Fondation d'Hellgate

Chapitre débuté par Domi

Chapitre concerne : Domi , Le Comptoir d'Hellgate,






Tristesse et désolation.

C'est tout ce que peuvent évoquer les alentours d'Hellgate.

Les restes d'une zone artisanale et industrielle gisent là, grignotés par une mer grise et sale.

Les vieux entrepôts ou les usines glauques se disputent avec un centre commercial ravagé, des routes jonchées de détritus, de cratères, de véhicules ruinés.

Les abris précaires et dégueulasses sont le royaume du Rat, du Scorpion et du Cafard.

Et au milieu de tout cela...

On trouve la pompe à essence Shell. Ou plutôt Hell.
Des néons lumineux comme enseigne grésillent et crépitent quelques fois au coeur de la nuit...

C'est un modeste bâtiment de deux étages entouré de garages, partiellement détruit puis reconstruit par d'éventuels nombreux repreneurs successifs vu la tronche des lieux, mélangeant ère moderne et bricolage post-apocalyptique.

Au rez-de-chaussée, quand on arrive bien de face et qu'il n'y a pas trop le choix, compte tenu de la configuration du chemin, se tient une longue vitrine encore poussiéreuse derrière laquelle se trouve la fameuse boutique du Comptoir de Dominique.

On y pénètre par des portes battantes lorsqu'elles sont ouvertes...votre arrivée est signalée par un chapelet d'os humains qui s'entrechoquent.

L'endroit parait étrangement aseptisé comparé aux restes. Le sol au carrelage en damiers noir et blanc est presque propre, les rayons sont bien dégagés et nettoyés, jusqu'au frigo hors d'usage.

Vous constatez que les dits rayons sont presque vides.

Il n'y a RIEN ou si peu, des boîtes de conserve, des bidons de flotte, du liquide lave-glace, des boîtes de clous, un étalage de vieux magazines porno pas trop bouffés par les mites ou la carbonisation, ce genre de merdes...

A vrai dire, il y a plus de crânes humains exposés sur les étalages que de vrais articles...

Ici, les lieux sentent un drôle de mélange entre la javel et le shit, ou des remugles d'opium chauffé parfois...

On se demande alors si on a pas fait une grossière erreur, en se pointant là les mains dans les fouilles, quelque chose a l'air de clocher, vous ressentez une sorte de malaise, comme si une chape de plomb était subitement tombée sur votre crâne...


A l'angle, au fond à gauche, le comptoir... Il y a même une bonne vieille caisse enregistreuse, qui ne doit plus servir à grand chose.
Derrière, des masques de farces et attrape vous regardent, depuis les étagères...
Et peut-être un être humain, installé plus ou moins confortablement dans une chaise de bureau Ikea...

Des accès à droite et à gauche indiquent qu'il y a d'autres espaces, mais vous ne pouvez pas y accéder, tout est condamné par des gros cadenas et de lourdes chaînes...

Hmmm...salut James...oh James...j'ai fait des bêtises tu sais...j'ai été très vilaine...James...

Devant le miroir ébréché, elle parle toute seule en réajustant son corset. Elle se mate le boule, bien engoncé dans une mini en cuir, en se plaçant de profil. Son corps est léché par les lueurs sensuelles de quelques bougies et torches alentour.

Puis sa tête maquillée se tourne lentement vers la femme nue, qui pend depuis le plafond de la cave comme un jambon dans une charcuterie, le corps ficelé de toutes parts.

Dominique fait rouler le petit chariot jusqu'à elle, ses hauts talons claquent contre le béton froid.

Ses doigts aux ongles plein de vernis noir glissent dans des gants en latex.
Ils saisissent un magnétophone, à côté des scalpels et des écarteurs.

