War.....War Never Changes

Chapitre débuté par Juan Garçia

Chapitre concerne : nonames(groupe), mobydick, La Cité des Miracles, Le phare, Wogs,

Ce texte vaut 5 bières !

Le groupe de Domi la vilaine avait été repéré, des suspicions d'association avec le Moby dick qui était devenu réticent en affaire ou au contraire la menace qu'ils représentaient pour cette même ville couplé a la force de ce groupe avait poussé ceux du sud à répliquer devant la menace avec virulence et efficacité.
Le plan était complexe, très complexe.
Il avait fallu que beaucoup de partenaires soient en place soit réactifs... Mais depuis la fin des orgueilleux tyrans du black bird, le dialogue et l'équité de leurs derniers échanges faisaient qu'une véritable alliance était née dans le sud.

La plupart des wogs étaient en mer, et la chaudière de leur gourgandine avait trop donnée il ne pourrait pas revenir sur leur sillage. C'est d'ailleurs dans le sillage qu'il y'a eu un accostage en règle pour la "récupération de matériel volé" dans les poches d'une petite rousse sur la plage. Et c'est d'ailleurs a cette occasion que Ned et Captain ont repérés la bande a Domi.
Bref des problèmes logistiques ça le latin il savait faire, organiser, convaincre, présenter, et il s'y est attelé avec tout les partenaires.
Les troupes étaient motivées, concentrées, pétrifiées ?..
Vin huilait son fusil et protégeait ses munitions dans un sac plastique.
Le latin savait que le trajet qu'ils allaient prendre serait épuisant pour aller au combat, et que là c'était le calme avant les efforts, puis la tempête.
Il regardait le Cow-boy, celui qu'il pourrait appeler un ami, pourtant de nature pacifiste avait bien compris qu'il fallait traiter le danger, il vint lui tapoter l'épaule sereinement, il avait su quelques heures plus tôt le convaincre du danger, et le convaincre qu'il fallait intervenir avant que du sang de proches coule
Il regarda le gratte papier, fidèle de la première heure, le latin lui vouait une confiance aveugle et une intimité certaine, ils avaient partager pas mal d'aventures déjà.
Il vint coller son front contre le sien, la main sur sa nuque. Ce n'était pas un guerrier mais la force des choses le poussait à en devenir un. Le guerrier de la cité était silencieux, il l'avait côtoyé sans vraiment le connaitre il semblait concentré.
Une caresse pour un, un baiser pour une autre, il regarde préoccupé ceux qu'il laissent derrière se disant que le ravissant le croupion de sa Captain, se disant qu'il reviendrait toujours a lui. La chevelure rousse de korra, le joli minois pur de Korowai... Sans compter tout ceux qui sont loin, tout ceux la sont sa famille maintenant et il n'aime pas qu'elle soit tant séparée sa famille.

sur le bateau un bon paquet resterai a bord, il fallait un relais, un voilier arrivait et pas la place pour tout le monde alors ils s'entassent dans le petit voilier a 4, le niveau de l'eau montait au maximum, la mer n'étais pas calme, le voilier n'avait pas pu rejoindre le point prévu. Ils ont du finir a pieds, au pas de course pour pas être repérés sur la plage.

Ils rejoignirent la belle bourgeoise, une ravissante blonde qui se tenait toujours droite, maniérée au sourire d'ange... de quoi lui donner le bon dieu sans confession, et oublier qu'elle portait un lance flamme dans son dos, et qu'elle arrivait dans l'oiseau vrombissant, un gros v8, dernier vestige noir des Black Bird... Le sud savait que c'était la plus redoutable d'entre eux.

La cité avait participé, le phare avait participé, les wogs étaient le creuset de cette périlleuse assemblée.
Tous savaient qu'on ne pouvait laisser circuler librement si proche de leur cités l'un des groupes qui avait causé le plus de morts sur son passage... Mais l'heure n'était pas au dessin de plans d'attaques, partie que le latin affectionnait... L'heure était à l'attaque la vraie, celle où au final le même latin, n'avait que peu d'expérience.

Avant de grimper dans l'oiseau de fer le latin prononça quelques mots avant qu'il ne prenne le volant et que le bruit du moteur ne couvrit le tout,

Pirates, Phariens, Sujets de l'impératrice... Amis, Soyez implacables, soyez sans pitié.
Ce sont des esclavagistes. des tueurs, ils n'en n'auraient aucune pour vous.
Et aujourd’hui sera leurs dernières heures.


de grandes rasades d'alcool étaient descendus dans les gosiers pour se donner du courage -surement plus efficace que son discours basique-, les armes étaient chargées, l'heure était a dompter la bête de métal, et la bête était féroce, effrayante a elle seule alors qu'il lui faisait avaler les derniers kilomètres a toute berzingue. la forêt étaient en vue, le groupe de Domi se devait d'être la, ils DEVAIENT être la, pour pas que tout ça n'ai servit à rien.

* prélude ; le calme avant la tempête *

La semaine n'avait pourtant pas mal commencé, petite croisière en bateau, tranquilles, à moissonner des objets flottants plus ou moins valorisables. Cette bonne vieille Gourgandine ronronnait du tonnerre. Vin qui n'en savait pas plus sur les chaudières à charbon que le jour où il avait mis les pieds sur le bateau pour la première fois continuait de surveiller les jauges et les niveaux en prenant la mine du mec qu'y s'y connait. Plus exactement il priait mentalement pour que l'antiquité navale tienne au minimum jusqu'à bon port.

