SOS Fantômes

Chapitre débuté par Blanche Neige

Chapitre concerne : Semper Fi, Korra, blanchesfesses, blancheneige,





Des mois que Blanche Neige avait fui le Sud suite au morcellement sanglant de la Junk Bond, parvenant au Nord dans un état lamentable mais la main tendue, celle de Fresquel, lui avait permis de survivre et surtout revivre de ses cendres.
Le temps avait passé et la jeune femme pouvait se glorifier d'avoir effectué un tel essor. Même elle n'y aurait pas cru lorsque la Faucheuse avait faillit l'emporter.
Avec elle, l'Ebène, formant ce Yin et ce Yang improbable et pourtant.

Le Sud, elle s'y retrouvait à nouveau mais nulle nostalgie ne l'animait. Sa vie au Nord, parmi ses compagnons aussi divers que variés, elle n'aurait voulu en changer même pour tout l'or du monde. Son Or, elle le possédait déjà.
Ce n'était pas la vengeance qui la conduisait ici. Ceux auprès de qui elle aurait pu réclamer vengeance étaient déjà morts.
Ce n'était pas l'asservissement de la CHC auprès d'elle vu que le choix, elle l'avait eut. Accepter ou refuser cette virée pour chasser du sudiste. En sachant pertinemment que ses Nains et elle, pouvaient y passer. Libre donc, de faire son choix en toute connaissance de cause.

Et par un heureux hasard, Korra s'était engluée sur leur route. La rousse avait visiblement le cul bordé de nouilles et ce n'était peut-être pas que les pâtes italiennes.
Par les soins de James, Blanche Neige se l'était coltinée quelques semaines avant que la rousse soit remise à Kyle. Mais ensuite, en passant au sud, celle-ci était passée sur la liste de leurs ennemis.
Membre des Wogs, que la CHC venait d'éclater. Désormais seule, s'offrant en proie facile. Mais le gibier, il fallait prendre le temps de le débusquer et c'est ce que les Blanches Fesses firent.
Premier échec quand Korra leur fila sous le nez. Mais ce n'était que partie remise, si du moins la chance les servait au lieu de les desservir.
Que donnerait la seconde tentative ?

Blanche Neige avait troqué les bottines pour ses cuissardes de cuir marron qui seyaient à ses pieds comme un gant. Une chemise masculine blanche, les manches retroussées jusqu'aux coudes, le col ouvert jusqu'à la naissance des seins laiteux, les pans parvenant jusqu'à mi-cuisses, les fesses nues se dessinant sous la semi transparence alors que la dentelle rouge ceignant le bas de ses reins tranche sur la peau pâle.
C'est ainsi vêtue qu'elle prend brièvement la parole.

La chasse est ouverte ! Vérifiez qu'vous avez tous votre permis sur vous, des fois qu'on nous prenne pour des braconniers d'merde. On chasse d'l'animal roux, non, c'n'est pas du renard. On est plus rusé qu'ce putain d'gibier.
Paraît qu'elle parle aux morts, elle s'ra aux premières loges pour ça.
Accrochez vous bien, ça va chauffer !

Elle claque la portière en prenant place sur le siège du conducteur, mettant directement le contact, le moteur commençant à ronronner puis un léger coup sur la pédale de l'accélérateur alors que la senestre se cale au volant. Cela secoue alors que chacun d'eux grimpe à bord de ce véhicule humanitaire. Les amortisseurs survivront-ils à cette course ? Un léger dérapage sur le sable qui crisse ou peut-être sont-ce les pneus. Un rire nerveux lui échappe mais l'excitation est au rendez-vous. Voila ce qu'est vivre. Prendre des risques c'est aussi prendre son pied.
La dextre sur le levier de vitesses que l'ambulance part dans un nuage de poussière.

Loin au Sud, voilà de où il venait en parfait inconnu mains dans les poches, au-delà des dunes. Jamais, au grand jamais, il ne songeait à y retourner un jour. Aucun intérêt. Il avait ainsi arpenté tout le littoral sud-est, pour en écumer chacune des parcelles, en vain. La mort prématurée de son compagnon l'avait laissé esseulé des mois durant et le cynisme forcément le gagna de toute part.

C'est au détour de dunes, toujours elles, qu'il aperçut sortis de nulle part, les fameux confins. Perché sur ces collines, les plus basses, le contact avec la Blanche Neige se fit un peu au hasard, ou plutôt par une destinée toute manifeste. Flash, frissons puis sublimation des mirettes marrons et des sens. Taillée dans le marbre grec opalin, elle lui tapa en réalité immédiatement dans le fond des automnaux enflammés. Elle l'avait pris dans ses filets et quel filet. Porté par une sorte de Mayflower symbolique, il croisa la route de ses Fuyardes Fringantes pour s'associer à leurs aventures pleine de rebondissements.