Jour un.
Individu de sexe féminin numéro trois.
Destinée à la vente si expériences concluantes.
Origine, nationalité inconnue. Portugaise ou brésilienne selon toute vraisemblance.
Identité inconnue.
Stimuli auditifs: positif.
Stimuli visuels: positif.
Stimuli tactiles: positif.
Stimuli thermiques: positif.
Stimuli olfactifs: positif.
Infection stade un.
Hypersensibilité à la lumière.
Trouble de la parole.
Tension anormalement élevée.
Perte totale de l'acuité visuelle estimée dans une fourchette de trente à quarante cinq jours.
L'individu est encore réfractaire aux manipulations et aux ordres donnés.
Compétences manuelles ou savoir-faire à déterminer en deux ou trois jours.
L'individu crie.
L'individu tente de mordre.
L'individu tente de se dégager de ses liens.
Recommandations: exodontie totale. Cordectomie totale.
Punitions positives et négatives préconisées.

Dans son tablier en poluyréthane vert bouteille, des gouttes de sang séché constellant le haut de son front fardé, le bas du visage mangé par un masque à particules blanc tout aussi souillé de giclures, elle observe du coin de l'oeil la môme à côté d'elle, louchant sur les gros paquets de drogues diverses exposés là, empaquetés dans du cellophane ou au fond de quelques sacs plastoc merdiques. Des boites de silènes anciennes, des pochettes de classeurs et des capotes rincées de leur lubrifiant traînent à côté.

Elle place dans l'encoche dédiée la pile pour la balance. Puis appuie sur le bouton "Power".

Et c'est un échec.

Changement de pile.

Et c'est un échec.

La troisième semble avoir raison de sa patience, après un long moment de latence à observer l'écran électronique vierge, les yeux noirs et fixes.

L'engin est fracassé une, puis deux, puis trois, puis d'innombrable fois contre le coin de la table en acier, finissant par se démanteler un peu partout autour d'elles comme une navette spatiale après décollage.

Petit chalumeau en main, elle chauffe maintenant la vieille baïonnette de la guerre 14, avant de tracer quelques stries au jugé sur un gros pain de résine de cannabis, comme on prévoirait la découpe d'un vacherin ou d'une galette des rois.

Un temps d'arrêt, lorsqu'elles sont plongées dans le noir parce que l'ampoule blafarde s'éteint, l'espace d'un instant.
L'infecté s'est arrêté de pédaler, pour une raison ou pour une autre, en bas.

Pas même un soupir. Juste des anges maléfiques qui passent, et qui volent en rase-motte.

Lorsque la lumière revient, la lame s'enfonce aussi sec dans le gâteau huileux.

Déclic de radio pour quelqu'un de précis, quelque part...
Une fréquence, celle de Domi...
On dirait pas vraiment un début de conversation, vu qu'elle ne se présente pas...
Apparemment, elle est occupée à tout autre chose que faire la conversation à la personne qu'elle contacte...
L'émission est en continue...

Korra veut faire sa toilette...alors on va lui faire faire sa petite toilette...
Allez relève-toi, ma petite...

Des bruits, des pas, des frottements, une porte qui grince...

Meggy, remplis le lavabo avec le bidon de flotte, là...
A moins que tu veuilles faire pipi dedans, aussi...
...ça me dérange pas, que tu fasses un peu pipi dans le lavabo, si t'as une envie pressante...
Tiens, prends aussi le couteau...
Il va falloir la déshabiller, il faut qu'elle soit bien propre partout...
On fera des guirlandes avec ses vêtements, qu'on accrochera sur un sapin pour égayer la vitrine...j'aime toujours garder un petit souvenir de mes moments de bonheur intense... ...et puis l'hiver arrive...je sais pas quand c'est Noël, mais je compte bien le fêter... J'ai jamais loupé un putain de Noël...

...

Korra, tu n'as pas été sage...
Tu as été vilaine...
J'aimerais que tu te confies à moi et que tu me dises pourquoi, tu as été vilaine...
Avec tous les détails...
C'est que vois-tu, j'ai entendu que des putains de rumeurs, moi...
...
On me dit que t'as été vilaine... Mais comment savoir vraiment...? Les gens disent tant de choses...
...
Bon...
T'as déjà fait de l'apnée dans ta courte vie...? Le Grand Bleu, ça te parle...?
On va tourner un remake à petit budget...