Accoudé au bastingage, une question posée par le leader des Wogs le tira de sa rêverie.
- Ola Chico, tu sais tirer pas vrai ?
- Je... ben... c'est à dire que...
- Parfait ! Il lui balança dans les bras - ou plutôt dans les côtes - un fusil de chasse qu'il réceptionna de justesse... l'arme de conception manifestement artisanale semblait en bon état. Mécanisme rudimentaire mais validé par un siècle et demi de fiabilité : deux percuteurs, éjection des douilles par ouverture de la culasse, la simplicité incarnée.
- Le stock de calibre 12 est en bas amigo, tu prends les "double 0" hein ? On part pas à la chasse aux perdrix si tu vois c'que j'veux dire... comprende ?
- euh ouais... comprende. A la vérité il n'avait rien compris du tout. Dans le bateau, les autres commençaient à évoquer une virée en bagnole pour aller latter la grand vilaine du Nord. Tout un programme...
Mais qu'est ce qu'il était encore allé foutre dans cette galère ?

Ce texte vaut 2 bières !


Le Phare, sa nouvelle maison, était un nid bien douillet, plein de gens très courtois et éduqués, un vrai havre de paix dans cette terre désolée et ravagée par les bandes de pillards, meurtrie par les retombées radio-actives et plombée par un soleil écrasant fusse-t-il printanier. Enfin, les saisons ...

Caviar, belle à tomber comme à son habitude avec son ton jovial et ses manières qui en jetaient plein la vue aux péquenauds, paradait entre le port, la vigie, le jardin où elle aimait passer quelques heures à attendre que les plantes poussent en sirotant un breuvage sans nom à l'ombre du seul arbre préservé pour attacher le cheval de trait.

(Bon, à vrai dire, ça attirait un peu les mouches-crapauds, cette espèce horrible apparue peu après le premier crash, qui bourdonnait en essayant maladroitement de décoller du crottin tout frais.)


En fin d'après-midi, après s'être refait une beauté, elle file au bar pour le casse-croute commun et la soirée musicale, comme tous les soirs.
Tout le monde était réuni autour de la radio, le silence entre-coupé de crrrrshh et de voix surexcitées. Quelque chose de gros se préparait. Dernière arrivée, elle se joint au groupe et tend l'oreille.


Alors les ordres fusent.

Bien sûr qu'elle sait conduire ! Les dames ont un chauffeur, mais se doivent aussi d’être au fait de la mécanique.

Bien sûr qu'elle est capable de prendre des autostoppeurs qui débarquent et s'usent les pieds pour se rendre à un rendez-vous à ne pas louper !

Lire une carte ? Trop facile !

Se servir d'un lance-flamme ? heu ... ACTION !

La croisière ne s'était pas déroulé comme prévus. Ils devaient, pour le peu que le Doc avait écouté le programme, vogué au large. Joe avait été dans un premier temps réticent à ce voyage, craignant le mal de mer, mais une fois partie, il en voulait encore.

Cependant, lors d'un ravitaillement, un groupe armé fut observé. Ni une ni deux, Juan pris la radio et parla en boucle pendant plusieurs heures, jonglant entre différents interlocuteurs. Toute ce remue-ménage n'augurait rien de bon, la croisière allait tourné court.

Mais une crainte restait dans la tête du cow-boy, que faisait un groupe si tristement célèbre si proche de chez lui ?

Il allait rapidement le savoir, Juan arrivait vers lui avec une expression grave sur le visage.

Joe... Je sais que tu n'es jamais le premier pour te battre mais là j'ai besoin de toi... Oui on va attaquer Domi pendant qu'elle et son groupe se repose... et j'ai besoin de toi.

Joe ne répondit pas, il restait là, fixant le latin. Il ne comprenait pas pourquoi lui, certes il savait se servir d'arme à feu, mais il n'avait jamais été très porté sur la guerre. Le capitaine sembla comprendre sa réticence et continua à plaider l'aide du moustachu.

Les autres ne peuvent pas, ils sont soit pas en état, soit pas suffisamment fort... Et puis à ton avis, si ils sont là c'est bien pour une raison ! Il ne sont jamais allé nul-part sans laisser un charnier derrière. Et qu'elle cité est riche et n'a pas beaucoup de membres ?

Saleté de Juan, il savait ce qui pouvait toucher Joe, sa famille, celle resté au phare comme celle partie explorer le monde. Il ne voulait pas mais imaginait les risques de ne pas agir. Il se leva, pris son arme puis suivit le Wog.

Ils montèrent donc tous les trois rejoignant un homme de la cité, il semblait plus vieux que Joe mais tout aussi bavard, ce qui alla parfaitement à ce dernier qui resta dans son coin durant la traversé. La vu de caviar ne le ravie pas, bien qu'il savait qu'elle était une si ce n'est la meilleure combattante, le fait qu'elle participe à cette futur tuerie le mettait mal à l'aise. Surement son caractère protecteur envers ces jeunes personnes qu'il avait croisé. Il n'y en avait qu'une seule qu'il ne savait pas où elle avait bien pu aller mais il ne s'inquiétait pas, elle pouvait se défendre.

Le discours du latin fut comme ceux des histoires, essayant de galvaniser les troupes avant la bataille, mais en beaucoup plus court au grand plaisir des auditeurs.

Joe pris place à l'arrière de la voiture. Il avait trouvé un moyen de protéger sa conscience de ce qu'il allait commettre, il allait essayer d'en tuer un maximum lui-même comme ça les jeunes les accompagnant n'aurait pas à subir les répercutions de telles actions.

