process d'agglomération du bois afin de réduire le coût-matière de l'objet -et même si ladite colle avait évité à la table d'être dévorée par les termites, dégoûtées- réduisirent la capacité du meuble à supporter le poids d'un bâtiment en flammes à néant.

L'intégralité du bordel, tôle, poutres, matériaux de récup' divers et variés, additionnés au plateau de la table, tombèrent donc sur le dos du barbare.

Celui-ci encaisse le choc, tous muscles bandés. C'est lourd. Et des trucs crament, dont, peut-être, lui. Mais ses amis étaient dans la communauté, ils (et surtout elles) allaient l'aider, non ?

Des minutes passent... pas mal de minutes... Conan est proche de ses records d'endurance en salle. Un bref flash de séance de développé-couché, par ailleurs en parfaite contradiction avec sa prétention à être un barbare hyperboréen. Puis une minuscule lumière s'allume dans le cerveau de la montagne de muscles. Autant dire qu'elle occupe pratique l'intégralité de l'organe en question. Compte tenu de ce que les Cerbères avaient fait à leurs supposés amis Blanche-Neige et cie, que pouvait-on déduire de leur appréhension du concept d'"ami" ?

Aussi Conan rassemble ses ultimes forces, bien décidé à ne pas mourir là. Une inspiration. Une expiration en forme de cri tandis qu'il balance ce qui reste du bâtiment loin de lui. Tant pis pour celui ou celle qui se prendra toute la merde sur la tronche.

Puis Conan s'effondre au sol, épuisé. L'air frais de la nuit vient caresser son corps luisant, exténué, bariolé de bleus, d'écorchures et de brûlures sur une surface équivalente à celle d'un continent. Il est vivant.




Planter sa pelle dans la terre sèche et la balancer derrière son épaule, voilà ce que faisait notre héros épuisé depuis environ deux heures. Son seul réconfort consistait à mater à la dérobée la poitrine de Gally, qui ondulait au rythme de ses efforts à travers un tee-shirt trop court. Elle aussi creusait dur au fond du trou. En silence car ils avaient épuisé leur stock de blagues. Il était temps que ça finisse.

Le teufeur quitta la fosse pour laisser sa place à Djek'ill. C'était sa pause. Il se désaltéra en pensant à ses camarades qui se la coulaient douce au camp. Pechad voulait offrir un sépulture décente à leurs victimes. "On leur doit bien ça". Une idée que tous avaient applaudi, tous sauf les trois idiots qui creusaient. Gally la nouvelle, et les deux fuyards revenus à la niche la queue basse, après une échappée dans le désert qui avait tourné court. La tatouée leur faisait payer leur défection. Elle avait amadoué Vince en lui promettant qu'il retrouverait sa moto, une perspective finalement plus attirante qu'une errance de clodos. Mais il avait bien compris le message : il repartait de zéro et allait devoir regagner ses galons.

Vince réajusta le foulard sur son nez, après s'être épongé le visage. Aux abords du trou, ça refoulait sec. Etalés en ligne et pour la plupart dénudés, les cadavres attendaient sagement sous un nuage de mouches. Un rat s'approcha de Blanche-Neige pour croquer un de ses mollets délicieusement galbés. Vince le dégagea d'un coup de pied adroit. Il ne pouvait rien en revanche contre les insectes qui s'engouffraient dans son bas ventre criblé de blessures. Sous sa peau encore fraiche, la vermine festoyait gaiement. Bientôt, ses seins se videraient de leur graisse et sa poitrine s'affaisserait, grignotée de l'intérieur. A ses côtés, Chris ne bronchait pas. Son prince charmant, qui jadis n'admettait pas le moindre regard déplacé sur sa belle, se putréfiait lentement.

Comment en étaient-ils arrivés là ? Du point de vue du teufeur, c'était une sale histoire de meufs. Blanche-Neige s'était lentement isolé des siens, préférant roucouler sous sa tente avec son bellâtre, pendant que Péchad, entre deux coups de gode furieux, devenait aux yeux de tous la véritable patronne. L'ancienne esclave, à qui Blanche-Neige avait donné une chance, travaillait d'arrache-pied. C'était elle qui calculait les meilleurs routes, organisait la logistique et menait ses hommes au quotidien. Sure de son autorité, Blanche-Neige laissait faire, ignorant le discret travail de sape de sa subordonnée, se contentant des grandes lignes, de relayer les consignes du CHC. Et lorsque Péchad se sentit assez forte pour s'affranchir de cette tutelle humiliante, elle la poignarda froidement, elle et les fidèles du chc. Fin de l'histoire.

Djekill se hissa hors de la fosse, suivi par Gally.

-Vous pouvez balancez les corps, je vais chercher un truc.

Epuisés, Vince et la fille jetèrent leurs anciens compagnons pèle-mèle dans leur sépulture. Et sous la mélée de cadavres, il cru surprendre la dernière étreinte de Blanche-Neige et Chris, collés l'un à l'autre. Le teufeur était plus affecté qu'il ne l'aurait imaginé. Il avait toujours eu un faible pour "BN". Bien qu'inaccessible, elle veillait sur ses nains et leur distribuait des marques d'attention sincères. Quoiqu'à la tête d'une bande de tueurs, elle incarnait une certaine idée de fraicheur naive et idéaliste, à laquelle vince adherait sous md. C'était une fleur rare et délicate qui s'était épanouie dans le désert, avant d'être étouffée par le chientdent.

-J'suppose qu'on doit tout reboucher maintenant ?

Vince n'eut pas le temps de répondre à la jeune femme. Clouée sur place, elle regarda ahurie la pointe d'un sabre ressortir à quelques centimètres de son nombril. C'était Djek'ill, revenu calmement la transpercer d'un coup d'épée dans le dos. La fille se cabra vainement, cracha quelques gerbes de sang avant de s'affaisser dans un dernier spasme.

Gally fut la dernière recrue de Blanche-Neige. Une inconnue dans leurs plans, un risque inutile. Puisqu'elle s'était rendu sans résistance, on l'avait embauché, du moins provisoirement. Autant qu'elle creuse avant de mourir ! Avait conclu Pechad.

Djek'ill dégagea son sabre du cadavre pour nettoyer sa lame, le regard bloqué sur sa victime presque intacte.

-Si tu veux, tu peux aller te reposer. Je m'occupe du reste.

-Ah oué ? Euh... D'accord.
 
Et sans se retourner, Vince s'éloigna du charnier.