...


" Je te fais peur au point que tu sois obligée de m'attacher Domi !
c'est ça ?
Je n'ai pas d'arme sur moi, et pourtant tu me ligotes ?

Tu oses me dire que j'ai été vilaine ?

Tu parles d'un prétexte à la con !

Tu n'es toi, qu'une sale menteuse !
Ta parole ne vaut pas plus que la pisse de Megan dans le lavabo, ça ricoche et ça file aux égouts....

Ta force tu la tiens parce que tu t'attaques à des faibles ....

Les filles que tu retiens.....la black avec ses peintures sur le visage....tu t'en prends à ceux qui ne peuvent te résister...
Je commence à mieux comprendre les paroles de Lhonore...."

...

"Et je n'ai rien à te confier vois tu.....parce que je n'ai rien à me reprocher ! "

Quelque part dans le désert, non loin du Comptoir...

L'homme est de toute évidence épuisé par son voyage et la capture de sa proie, il couche dans sa tente...

La fine et grande silhouette pénètre dans le campement dérisoire à pas tranquilles, mains dans les fouilles, sous les trombes d'eau qui glissent sur son imperméable kaki, ne révélant pas grand chose de plus qu'une paire d'yeux charbonneux aux pupilles glacées...

Elle s'accroupit au niveau de l'autre type, attaché à une roue de camion...un gus qui risque de tomber plus malade qu'il ne l'est déjà, empêtré dans ses guenilles humides...elle lui redresse le menton en utilisant délicatement sa lame de baïonnette...évalue de façon brève les ecchymoses, qu'il présente aux mâchoires et à la joue...puis approche de ses paupières un pouce et un index gantés, pour les soulever...ouais...infecté...

Immobile pendant cinq autres bonnes minutes devant le gaillard qui babille, à tel point que l'on croirait qu'elle s'est endormie dans cette posture incongrue, elle se redresse lentement, mains sur les cuisses, pour se diriger vers la tente, avec la même nonchalance que précédemment... Après en avoir fait le tour, elle dégage une sardine de terre, en la poussant du bout de son godillot... Elle sort alors de son imper une bombe de peinture noire, et l'agite un moment comme un shaker, ou une queue bien branlée... La toile orange finit par être couverte d'une grande croix qui bave, sur un des côtés... Elle range la bombe, et fait encore quelques pas... Là, à l'arrière, la baïonnette est de nouveau sortie, pour cette fois tailler brutalement une ouverture dans l'abri de fortune... Le vent s'engouffre dans le trou... Elle y passe sa tête encapuchonnée, ruisselante de pluie...

Et fusille du regard l'homme qui l'observe aussi, depuis sa position allongée, pendant quelques secondes de malaise et d'effarement...

Elle tourne les talons, et repart en direction de là où elle était venue, comme si de rien n'était, sans une explication...



Il commence à faire de plus en plus froid.

Quelques coyotes au Sud hurlent à l'unisson. Au fur et à mesure que ça monte, que ça s'enclenche, que ça se brouille, difficile voire impossible de les dénombrer. Pourtant, elle sait qu'ils ne sont que six ou sept.

Les yeux plongés dans les flammes, elle n'adresse pas un regard à cette saloperie d'infectée qui accourt, courbée, de telle manière qu'elle est presque sur le point de toucher le sol avec ses mains. Gollum, ouais. C'est la métisse, celle qui ne porte que rarement des liens. Elle s'agenouille au côté de sa maîtresse pour réclamer son attention, cherche de ses yeux vitreux la bouche qui ordonne, tire un peu sur une manche de la grosse polaire duveteuse.


L'infectée balbutie. Sa langue natale n'est plus que bouillie.
La femme hache lentement en réponse, de sa voix de basse étouffée par l'écharpe:

Otès, otès, nada, nada.