La Guerre.
Elle pouvait revêtir tout un tas de visages différents,
et elle enrôlait tout un tas d’individus prêts à obéir aveuglément à un ordre défini par un supérieur,
un chef,
un commandant.

Sans jamais se poser la question du pourquoi ni du comment,
c’était une obéissance digne d’une taupe.

Mais voilà, la Guerre c’était toujours sale,
toujours violent et toujours faite de pertes.

Korra l’avait très vite appris et en avait subi le lourd tribu,
en voyant de se faire décimer tous ses compagnons de groupes,
mais cette histoire appartenait au passé à présent.

Sauf que ce matin là, le latin vint la trouver.
Et en une seule phrase il réussit à refaire surgir ses angoisses
et ses démons d’antan.
Le visage de la rouquine s’était décomposé.
Les mains s’étaient mises à trembler nerveusement.
Ce n’était pas n’importe quel projet, ce n’était pas n’importe quelle cible.

La voix éraillée résonna tandis qu’elle tenait la main de Juan.

« Tu n’es pas sérieux ?
C’est de la folie !
Je n’ai pas envie que vous y perdiez la vie…
Quelqu’un du groupe...
toi... »

Il avait dû passer un long moment à lui expliquer que tout irait bien,
que le plan serait bon et que c’était maintenant ou jamais.

Mais voilà, l’angoisse lui avait saisi les tripes.
Évidemment que l’offre était plus que charitable.
Évidemment que de savoir Domi morte comme ça était une délivrance et surtout…
une justice !

Korra était prise au dépourvu, déjà le départ de Jack avait plombé sa bonne humeur,
mais là, Juan enfonçait encore le clou.

Jack était parti et depuis son silence était pesant,
mais sa mission l’imposait aussi, alors Korra faisait avec.
Maintenant aussi, avait elle seulement son mot à dire, non.

Mais elle vit bien dans le regard du latin
lorsqu’il dut partir une petite pointe de tension.

Elle le fixa de ses perles lagunaires, sans un mot de plus.
Attendant nerveusement la suite des évènements, accrochée à sa radio...

[hrp : RP de Domi]

"Le crime a besoin de l'ombre et la publicité tue, car elle expose et nourrit le penchant à la mégalomanie."*

"Plus haut on s'élève au-dessus des autres, plus vite on retombe, et quand on s'écrase, nombreux sont ceux à vous regarder choir."*
D. Ducret, [i]Les Marraines du Crime



Tout aurait fonctionné comme sur des roulettes si la machine ne s'était pas grippée sur un infime détail. Et un infime détail trop peu rapidement remonté. Voire pas du tout remonté, de fait.

Une erreur fatale non-imputable à son groupe qui, une lune bien avant, avait fauché quelques biens grâce à l'un de ses hommes monté en chameau, en pleine visibilité des "tours de contrôle" de la Communauté des Miracles, mais sans que ces derniers ne bougent le moindre petit doigt et ne repèrent même l'intrus se servant sur leur domaine. Trois lieues des miradors. Dérisoires. Impensable, presque.
Avoir autant de montures dans une écurie pour ne rien en faire dégoûte Dominique, ex-vétérinaire de son état, mais surtout nomade aguerrie et excellente cavalère. Ces chevaux si utiles crèvent d'ennui, confinés , alors qu'elle pourrait leur apporter le vent d'une certaine liberté.
Désormais débarrassée de ses obligations trop contraignantes vis à vis de la CHC depuis bien des lunes, avec un nouvel accord passé avec celui qui l'a toujours considérée avec égard, Brenable, ce tas de paysans planqués derrière d'épaisses murailles, à la botte d'une neu-neu sans charisme se présentant comme une Impératrice de pacotille, ne mérite pour l'heure que son indifférence ou un tranquille mépris ; malgré tout, une dose de haine trône encore: les principaux protagonistes de la mort de ce bon vieux Bronco sont décédés ou bavent depuis bien longtemps, selon ses informations, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il est totalement vengé, au creux de sa psyché malade. Il ne le sera que lorsque cette maudite ville remplie de tristes pantins, de têtes à claques mais surtout d'Infectés ne sera plus qu'un tas de cendre et un vague souvenir, qui n'évoque comme image chez Domi que celle d'un camp de concentration à l'élite embourgeoisée, terrifiée ou incompétente à l'idée d'arpenter le désert...ne serait-ce qu'à ses abords directs, laissés sans surveillance, à l'abandon complet, à la merci de l'opportunisme de n'importe quels pillards montés.



Elle sait très bien que le danger ne vient pas de là, de ce William Collins inconnu au bataillon ou de Prédatrice la mal-nommée, de ceux qui ne dépassent jamais les frontières de leurs foutus barbelés. Le danger vient du Phare et des nouveaux rapports établis avec la Cité depuis la mort de Sybille. La Cité, malgré ses tares humaines, reste une usine avec d'importantes infrastructures. Le danger vient de Juan Garcia et de Ned Low. Le danger vient de la Falcon que garde Kaleb du Phare, fratricide de son état malgré ses airs de bienheureux bisounours, et, dans une moindre mesure, le danger vient aussi du vapeur et d'éventuels petits bateaux avoisinants, pouvant toujours accoster à des endroits clefs pour révéler la position du groupe bien armé.

