Objet Volant Non Identifié [lune 202]

Chapitre débuté par Blanche Neige

Chapitre concerne : radeksinclair, Allegra Duccio, Aleyah, Junk Bond Caravan, blancheneige,

Le jour s'étirait, la pénombre s'installerait dans quelques instants et les moustiques claironnaient à tue-tête, ternissant un brin son humeur. Blanche Neige rêvait de citronnelle avant de songer à un palliatif et se levant brusquement, alla rapidement fouiller dans le sac contenant les plantes ramassées le jour même. Triomphante, en sortit deux brins pour se frotter les bras, le cou et le visage avec quelques feuilles.

Une petite touffe de menthe en main de cligner des paupières en apercevant un objet dans le ciel et les yeux s'écarquillèrent. Illusion ? Pointant l'index dans la direction, de marmonner.

Y a un truc qu'est tom...bé là bas, à plusieurs mètres. Vous l'avez vu ?

***

Aleyah

La black était plutôt d’un naturel taciturne. Depuis qu’elle avait rejoint la petite troupe disparate, elle n’avait pas vraiment discuté avec qui que ce soit.

Depuis quelques temps, ils avaient établis un bivouac temporaire au milieu des marais, et l’odeur pestilentielle du lieu commençait à lui courir sérieusement sur le système.

Afin de limiter les piqures de moustique, elle c’était enturbanné le visage et les mains à l’aide d’un vieux tee-shirt récupéré sur un mort. Au final, seuls ses yeux s’extirpaient de la fine protection de tissu.

Ses yeux justement, elle les portât sur la pin-up qui venait de parler. C’était quoi son nom à celle là, déjà ?

Pour lui répondre, elle dégagea quelque peu sa bouche.

"Moi j’ai rien vu tomber Whytie... Mais si ça peut nous faire une excuse pour lever l’camp d’ce spot, j’suis grave pour qu'on aille chasser ta chimère...

Sérieux, c’est pas l’moment d’choper une maladie bordel, et j’sais pas, j’ai l’impression qu’on squat genre LE lieu ou ça a l’plus de chance d’arriver..."

***

Radek

Le CEO revient de déféquer.
Oui, c'est aussi clair que cela car c'est aussi ça la vie à la dure, la survie dans le bayou.

Il approche du campement de ses camarades.
Et effectivement, il y a de l'agitation...


Un OVNI, princesse, rien que ça ?
Et bien j'ai envie de parler d'opportunité.
De celles que l'on saisit.
Une sorte d'esprit d'entreprise, je suis conquis.

Alors, par sécurité, une seule personne va aller voir là-bas ce qui se trame.

Il regarde autour de lui.
Consulte sa radio.
Fait la ronde, décrit des petits cercles. Ronchonne.

Je ne peux pas j'ai un meeting.
Ça concerne notre amie Elena.

Désignant la caravanière...

Je crois que notre partenaire s'est oubliée, et va à l'encontre des intérêts de la compagnie.
Allegra. Tu restes avec moi, honey...

Reine des neiges. si tu le sens fonce à la rencontre des VISITEURS et établit le contact.
Hop hop hop. Pro-actifs.


***

Allegra

Coup d’œil à l'une, coup d’œil à l'autre, le chapeau acquiesce aux ordres du CEO.

Vas-y BN. C'est toi qui l'a vu, c'est toi qui y va.

Espiègle, l'italienne.

Sauf si t'as peur d'y aller toute seule.

La provocation est claire. Un nouveau type de management peut-être.

Et toi LA !

C'est à l'emmitouflée qu'elle s'adresse, tirant sur une manche du vieux tee-shirt.

On connait toujours pas ton nom.
Oh, tu veux peut-être que je t'en trouve un.
Hmm... La princesse Grenouille ?

Les ravages de Disney.

***

Aleyah

La black riva son regard dans celui de celle qui l’apostrophait... un regard sombre, ombrageux, aussi froid qu’une nuit au pôle avant que ce putain de réchauffement climatique ne vienne en atrophier le sens. Elle n’avait pas l’air de gouter la plaisanterie, si tant est que s’en fut une. Non, pas du tout même.

Sa respiration était lourde, lente, comme encombrée d’un poids... Elle semblait hésiter... résister même... à lui sauter à la gorge... à lui enfoncer les yeux au plus profond des orbites... à lui éclater le crâne à grand coup de fer à repasser... à l’éventrer... à l’éviscérer... à la piétiner .. à la réduire en charpie innommable... Innommable oui... à la...

