L'attaque des Clones

par Röntgen

dernière modification de Lydia Sheum à 09/12 12:54
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Röntgen

L'attaque des Clones

Ce texte vaut une bière !

Les jumeaux comme les appelaient l'assoiffée de Liberté aux cheveux rouges avaient bien mis leur plan en branle. Ils voulaient tuer un simple enfant pour lui arracher des mains ses biens matériels.

Pourtant, Röntgen leur avait envoyé un message amical lorsque Jino avait repéré la petite troupe, menée par le jumeau en chef, errant dans le désert. Au vue du casting de cette équipée, Barbe-Rousse et l’enfant prodigue n’avaient pas imaginé une seconde que ces jumeaux puissent être des tueurs d’enfant opportunistes en diable.
Mais Barbe-Rousse était naïf, trop habitué aux bons contacts qu’ils avaient noué depuis sa sortie du métro. Et ceux malgré la mort de certaines de ses connaissances happées par la violence et les vendetta caractérisant cette nouvelle société. Rien d’étonnant pour un nouveau Monde façonné par les vils humains.

Sa naïveté s’arrêtait heureusement à sa capacité d’organisation et à se mouvoir dans les grands espaces. Il avait prévenu Kiba, le Chien gardien, resté en arrière de se tenir prêt à le rejoindre au cas où. Il pouvait vaquer à ses occupations, renifler les alentours mais devait garder ses jambes fraîches et le point de rendez-vous en tête si Barbe-Rousse venait à le siffler.

Et Röntgen avait aussi l’avantage de parler franchement. Cette naïveté était aussi une qualité lorsque son interlocuteur était de la même veine que lui. C’était le cas de Victoria, la survivante qui suivait les jumeaux depuis quelques lunes. Elle se sentait à l’étroit au milieu de ces clones, ne les comprenait pas et ne se voyait pas d’avenir. Elle s’en confia à Röntgen. Qui lui proposa une porte de sortie si elle le souhaitait. Rien d’engageant, juste la possibilité de faire un bout de route en compagnie des rétameurs du cap’tain Bahca. Et par la suite, elle pourrait choisir son destin, Röntgen le lui promit le plus honnêtement du monde.

Mise en confiance et rebutée par ce que lui avait dit les jumeaux, elle finit par s’en ouvrir à Röntgen et lui raconta le dessein funeste des clones. Ils voulaient surprendre et tuer l’enfant. Pour ramasser sur son corps les marchandises qu’il portait et enfourcher son chameau.

Les pensées de Barbe-Rousse s’obscurssirent. Il avait senti que le silence radio des clones étaient douteux et qu’ils tramaient peut être quelque chose. Il avait préféré mettre ça sur le compte du snobinage ou de l’individualisme. Mais il s’agissait en fait d’hostilité la plus vicieuse qui soit.

Il était tant de se défendre et de préparer un plan de contre-attaque au cas où. La première pierre, la plus importante fut le ralliement de Victoria qui abandonna les clones en pleine nuit. Non sans laisser ses marchandises sur place, prise de remords de profiter d’autrui. Elle ne voulait leur être redevable de rien.
Barbe-Rousse amena Jason, Victoria et Locke au point de rendez-vous. Un endroit un peu reculé, légèrement à l’écart et hors de vue du lieu où campait Jino.
Jino affûta ses mollets et guetta l’horizon. Il se doutait que les clones tenteraient un rapproché juste avant le coucher de la lune. La radio de Barbe-Rousse était branché sur sa fréquence.
Elle crépita d’ailleurs de la voix de Claude, le jumeau qui donnait le ton. Röntgen feint la faiblesse et l’impuissance lorsque le clone, sûrement gêné aux entournures par le départ de Victoria, le contacta pour lui faire croire qu’il était bienveillant à leurs égards. Le clone retenta un contact juste avant le passage de lune. Röntgen, cette fois, ne répondit pas, laissant croire à son interlocuteur qu’il n’était plus actif mais endormi à attendre de reprendre ses forces.
Et la deuxième pierre de la contre-attaque avait déboulé la bave aux lèvres. Le Chien était là, à ses côtés, prêt à défendre Jino au péril de sa vie. L’enfant était la prunelle de ses yeux, personne ne le toucherait sans que le Chien n’intervienne quitte à se sacrifier.

Röntgen était tendu lorsque le crépuscule tomba sur son campement. Il appelait constamment Jino pour savoir si les clones avaient bougé. Et l’enfant finit par lui donner la nouvelle attendue et quelque part redoutée. Les clones n’avaient pas abandonné leur projet avec le départ de la fille aux cheveux de feu. Ils étaient là, tapis dans l’ombre, prêt à se jeter sur l’enfant.

Mais Jino se tenait prêt, prêt à enfourcher son chameau. Et s’il n’en avait pas le temps, Röntgen se jetterait à l’assaut sans réfléchir, quitte à rater sa cible. Jino devait donner le signal 30 secondes après l’arrivée de la nouvelle lune, pas plus. S’il n’était pas fidèle au poste, les dés seraient jetés et la haine de Röntgen prendrait définitivement le pas sur sa bienveillance.