Comme un test ou une provocation dus à son tempérament intrépide, Domi avait quitté l'ancienne cabane de Lhonore pour se glisser au milieu du désert, tout juste hors de vue de la Cité et des bateaux. Courageuse et imprudente, elle semble surtout miser sur le fait que Kaleb ne poussera jamais aussi loin son précieux véhicule surpuissant jusq'ici. Elle semble aussi parier sur le fait qu'ils ne sont globalement qu'une bande de larves lâches et apathiques, selon toutes rumeurs. En tous les cas, hors de question de traiter avec eux, à la vue des informations remontées. Les rois des rats et des écureuils. Et surtout, des caractères qui collent pas.
Parfois conne comme la lune ou simplement complètement cintrée, elle a le goût du risque. Passer directement par l'Est aurait été tellement plus simple et sécurisant...
Mais sans danger point de plaisir, pour la belle et dure à cuire Le Dantec. Elle en a déjà fait les frais une fois, et cela ne lui a visiblement pas servi du tout de leçon. Non. Non et non. Parader d'abord par l'Ouest du Sud-Est sera bien plus grisant que de rester dans l'ombre totale...

...

Cette lune là, même si elle sait les Wogs très proches des côtes, non loin, Domi décide de ne pas presser le pas vers des marais salvateurs, depuis lesquels elle aurait ensuite pu mettre en branle la tactique de guerilla et de menaces fantômes. Le temps est généreux, un peu de repos et de menus travaux en forêt ne feront pas de mal, en plus de se présenter "visuellement" à ses nouveaux "amis". Surtout, ils profiteront enfin de la végétation généreuse quoique triste, à proximité d'une importante source d'eau douce, eux qui ne connaissent principalement et habituellement que rocaille, sable, poussière et maigres arbustes.
Pendant ce temps, le vol des Wogs sur Gélatine, membre de la Submarine Company, ne remonte pas en haut lieu et n'est pas transmis... La nouvelle position de Domi très proche du sous-marin est désormais connue. Immobilisée et confiante, elle lance les ordres, et l'information précieuse qui, à un lieu près aurait pu tous les sauver si elle avait été connue, ne sera jamais connue. Jusque dans la mort...
Les nouveaux amis...
Ce(ux) qui n'étai(en)t pas gagné d'avance.
Sympathiques, mais beaucoup trop négligents, visiblement...

...

Mister Jekyll et Docteur Hyde, douce ironie.
Il ne faut pas toujours croire le vilain serpent sur les ondes. Loin de l'hostilité affichée, Le Dantec a parlementé longuement en privé, pour finir par livrer au Moby Dick une très importante quantité de matériaux de construction et quelques babioles à recycler. En échange...en échange rien ne sera révélé ici, puisque le dit pacte n'aura jamais eu le temps de se finaliser. L'opération est quasiment terminée. Moby Dick est servie, d'autres hommes et esclaves de Domique sont déjà présents dans le sous-marin pour appuyer la logistique.
Finalement, c'est plus en généreuse donatrice qu'en criminelle épouvantable qu'elle va casser sa pipe, aux yeux de certains. Très peu le sauront. Et d'autres savent déjà que, malgré la violence et la dûreté, c'était quelqu'un de très généreux quand elle vous estimait...

...

La lune se passe tranquillement. La Mama boit et fume de l'herbe comme de coutume, c'est à dire plus que de raison, ce qui ne l'empêche pas de s'agiter comme un diable pour la logistique, les tours de garde et les prévisions immédiates pour la prochaine lune. Polytoxico, elle tient la barre avec une rigueur qui confine au surréalisme, vu les doses qu'elle s'enfile dans le cornet. Le camp est toujours impeccable quoique un peu bordélique depuis quelques temps: ils ont encore trop de cargaisons à délester, ce qui n'était qu'une question de temps.

...
C'est en pleine friction de clitoris de l'index et du majeur, au bord de l'orgasme, les mains de Slim appuyées sur ses vertèbres pour la limer comme une chienne, que l'alerte est lancée. De toute façon, même de loin, la bagnole v8 fait déjà un bruit du tonnerre... Putain, on peut même plus baiser tranquille...
Alors que la queue raide du rappeur sort à peine de l'antre humide, Dominique n'a le temps que d'enfiler avec précipitation son bas de treillis et vérifie surtout le bon chargement de son flingue.

Ned était affalé sur le toit de la Gourgandine… A scruter machinalement sa radio et l’horizon…

Quelques heures plus tôt, la cité avait rapporté qu’une putain, une trainée rousse avait volée une caisse sous leurs yeux. Normalement pour ce type de larcin, c’est la mort sans sommation !
Sauf que Ned n’était pas un mec qui fait dans le normal. La tuer… Non… La voler ou la violer… Oui…
La rousse avait été repérée non loin de la cote. Elle avait installée son camps à la lisière de la forêt.…si on peut appeler ça un campement…
On disait les SUB Naïfs et dépressifs… Il faut croire qu’ils étaient aussi sourds et aveugles ! Ned était parti pour former Captain Pirate sur l’approche et le vol. Mais a la vu ce "campement" ils n’avaient qu’a se baisser pour ramasser, le borgne n’a rien pu apprendre a Captain… et se baisser c’est bien un mouvement qui semble inné chez elle !

Captain, on est suffisamment chargé… il est temps de renter, pas bon de trainer seul par ...

Ned n’avait pas fini sa phrase, qu’il se baissa instinctivement faisant signe a captain de faire de même. Au loin un convoi avec un chameau et des chevaux.. 2 groupes de cette ampleur circulent dans la région…Mais celui-ci… S’était celui de Domi.