...



Un silence.
Une pomme de pin qui craque.
Un couinement, qui aurait quelques aspérités interrogatives.

Les animaux se sont tus depuis deux minutes.
La femme répète:

Otès, otès, nada.

Comme une incantation.
L'infectée s'incline et disparait loin des langues du feu, titubante.




...



Megan dort sous trois tonnes de couvertures. Pintée.
Elle a achevé , entre supervision froide et encouragements méthodiques de sa mentor, son septième être humain il y a un jour ou deux. Elle n'a que seize printemps. Et son palmarès cache en une souche le petit bois. Le compteur est bien plus élevé, pour celle qui crée l'homicide, d'un simple regard, de simples mots.

S'ils l'avaient tous vu en compagnie de Jack, paix à son âme, il y a des dizaines de lunes, ils auraient compris. Cette façon imperturbable de faire. Comme si tu mangeais un yaourt, et que tu ignorais que pendant ce temps, tes orteils patouillent dans la merde noire et l'horreur absolue. Ils l'ont compris sans comprendre, lorsque le crâne de la Femme Providence s'est désolidarisée du reste, un crépuscule d'été, et qu'elle rembourrait les creux du crin de ses chevaux. Ils ne l'ont pas compris...ou tous approuvés, quand Darcy découpait ça comme on joue au flipper. Étrange mère qui les a guidés, maternés, puis sacrifiés au trois quart. Pour une histoire de truc qu'elle sent... Pour une histoire d'hormones masculines hors du commun, de bite à qui elle accorderait enfin de la fierté, et surtout pour une question de volonté de puissance. De jeu sexuel si intense. Sans même se toucher. Sans même se regarder. Peut-être bien qu'ils se tourneraient le dos, au final, s'ils se regardaient dans les yeux.

Amoureuse bêtement, encore. C'est ça qui fait vivre, non ?



...



Alors qu'au lointain, Lilo monte la garde dans les ténèbres, comme le brave chien qu'elle est devenue, ses compères roupillent, emberlificotés dans leurs chaînes et enroulés comme un rouleau de printemps géant sous une bâche grossière. Si on veut voler ce qu'il y a dans les lourdes caisses de marchandises reliées à leurs corps, il va falloir se la jouer Arsène Lupin. Ou tailler dans le tas à coups de sulfateuse.

Ils sont tous habillés pour l'hiver.

Tous. Tous sauf un.

La tête engoncée dans une cagoule serrée par des vis, il est attaché à une structure de planches en forme de X au milieu du campement.
Son corps nu est secoué de spasmes. Couvert d'ecchymoses.
S'il survit à cette soirée, il sera bienvenue à la maison.
Shooté comme c'est pas permis, quand il fait bien les choses, s'il n'est pas battu et électrocuté quand il dérape dans les bêtises.
Elle lui retire l'intégralité des dents dans quelques jours, si tout se passe bien.
Dans des conditions sanitaires cette fois proche de la maniaquerie.

...

...ça fait combien d'heures, qu'elle n'a plus dormi vingt minutes ?
Peut-être deux jours.

...

Domi jette son cinquième joint consommé en une demi-journée dans le feu.
Se lève et s'étire.
...écoute les bruits qu'émettent son corps et ses tourments.
Quoi de plus beau que le chant des coyotes, pour célébrer ce qui arrive ?
Elle l'avait dit: elle se prépare pour l'Hiver.

C'est pas demain la veille qu'elle ne fêtera pas Noël, dût-elle être la dernière Femme sur Terre.

Et demain, c'est la putain de distribution des cadeaux.



[...]

Qu'elle est mignonne.

Domi penche légèrement la tête sur le côté, en observant de toute sa hauteur le cadavre. Ses yeux pivotent ensuite en coin vers l'auteure du "chef-d'oeuvre".

Bon travail. Et je prends aussi les fers. Après tout, c'est toujours refourguable.

...ça veut sans doute dire que la dame est contente.

