Exemple de Vérité

par James Delaney

dernière modification de James Delaney à 27/12 00:22
mots clés: Le Syndicat , James Delaney, williammunny, l'hôtel,

James Delaney

Exemple de Vérité




Quand on joue avec le feu, il faut y être préparé... Munny avait joué, Munny avait perdu.

Delaney s'avançait dans les couloirs de l'Hôtel, jetant des regards à droite et à gauche, cherchant dans les coins et les recoins de l'abbaye... Cherchant quoi ? Cherchant qui ?... Tout simplement le mec qui avait jugé bon d'ouvrir son clapet sur les ondes, celui qui avait jugé bon de jouer au plus fin avec la CHC toute entière... Il n'était pas question de laisser passer ça. Ceux qui l'avaient côtoyé durant tout ce temps et qui avaient entendu l'intervention radio de William pouvaient facilement se douter de ce qui arriverait...

Le regard noir, probablement un peu alcoolisé, chacun des pas de l'ombre du Tana résonnait dans les couloirs qu'il empruntait. Il avait emporté avec lui ses deux partenaires de toujours, aux courbes fines et tranchantes, il ferait de Munny le premier exemple. C'était Noel avant l'heure...

Au bout de quelques minutes, qui lui parurent extrêmement longues, il avait enfin sa cible devant les yeux. Le grincheux ne se doutait de rien, tout confiant qu'il était, et semblait bien serein. L'anglais marqua un temps d'arrêt puis s'élança d'un pas rapide vers lui... Une fois au contact, sa botte vint frapper un grand coup le côté du genoux...

*Crac*

Un os brisé... Les cris de douleur de l'homme auraient tôt fait d'attirer du monde et tant mieux. Il fallait qu'ils voient, tous autant qu'ils étaient...

Pas un mot ne sortit de la bouche de Delaney, après un bon coup de botte sur le crâne qui envoya le bon Willy tout droit au pays des rêves pour quelques secondes, il noua les deux mains du type avec la corde emmenée spécialement pour l'occasion, la même qui avait servi à la descente en rappel de Blake quelques jours plus tôt. Une fois fait, il se mit en marche, trainant derrière ce sac à patate taille XL. Après quelques dizaine de mètre, il arriva dans la cours intérieur, près de cette croix en pierre qu'il y avait en son centre : l'endroit idéal pour ligoter un otage... ou découper quelqu'un en toute tranquillité... En moins de temps qu'il en faut pour le dire, Jésus fut installé sur la croix, bien serré par le cordage, même si pendant l'opération, il fallut que l'anglais lui casse l'autre genoux pour le mettre à bonne hauteur, ce qui ne manquerait pas de réveillé le patient... L'installation se termina avec le dépot de sa radio sur la croix, transmission enclenchée...

- Et voilà l'putain d'fermier, on y est.

Le manteau tomba par terre, rapidement rejoint par la chemise. James sortit ensuite une petite boite, l'ouvrit, plongea l'index dedans avant de se dessiner deux lignes le long de la joue, du cou jusque sur son torse, par dessus tatouages et cicatrices...

- Tu croyais que tu pouvais jouer sans subir ? Sale clochard...

Ses filles firent leur apparition... Sublimes, brillantes, réfléchissant le moindre rayon de lumière... Elles avaient soif, autant que lui.

Il se redressa et fit signe à ceux qui capteraient son regard de venir.

- Tenez lui sa putain d'bouche ouverte.

Le ton s'était réchauffé, la passion du sang...

Il s'approche, et une fois la bouche de la victime grande ouverte, attrape cette langue qui est responsable de la situation. La lame courbée vient s'introduire à l'intérieur de la bouche et d'un mouvement sec...

Une langue coupée...

Le sang jaillit instantanément, remplissant la gorge du sacrifié... Sans attendre James l'obligea à pencher la tête en avant. Pas question de le laisser se noyer dans son propre sang... Peu importait sa résistance à la douleur, les cris et les sons d'un mec en train de s'étouffer s'entendraient à travers les ondes...

Il recule, regarde la langue et la balance derrière lui... Puis il revient près de la victime... D'un premier coup de Karambit, il lui découpe les vêtements, bien au milieu, laissant un trait fin rouge sa gorge jusqu'à son ventre... Il lui prend le visage et l'oblige à le regarder.

- T'aurais pas dû jouer au con.

Puis se retournant, la lame pointée vers Munny.

- Regardez le bien. Que ce soit clair pour tout le monde. C'est pas une putain d'colonie d'vacance ici !

De nouveau face à Willy, James vient planter très lentement sa lame dans le bas ventre, prenant bien garde à l'enfoncer juste ce qu'il fallait pour pas toucher les organes... Tout aussi lentement, il remonte vers le centre, puis entre les deux pectoraux... Une fois en haut la lame sort et entre à nouveau sur le même point d'entrée et vient faire un contour différent, par la gauche cette fois... Puis il tire sur ce grand morceau de peau, la détachant progressivement de la chair, dévoilant les muscles abdominaux... Dans le regard de James il ne restait que le plaisir... Quand c'est terminé, il porte sa main à sa bouche et lèche un peu de sang...

Un morceau de peau, bien découpée...

Il prend à nouveau la tête de Munny entre ses mains, après tant de cris, il veut voir ses yeux, il veut y trouver la peur et le désespoir... Le sang coule un peu partout autour de la croix, changeant le blanc gris de la pierre en rouge foncé, teintant également la peau de l'anglais, du rouge, du noir et du blanc..

- Regarde-moi. Regarde-moi !

Il relâche la tête avec dégout et recule à nouveau de quelques pas... Il prend une profonde inspiration, le visage et le corps couvert de sang, profitant de l'air frais et du moment... Il caresse du bout des doigts la lame qu'il a en main... Finalement dernier demi-tour, il s'approche :

- Ça servira d'exemple.

D'une main il agrippe la nuque de Munny de l'autre, il plante sa lame dans le bas du ventre et découpe une belle ouverture dans les muscles en remontant, laissant les tripes sortir et s'étaler sur le sol... Il remonte, encore, entre les pectoraux, puis continue sur la gorge, forçant un peu à certains moment... William se retrouve finalement ouvert de bas en haut et ses derniers cris se perdront dans une gorge ouverte sur le monde...