Sans trainer, ils embarquèrent sur la Gourgandine, Juan posa un plan, qui fut vite accepté par la cité et le phare.

Et Maintenant, Ned attendait tel un enfant, sur le toit du vapeur a l’affut du moindre bruit, du moindre signe sur l’avancée de l’opération.

Ce qui est bien à la plage c'est son soleil...
Haut dans le ciel, rayonnant, nourrissant, flamboyant. Chose qu'avait besoin toute vie n'est-ce pas ! Ce fichu soleil caressait le visage du musicien-chanteur allongé sur une table de la plage... sur le dos, longs cheveux dans le vide, une roulée entre les lèvres, sa guitare électrique entre les mains. L'objet de divertissement branché sur l'ampli connecté aux batteries solaires. D’où l'importance du soleil pour l'homme qui aimait faire quelques riffs devant les vagues lorgnant les côtes de la région du Phare. En tant que gardien il se laisse aller ces derniers temps, un paquet de semaines passées sans même donner de consignes. Pas un seul occupants ne se loupe, tout le monde sait ce qu'il doit faire pour une logique collective de survie.
Elle est pas belle la survie ?

Putain ouais !
Ca grésille pourtant sur son émetteur-récepteur. Ca devient rare ce genre d'événement depuis euh... depuis un temps. Calme avant la tempête ? Kaleb quitte son divan improvisé, s'enfile une gorgée de Vodka et s'en va répondre à l'appel d'un pas pédant. On lui apprend la présence du groupe de Domi au Sud. Pas Domino, ni Domina, mais Domi-nique, celle qui a craché mainte et mainte fois sur le Sud, une habituée de la radio publique. Une haineuse sans aucun doute. Elle irait au sous-marin. Ah ouais !? Bien étrange ça. Son groupe bien armé en rejoint un autre... un qui n'a pas encore chié un truc mal digéré. On gerbe ce qu'on ne chie pas, c'est mathématique. Merde quoi, faut pas rester spectateur, faut agir. Quelques murmures à l'oreille, on humidifie un doigt...

Aller hop, une arme par ci, un panier repas par là, un minimum de préparation pour un trip-Falcon et voila l'affaire dans le sac. Kaleb calibre lui même le voyage de Mademoiselle. Faut dire qu'il est au petit soin... petit coussin pour le popotin, radio-cassettes avec une playlist perso, la glacière, un baiser sur le rétro, une carte en couleur qui indique les routes dégagées, rien de tel pour être sur place dans les meilleures conditions. Ca c'est de l’organisation ! Le Latino et le Pirate s'occuperont du reste. C'est beau la solidarité et le collectif.

Quelles répercutions ?
C'est cool de penser à l'après. Un peu comme sauter une greluche, faut assumer le chiard qui risque de t'arriver dans les bras.
Eviter un doigt dans l'cul ? Une main ouais ! Tous ceux de son équipe à la Domi... tous des inconnus, ils ne sont pas venus faire du tourisme. Ca fait maintenant un bon bout de temps que l'écureuil ne se fait plus d'illusion sur la démarche à adopter face à la volonté des autres, des volontés qui vont à l'encontre de sa vision de la survie, de la vie. Tuer ou être tué. Faire tuer ou se faire tuer. Jusqu'ici, lui a les mains propres. Le tout c'est de participer.

[hrp: Suite du RP de Domi]

Pieds et grosse poitrine nus sortis de la tente, elle commence à avoiner au Mauser sans trop de discernement en direction du véhicule, qui s'avance à une vitesse folle sur pareil terrain. La situation est ubuesque, on est dans l'exploit de comic-books à cette échelle, pour ne pas se planter en plein cœur d'une forêt. Déjà quelqu'un s'est fait emplafonner, elle ignore qui. Peut-être le gros Calen. La Ford prend de nombreux impacts mais Le Dantec sait déjà la partie perdue, ces connards jouent avec les phares et les clignotants, tout le monde est bien trop engourdi pour comprendre la situation et agir avec méthode, en accord. Elle n'a même plus de voix pour gueuler des ordres.
Ce qu'elle sait elle, par instinct, c'est que si une personne doit douiller en particulier et recevoir un traitement particulier, eh bien...
...
Au deuxième chargeur, la cheffe de clan hésite à se fourrer le canon dans la bouche et appuyer sur la détente. Elle se tâte également pour réserver ce traitement à ses propres montures, en guise de sabotage. Mais elle aime trop ses animaux et s'aime trop elle-même pour concéder du terrain à cette pensée fugace. Pas de suicide anticipée et les bêtes vivront, si elles survivent au massacre.
En moins de deux secondes, c'est comme une furie qu'elle se remet à tirer, marchant à grandes enjambées vers ce qu'elle perçoit comme une cible, désormais tous plus ou moins sortis du train de guerre. Quelqu'un hurle quelque part, brûlé vif, la nature commence à en prendre pour son grade et à s'embraser, les animaux du coin se carapatent avant le grand incendie s'ils ne l'ont pas fait avant vu la musique dantesques de la douzaine d'armes à feu.

Dominique est déjà à moitié sourde lorsque l'une de ses jambes se désolidarise presque du reste de son corps, ne tenant plus qu'à un fil. Elle a aussi pris un éclat de métal dans l'épaule et une balle dans le gras du bide depuis peu de temps mais ne s'en était même pas rendue compte sur le coup. Ce n'est que lorsqu'elle s'affale à moitié nue parmi les feuilles mortes que la douleur l'irradie. Partout, déjà atroce.