Puis elle cligna des paupières, et cela résonna comme un clap de fin. Aussi soudainement que ce film gore était apparu dans les prunelles absconses de ses yeux, toute cette haine s’évapora dans le néant –ou, plus certainement, regagna ses pénates intérieurs-

Sans un mot, elle retourna s’asseoir, comme groggy... si groggy d’ailleurs qu’il était loin d’être certain qu’elle ait encore en mémoire, ni son instant de folie, ni ce qui l'avait provoqué.

***

Un léger haussement d'épaules à la mention des maladies.

J'aime pas l'coin mais pour les plantes, ça s'déniche bien.

Son élocution avait du mieux, la mâchoire seulement teintée par un inélégant jaune mais signe que c'en serait bientôt finie, les autres marques ayant disparues. S'apprêtait à enchaîner sur la menthe vu le camouflage déroutant de l'ébène mais Radek s'exprimant, elle ravala ses mots. Petite moue au terme d'OVNI, voyant sur l'immédiat une soucoupe volante, le regard s'allumant d'incompréhension avant qu'elle hoche la tête mais aux derniers mots, un petit pli barra son front, ses doigts se frottant à sa tempe. Les prunelles passèrent à Allegra, sensible à la légère provocation qui se conclua par un petit grognement avant de s'exprimer.

Je suis pas certaine que y ait des visiteurs... si y en a, je... j'agiterais mes feuilles de menthe. Non oublie, je dé...conne.

Même pas peur ! Je vais tout défoncer sur ma route !

Mieux valait y croire que faire bêtement la pétocharde. Qui sait ce qu'elle trouverait sur place. O bien sur une légère appréhension l'étreignait mais aussi de l'excitation de se lancer pour y aller voir de ses propres yeux. Se détournant et s'éloignant un peu, elle prit le luxe de prendre une gourde d'eau, un pull en cas de fraicheur. N'aurait-elle pas oublié l'essentiel ?

Bon, j'y vais.

***

Allegra

L'italienne observe le silence de la black, et s'en désintéresse. Pour l'instant.

Si jamais t'as un problème, t'as qu'à hurler "A moi les 7 nains !".
Et je rappliquerai. Ou pas. Je me sens crevée.

Coup d’œil à Radek.

Et si rien de plus urgent est au programme.

Aucun commentaire sur l'équipement de survie de la princesse, et elle la suivra du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un relief désertique. Elle conservera ensuite une main sur sa radio, inconsciemment ou pas.

***

Il fallait bien que ce type de blague revienne à la charge, Barnabé l'ayant formulé différemment. Un léger rire à la réplique de l'italienne avant de prendre le dit essentiel. A savoir une radio traînant à disposition puis un petit canif dont elle parviendrait bien à se dépatouiller avec.

Promis, j'hurle ça si j'ai un sou...cis !

La honte quand même si elle devait en venir jusqu'à là.
Sa silhouette s'éloigna rapidement du campement, et ne fut plus qu'une vague tache dans le ciel qui s'assombrissait.

Chemin faisant, l'allure assez vive, aucun son ne sortait de ses lèvres hormis son souffle et l'oreille aux aguets en quête d'un bruit insolite. Elle s'interrogeait cependant sur de potentiels visiteurs. Et si ? Elle chassa ses interrogations débiles de sa tête. Naïve parfois mais pas à ce point.

Enfin, le fameux point d'impact se rapprocha et elle cessa de marcher, s'accroupissant afin d'évaluer un danger quelconque. Aurait bien balancé un "qui va là ?" pour s'en assurer mais autant revenir entière de ce périple. Se redressant, elle se courba pour progresser davantage et son pied buta contre quelque chose de dur, ce qui la fit grogner avant de plaquer la main sur sa bouche. C'est perplexe qu'elle fixa un carton tout rabougri, presque sur le point de passer à l'étape poussière semblait-il. Etait-ce vraiment cela qu'elle avait observé ? Une moue appliquée sur la trogne, de s'abaisser et tâter prudemment avec le canif et bien lui en prit car une saleté de serpent s'en extirpa, ce qui la fit tomber sur le cul avec le réflexe de s'écarter promptement. Cela lui avait fichu une sacrée frousse et elle frissonna désagréablement. La crainte dépassée, nouveau tâtonnement et elle parvint à ouvrir le carton après quelques manipulations maladroites. Y trônait un sachet en plastique hermétique contenant plusieurs feuilles. Dubitative, distinguant bien mal à la nuit désormais tombée, l'identification serait ultérieure. Se détournant du vieux carton, elle fouina aux alentours pour ne distinguer rien d'autre.
De prendre la radio et de prononcer simplement.

Pas d'visiteurs mais un sachet d'plantes... Je rentre.

Prudente, elle prit le chemin du retour.