Et j't'ai dit de pas...oh après tout, fais comme tu le sens. Allez suis moi, on va te changer et te réchauffer. Laissons ici notre ancien ami Raton, quelqu'un se chargera du ménage.

Sur quoi Domi tourne les talons, pour contourner le comptoir et tirer d'un coup sec le rideau de la plus petite réserve. Ou un gars muselé pédale sur un VTT branché sur le secteur... Personne d'autre...

Mais merde, ils font tous la sieste ou sont partis chier à la côte ?

La classe...
La grande se dirige donc illico presto vers la porte qui mène à l'escalier de service branlant. Direction l'étage. C'est un peu plus sombre, les chandeliers ça et là sont éteints. Mais en gros, on dirait un vrai squat. Les murs rouges sont couverts de graffitis et de tags vulgaires. Un thème est majeur: des démons lubriques copulent dans tous les sens et toutes les positions. Le couloir donne sur plusieurs portes. Y'a une odeur de tabac froid et de shit, d'opium, mêlée à un fumet de soupe quelconque. Celle où mijotent d'autres lardons ? Domi ouvre une des portes après quelques coups de talons sur le parquet qui grince.

C'est plutôt surprenant. Un vrai petit nid douillet. Une cheminée, avec un feu un peu mourant mais prêt à être attisé. Une putain de cheminée, certes taillée à la va comme j'te pousse...on se demande comment l'endroit a fait pour ne jamais finir en cendres. Il y a aussi un grand lit qui dégage une impression rare de confort et de propreté (même si en vérité ça refoule la mouille, si on soulevait les couvertures pour inspecter les draps) en ces temps de misère...
Une commode, un petit coffre, un grand miroir à peine ébréché, un fauteuil cramoisi et affaissé, quelques chaises... Les tags sur les murs...

C'est très bizarre voire surréaliste. On dirait qu'on a mélangé de l'ameublement bourgeois avec du Ikea et avec des trucs de récup et de keupons...

En tout cas c'est le luxe absolu pour l'époque...ça doit être l'antre personnelle de la mémère...

Domi ferme la porte et s'affale sur le lit, membres écartés comme ceux d'une étoile de mer. C'est à dire qu'on voit clairement son intimité cette fois, mais une bonne grosse vulve velue des familles, peut-être que la gamine en a vu d'autres... Elle finit par saisir l'Astra, fait coulisser le chargeur, puis ôte la balle déjà engagée, avant de balancer ça en vrac autour d'elle. D'un geste pesant du doigt, elle désigne les meubles, l'autre main posée devant ses yeux. En ayant sans doute oublié qu'entre trois fringues récupérées sur de malheureux survivants ou au hasard des ruines, elle a caché un autre flingue, un GP 35. Et prêt à faire feu.

Fais pas chier...sers-toi, sèche toi et fringue toi...fous-toi près du feu...

Vu l'attitude, elle doit se payer un sacré coups de barre... Etant donné la gueule des cernes et ce qu'elle a l'air d'avoir consommé dès le matin ou le midi, pas étonnant non plus...ça arrive, même aux meilleurs... Ou alors...ou alors la présence de la gamine ne suscite absolument pas sa méfiance...voire finit par l'apaiser, et ce avec une rapidité extraordinaire, pour Domi... Faut dire que la gamine ressemble à une mini-elle, malgré la différence de culture... Les mêmes tronches à rendre joyeux un mort...

T'es gentille avec maman hein...maman te donnera toujours à manger, et même du rab...mais pas d'conneries...

Qu'elle dit, un peu à l'ouest...

[...]

Quelques jours plus tard, Domi se fera sauter avec énormément de consentement par un adolescent nippon dans son bureau...une petite frappe, un petit truand...et tombera enceinte pour une violente éjaculation mal maitrisée.

[...]

Quelques jours plus tard, alors que les tambours de l'Hiver éclatent, on ne trouvera plus personne, à la Station Hell.


-Fin du Chapitre-