Mais celle qui ne souriait jamais le moins du monde sourit enfin alors qu'elle souffre terriblement. Jusqu'à pratiquement exploser de rire: ce qui dans les faits ne ressemble qu'à une toux fortement ensanglantée.
Malgré les larmes naturelles qui embuent son regard, celui-ci parait par contre toujours aussi noir.
Les abysses. Insondables.

Dominique le Dantec attend la torture ou dieu sait quoi d'autres, hoquetante mais étrangement...excitée.

Elle a compté les balles de son calibre. Il lui en reste une.

Sans explication, au lieu de se la coller dans la tête ou d'attendre que quelqu'un se pointe, elle redresse à grande peine ses abdominaux ensanglantés pour...

...viser son propre genou, de celle encore valide, et appuyer sur la queue de détente. Ses cordes vocales expriment avec force difficulté la sensation extrême provoquée par cette énième blessure.

Mais, en s'écroulant de nouveau, l'insomniaque psychopathe et nymphomane élargit encore plus son sourire.

Va comprendre, toi...

En tous les cas, son tour du monde Post-Crash est maintenant terminé.
De l'une des façons dont elle l'attendait: six pieds sous terre et massacrée, si ce n'est pire. L'autre option vient de s'envoler, comme le papillon de nuit qui virevolte au dessus de ses plaies.

Mais au moins sera t-elle entrée dans la légende de cette nouvelle ère.

Peu importe ce qui s'en suivra : elle ne lâchera pas un mot, ni une information, et subira son traitement avec un aplomb qui confine au surhumain.

Tout en elle était déjà mort depuis les catastrophes et les étranges événements apocalyptiques.
La moindre sensation de vie, même la plus horrible, ne peut que combler de joie son cœur noir avant de sombrer définitivement dans l'abîme.

Nous étions déjà morts avant la vie, se dira t-elle lorsque le voile glacé tombera définitivement sur son cerveau pourri...alors crever, c'est finalement retrouver une ancienne connaissance, une vieille amie, la seule qu'on a jamais eu, finalement. L'état initial. Le chaos. Le néant.
Pas de quoi en faire un frometon.

Ce texte vaut une bière !

le camps était en vue, la piqûre d'adrénaline viens comme si elle s’enfonçait dans son cou, il écrase la pédale et déjà une première silhouette est défoncée par la voiture, un homme semble t'il un lourd. le corps défoncé dans une gerbe de sang semble voler dans le rétroviseur. Caviar toujours propre sur elle, se contente de sortir le lance flamme par la fenêtre et d'enfoncer la gâchette..

Juan fait déraper la voiture, dans un sens dans l'autre, essayant d'en faucher un autre... et le balais de flammes qui en résulte provoque non seulement la panique, mais constitue une fantastique défense. Le plupart brûlent ou du moins une de leur fringue est en feu. et bizarrement quand on brûle on doit d'abord s'occuper de ça avant de tirer. Les portières s'ouvrent, et le carnage commence, les 5 occupants répartis comme une étoile se mettent a tirer comme des fous furieux.
Le latin lui se cale sur une silouhette rapide qui semble courir, ajuste et PAN. la cible roule boule, il s'en approche, c'est un espèce de blanc bec habillé comme un rappeur il gise au sol la bite a l'air... il l'achève proprement en lui éclatant le crâne d'un deuxième coup de fusil a bout portant. le voila avec plein de bout d'os et de cervelles sur les jambes et les chaussures.

Il se retourne et observe la scène la forêt a pris feu quasi tout le tour du camp. le chameau et le cheval épargnés se débattent terrorisés avec la corde qui les maintiens attachés.
les autres ont ripostés.. en vain. le feu la surprise les morts de leurs camps..

Le latin recharge et regarde une femme seins a l'air qui avance a grande enjambées et se fait faucher, une jambe qui vole quasi en éclat. Elle s'écroule, elle ressemble a l'idée qu'il se fait de "Domi" leur cheffe, alors il s'approche, prudemment pour vérifier que personne n'est la pour la défendre, et que la bête est hors d'état de nuire.

En effet pour le latin, si la cheffe est morte, la bataille est gagnée. Il la vois se relever très difficilement et... jetant un coup d’œil autour un autre détonation résonne, et elle retombe. Elle gueule affreusement.

Il arrive a sa portée, écarte son fusil. Elle sourit un grand sourire, des gros seins semblant excités. une balle le ventre, les jambes éclatées. elle n'ira nulle part.
Le calme tombe sur la scène, seule le feu s'embrase sur un côté de la forêt. Il voit au loin les siens toujours debout..

Il toise la Domi. Excité par la bataille, il lui fais un grand sourire

J'ai un cadeau pour toi. De la part de Korra.

Il descends le fut de la cheffe, jusqu’à ses genoux explosés. elle serait pas mal si son bide pissait pas du sang. il baisse son propre fut et commence a se branler debout devant elle. Le latin n'est pas bien grand, pas bien épais... mais il a une bite de taureau... déjà excité par le combat sa bite est bien épaisse... mais il la regarde pas elle non.. il regarde caviar, qui s'est ré-assise au volant de la falcon, et qui a retirer son chemisier taché... ces nichons qu'elle a... putain de bourgeoise...

Il retourne Domi sur le ventre glissant un sac sous son bassin pour le relever... il s'apercois que sa chatte est luisante, il y trempe 2 doigts

Mais quelle grosse salope.