Ces aventures, hautes en couleur, les ramenèrent bientôt dans ce Sud pour y traquer la vermine abjecte au pelage roux. Pas de renard ceci dit. Peut-être du ragondin très agressif. On était de toute évidence dans l'allégorie pure, celle des queues plates. Qu'importait au final, la brunette n'avait-elle pas mentionné le fait que tout ce qui avait un pelage était mangeable?

La Belle aux yeux charbonneux avait su éveiller chez lui différentes émotions et sensations dans son petit corps volcanique, mais elle avait su également lui donner goût au meurtre de sang froid, cela éveilla encore plus ses plus bas instincts bestiaux. Une certaine excitation même découlait de ses actes qu'il commettait sans aucun scrupule. L'adrénaline gorgeait son sang chaud tant énervé par l'effervescence des sens en ébullition dans cette atmosphère électrique, l'amenant dans une configuration terriblement fébrile et assoiffée. Se baigner dans le sang humain et manger de la chair humaine sans sourciller, voilà c'était quoi vivre. Mais pile tu meurs, face tu meurs.

L'hispanique avait attaché ses cheveux en petite queue, sur les conseils de Jesse son comparse, spécialement pour cette mission. Le style philosophe Nouvelle Vague à la chevelure hirsute et négligée n'était résolument pas très propice. Il porta une chemise grise cintrée retroussée jusqu'aux coudes et un jean délavé. Aux pieds, des bottines particulièrement pragmatiques pour l'occasion. Il savait qu'il allait finir des cadavres en écrasant des crânes à coup de talon. Les balles étaient monnaies courantes -Ici c'est pas Metro 2033- mais exploser des gueules à coup de pied, c'était un petit plaisir qu'il ne voulait aucunement réprimer.

Avant que la brunette ne prenne la parole, il la reluqua intensément sous toutes les coutures, en appréciant sa tenue spéciale du jour. Il s'arrêta précisément sur son cul dont il connaissait les moindres profondeurs et savait l'effet aphrodisiaque qu'il avait sur son esprit. Elle semblait s'être apprêtée en petite infirmière, encore un de leur jeu, qui ressurgissait. Cette tenue lui plaisait énormément et son sourire cristallin, qu'il lui servait, en disait long sur son état volcanique. Le port de sa propre chemise le fit sourire. Qui l'eut cru, cela lui allait plutôt comme un gant et les cuissardes brunes, soulignèrent à merveille cette tenue, qu'elle lui offrait tout en sourdine et à la vue de tous.

Galvanisé par son discours, il monta après elle dans l'ambulance, côté copilote évidemment, l'air décontracté sur le siège, son arme posée sur son épaule. Sur un ton ironique et amusé il l'aborda alors qu'elle abordait les dunes sablonneuses

Ma chérie, montre-moi comment tu écrases des queues plates... Quelque chose me dit que tu détestes cette race de queue...hum?

Il éclata de rire, alors qu'il appréciait drôlement sa façon de rouler à tombeau ouvert. Il s'imprégna de tous ces éléments qui pulsaient dans sa gorge palpitante. Enivré de cette folie, il était prêt à en découdre, totalement en extase.

Wooow doucement, y a beaucoup de puissance hein?! C'est pas un V8 mais t'inquiète il y a de la puisssssssssssance...Bordel tu vas nous faire décoller ma chérie putain!

Il s'extasia dans un rire libérateur

En chasse... de nouveau. A écouter ses compagnons de route on aurait pu croire qu'ils traquaient une créature du démon, affublée de surnoms tout moins flatteurs que les autres. Haine palpable dans la bouche de certains, mais pour elle, la femme n'était qu'une autre victime potentielle. Comme ceux qu'elle avait déjà tués... et dont la liste s'allongeait jour après jour. Combien y'en avait il ? Elle ne le savait que trop bien, leurs visages grimaçants se rappelant à son bon souvenir dans ses cauchemars, mais elle éludait sciemment la question...

Elle vérifie de nouveau son arme... encore une fois, avec cette attention maladive qui la caractérisait. Mais mieux vaut ne pas compter sur la seule chance lorsque votre vie est en jeu, et la glace ne laissait jamais rien au hasard.

Elle plie avec précaution le voile sombre qu'il la couvre de la tête au pied, protégeant une peau trop pâle pour supporter bien longtemps les rayons d'un soleil brûlant. Nul accoutrement aguicheur en dessous, débardeur claire, pantalon ample et confortable. Elle passe la main dans ses cheveux blonds, les lisse lentement, presque religieusement, visage fermé et impassible malgré l'excitation qui grandit autour d'elle alors que l'heure du départ approche.

Blanche Neige donne enfin le signal du départ. Ils entrent un à un dans leur monture métallique rugissante. Il y a quelque chose d'ironique à voir ces hommes et femmes armés et animés d'une rage meurtrière, qui s'entassent dans un véhicule dont la fonction première était de sauver des vies. Elle se cale dans un coin, arme posée sur les genoux. Nulle parole ne franchit la barrière de ses lèvres, visage de marbre blanc figé, seuls les yeux azur attestent d'une once de vie.

Elle est prête, comme toujours...