Il force son cul avec ses doigts mouillés et sans attendre il fourre son gros gland gonflé sur son anus, et appuis.. appuis le cercle finit par lâcher et il lui attrape les cheveux et l'encule sévèrement, il la déchire, a s'en faire mal a la bite, C'est brutal.. violent, mais sans doute qu'elle souffre déjà bien plus... il insiste jusqu'a la lui rentrer entière dans le cul, dévorant toujours des yeux les seins de caviar.

Alors dis moi la violeuse... ça fait quoi de se faire enculer sans consentement dis moi ?

Il la besogne largement continuant a mater les gros seins de Caviar, et une fois bien défoncée il lui éjacule dans le derrière puis se retire et remonte son fut rassasié. On pourrait croire que c'est terminé, mais il sort un gros couteau de sa cuisse, lui pose le pied sur la nuque, quitte a la casser si elle débats trop, lui attrape sa tignasse et se mets a lui cisailler le front, maladroit il n'a jamais fais ça il doit s'y reprendre plusieurs fois, salement pour arriver a découper et arracher le scalp de Domi.

Ça c'est pour Matoaka, tu m'en voudras pas mais comme ça elle me ferra plus chier avec son besoin de "scalp de l'homme blanc" Enfin bref au point ou tu en es maintenant..

Il la laisse comme ça a moitié morte ou morte d'ailleurs il s'en fous, il s'adresse au gratte papier

Hombre, tu vas nous récupérer le dromadaire, tu veux ?

et commence a aller fouiller les gros sacs du groupe qu'ils viennent de massacrer il se sert des cheveux du scalp pour l'attacher a la ceinture, c'est dégueulasse. Maintenant c'est l'heure du Butin.

La puissante bagnole poussée par son gros V8 filait à toute blinde dans le désert, les amortisseurs martyrisés geignaient à chaque nid-de-poule encaissé. L'homme à l'arrière a mal au coeur, l'appréhension, les cahots, la fatigue, le petit déj' indigeste du matin... toute une série de facteurs aggravant se sont cotisés pour lui filer la gerbe... il se retient tant bien que mal en essayant de regarder la piste qui défile et le camp qui se rapproche devant eux.

Fébriles, les autres se préparent déjà à la baston quand un premier gonze, dans un bruit de choc et de craquement d'os monstrueux exécute un triple loop piqué au dessus de la muscle car. La bourgeoise sur le siège avant a déjà ouvert sa fenêtre pour en faire dépasser son flammenwerfer hors-d'âge et tout rouillé. Peu importe si l'antiquité made in Germany est plus dangereuse pour les passagers que pour les vilains eux même pas vrai ? Allez expliquer ça à des gens pour qui cracher des torrents de flammes depuis une Falcon au réservoir plein à ras bord ne constitue pas une insulte au bon sens même...

La suite des évènements s'enchaîne à une vitesse folle, malgré la montée d'adrénaline qui lui fait voir les choses plus nettement. C'est très différent de la bataille rangée à laquelle il s'était attendu.
Tous descendent de la bagnole précipitemment pour commencer à cartoucher les "bad guys" dont la plupart sont déjà bien amochés par le pare-buffle, le napalm, ou les deux à la fois pour les moins chanceux.
Le gratte-papier avise un des malheureux dont la manche de chemise embrasée commence à se souder à la peau, sûrement du nylon pense t-il briévement. Lui même se souvient alors qu'il porte un T-shirt en coton... pas de quoi en tirer un grand bénéfice si le lance-flamme de la blonde s'emballe subitement.

Miséricordieux ainsi qu'un célèbre charpentier de Nazareth, il aligne le bonhomme à une quinzaine de mètres avant de presser les détentes du canon double successivement. Aux cris de douleur humains redoublant de volume, s'ajoutent ceux d'un chameau très contrarié, mais le feu follet continue sa course .
Stupéfaction du Vin ! Il est pourtant certain d'avoir fait mouche sur au moins un des deux coups... et à une distance pareille, Il y avait suffisament de puissance d'arrêt dans ses tirs pour stopper un sanglier en pleine charge. Il éjecte les cartouches des chambres et constate avec horreur qu'il s'est lamentablement gourré dans les munitions. Les cartouchières sont approvisionnées avec une fine chevrotine merdique au lieu du 00 de rigueur pour la chasse à l'homme.
Pas étonnant dans ces conditions que le gonze court toujours. Equipé comme il l'est il ferait aussi bien d'aller tirer un ou deux volatiles pour assurer le diner.
Peu importe, le temps de rejoindre Joe pour lui demander des cartouches-qui-vont-bien, le combat touche déjà à sa fin. Les autres se sont montrés nettement plus efficaces, il peut enfin aller dégueuler en paix dans un coin.

Juan revient vers lui une fois son affaire bouclée. Chacun s'occupe à récupérer l'équipement qui peut l'être, pas de petites économies, et les bougres - c'est peu de le dire - avaient accumulé quelques trucs valables avant de passer l'arme à gauche.
- Hombre, tu vas nous récupérer le dromadaire, tu veux ?
Vin jette un oeil à la bête qui a ramassé quelques uns de ses petits plombs dans sa bosse, égarés par la dispersion de ses canons courts. Rien de bien terrible mais il note quand même que le bossu puant le regarde très méchamment...

- Heuuuu... Hmmm... ça te dérangerait beaucoup si je monte le cheval à la place ?

La course était lancé dans un bruit assourdissant. La subtilité du conducteur amena Joe à penser que Ned devait être au volant ce qui n'était pas de plus rassurant. La finalité semblait être la même que lors de cette nuit-là.

Le cow-boy attendait calmement, il savait que son tour n'était pas encore arrivé. Joe se remémora les longues chevauchées qu'il avait fait pour récupérer des voleurs, à chaque fois aucun coup de feu n'avait été tiré...

Mais cette fois-ci, comme pour les trolls, il allait encore il y avoir des morts. Ces personnes n'avaient rien fait à ce dernier mais ce n'était qu'une question de temps.

Les hostilités commencèrent lors du premier choc de la voiture. Des sourires se dessinèrent sur plusieurs visages, ça n'augurant rien de bon pour les pauvres campeurs. Joe attendit que la voiture s'arrête un moment pour descendre, se leva, arma son arme puis visa. Il avait déjà tirer avec ce genre d'arme à feu dans se jeunesse et connaissait le recul ce qui lui permit de faire mouche.

Il ne faisait pas attention à quoi ressemblaient les silhouettes, mais le voulait-il ? Bien qu'il ne soit pas du tout friand de ces conflits puérils il savait que malheureusement pour avoir un monde sans guerre il fallait faire des exemples avec les hors-la-loi.

Le Doc commença sa besogne, il se doutait que certains seraient encore dans leurs tentes lors de leur arrivée et se concentra donc sur les abris. S'appliquant sur chaque tir à faire mouche il ne tira pas beaucoup. Il restait là, debout un peu à l'écart, sans couverture, mais qui allait le repérer avec cette femme brulante qui attirait l'attention.

Joe garda un regard sur les actions de de la-dite jeune femme ainsi que sur Vin, ils étaient encore jeunes et dans l'idéal du moustachu ils ne devaient pas tuer cette nuit. Chaque fois que le pirate ou que la jeune femme voudrait cibler quelqu'un il allait tirer dessus avant...

Très rapidement les coups de feu cessèrent. Encore une fois cette voiture avait entrainé un massacre. Mais contrairement à ce qu'aurait souhaité le cow-boy, tous les membres du groupe de Domi n'étaient pas mort sur le coup... il restait leur cheffe. Joe regarda ce que Juan voulait dire à celle-ci, puis rapidement, détourna le regard et partie un peu à l'écart.

Il se remémora les temps calmes, que ce soit avant la catastrophe, qu'après... Mais l'accalmie allait-elle durer un moment ou les conflits allaient le retrouver ?
Une fois que le bruit à coté cessa, Joe revint vers ces compagnons. Puis, profitant que le dromadaire soit concentré sur Vin, le pris pour l'amener à s'assoir afin pouvoir nettoyer la blessure de celui-ci. Quelle ironie, lui qui est censé soigner les hommes, il venait d'en tuer plusieurs et le seul soin qu'il allait prodiguer était pour un animal africain. Ce monde était vraiment à chier...


L'affaire fut rondement menée. L'effet de surprise joua à fond et l'approche, même pas discrète pour deux sous, fut si rapide qu'aucun ne pu en réchapper.

De son côté, Caviar aimait par dessus tout la puissance de feu. Côté feu, on lui avait imposé le lance-flamme et au final, elle s'était régalée. Cet engin faisait des miracles si on peut dire, bien qu'il consomme un max d'essence.

Faut dire qu'en face, ils étaient trop confiants. Pas de garde, dormir sous une tente, putain une tente les cons ! Pourquoi pas une tombe directement ?
Même Caviar, qui aimait son petit confort ne s'autorisait pas à cela en mission. Enfin, si les péquenauds aiment le camping ...


Caviar sort de la voiture, mais au lieu d'emboiter le pas à Juan, elle dépose le Lance-flamme sur le capot.

Bon, y a quand même un problème avec le lance-flamme ...

Caviar jauge les dégâts :
Une mèche rebelle avait roussi, le chemisier noirci, et ça puait l'essence et la chaire cramée ... même l'ongle de son index était pété. Comment ça a pu arriver ? Elle avait surement serrer la gâchette trop fort, emportée par le feu de l'action.

L'odeur de chaire brulée devient trop forte, Caviar se retourne et un pauvre type dont la peau noircie pendouille en lambeaux le long des membres, le visage écorché vif, cheveux, barbe et cils brulés se jette sur elle comme un damné revenant de l'Enfer chercher une âme pour le Diable.

Un geste de recul instinctif devant cette scène répugnante lui permet de reprendre en main Le Dragon qui crache une dernière et longue flamme vers le gars qui n'en finit pas de crever. Puis, visiblement à sec, il toussote et la dernière flammèche s'éteint.
Caviar range Le Dragon encore fumant dans le coffre.

Ouf !
Reprenons, chemisier : foutu! Caviar l'enlève, regarde les traces de sang et de suie laissée par le gars, puis le jette au loin dans un geste rageur.
De toute façons, il fait chaud, très chaud ...

Elle sort un miroir de poche et tente de se recoiffer. Sans sa petite mèche, elle se trouve moins attirante, mais un petit coup de vent passe opportunément sur ses seins pour lui rappeler qu'elle a d'autres atouts.

Enfin, cet ongle cassé commence à la gêner. Elle s'assoit donc à la place conducteur, portière ouverte et étend ses jambes à l'emplacement de la fenêtre pour être à l'aise, sort une lime et entreprend de se faire les ongles.

Il ne sera pas dit que Caviar se néglige lorsqu'elle est de sortie !