-Barbe-Rousse, c’est Jino, j’ai démarré mon chameau, ils l’ont dans le cul !!!

-Bien Jino, reste en place gamin. Il est temps pour nous de prendre notre temps. Et de profiter de la confiance de ces clones. Ils ne nous ont pas vu et lorsqu’ils nous verront, ils sera trop tard, ils seront morts. Je vais faire une sieste en attendant de tes nouvelles. Reste prudent et laisse les parler. Ce sera la dernière fois qu’ils usent leur mauvaise salive. Nous donnerons leurs langues mensongères à manger à Kiba.

Le chien

L'attaque des Clones


Kiba avait marqué un temps d'arrêt devant une femme flamant-rose, si belle, si belle, Whaou ! Tu m'accompagnes ? Allez, viens avec moi, Warf ?  L'homme Barbe-rousse m'attend, à flap flap flap flap flap flap battements d'aile du géocoucou, là où les oiseaux noirs ne peuvent pas nous faire de mal. Warf ? Allez, viens avec moi, Warf ! 
Boum boum, baboum baboum, boum, fit un buisson-boule du désert ; emporté par le vent, il roulait, et rebondissait dans les flaques, fascinant. Et ce qui était fascinant surtout : ça sentait le bon Barbu et la vilaine charogne ! Kiba se redressa aussitôt, bonjour et au revoir, il fila sans attendre rejoindre ceux qu'il considérait comme sa meute...



OUAH ! OUAH ! Voilà un aboiement bien senti pour signaler sa présence, le chien du Nord secoue son poil, arrosant copieusement ceux qui se trouvent là. Barbe-rousse parle, et tandis qu'il tend la main vers la nouvelle femelle, Kiba en profite pour renifler l'entrejambe de cheveu-Rouge, jouant son rôle de clebs à la perfection, Ouaf !

Barbe-rousse tousse au réveil de sa sieste, des gouttes d'eau lui tombent sur la figure. Le clebs hume l'odeur puissante de la mer, elle porte en elle l'invitation au pillage, et l'odeur de rosbif à la sauce d'huître, l'invitation au carnage. Le chef de meute donne l'ordre du départ, ému de joie le chien aiguise ses crocs sous un ciel blême.
A ses flans trottine la meute silencieuse, lorsque la lune sauvage apparaît, pleine de sang c'est une incantation aux valkyries, HAOUHAOUAOUU !

Bê.. bê.. Le petit troupeau qui bêle trop près de son petit, ne sent pas la meute de Barbe-rousse sous le vent, Bê.. bê.. fait la proie vivante. La chasse peut commencer, et ce sera un beau massacre, qu'ils osent toucher à un seul cheveu de l'enfant-Roi ! Le chien du Nord voit défiler le combat dans les rides de l'homme au visage-buisson, il ne retiendra pas Kiba ! Sa langue de chien bave d'une faim sans limite. Sans hésiter, sans ralentir sa course, la meute surprend les petits moutons, Bê.. b.. ?

CLAC !

D'un coup sa gueule broie un corps tendre et vivant, juste sous les yeux du petit.

Jinichi Hoshino

L'attaque des Clones


Jinichi Hoshino, lunettes d’aviateur sur le nez, chevauchant son chameau a pour habitude de prendre quelques lieues d’avance sur le reste de la troupe à Röntgen. Normal, il est leur éclaireur. Rien n’échappe à son jeune regard perçant : carcasses, survivants et parfois cadavres… De ce fait, malgré son jeune âge, il a déjà une vision claire du monde actuel. Pour ne pas avoir à se casser la tête, il a son classement bien à lui : il y a les gentils et les méchants, point. Heureusement, il n’a croisé personne de la seconde catégorie pour l’instant mais ça n’allait pas durer…

Alors qu’il scrute l’horizon un groupe attire son attention. Quatre silhouettes au nord-ouest de sa position. Il en informe immédiatement Barbe-Rousse qui se charge de les contacter. Il arrive à l’enfant de converser directement avec les voyageurs, mais pas cette fois. Ce choix lui a peut-être sauvé la vie. Par la suite, il vaque à ses occupations, en attendant les informations de son meneur. Le gamin prend notamment soin de son chameau qu’il a apprivoisé lui-même. Exploit qui lui vaut le surnom de Petit Prince du désert par Chrash un membre de la bande. Ses petites mains potelées s’affairent à décharger la bête, lui offrir de quoi se restaurer puis pour terminer, de brosser soigneusement sa fourrure poussiéreuse. Il soigne l'animal de son mieux et ce dernier le lui rend bien en l’aidant à arpenter les dunes avec aisance. Cela fait, il monte son propre couchage, une simple couverture posée à même le sable, à proximité de l’animal. C’est à ce moment précis que Barbe-Rousse reprend contact.

Le visage rond s’assombrit. Les méchants! Ils sont là, ils préparent un mauvais coup. Jino doit se tenir prêt, où la mort sera au rendez-vous. Pas le temps de trembler, de pleurer, de prier… L’enfant ne peut compter que sur lui-même. Röntgen lui a expliqué que ces types le rejoindront obligatoirement avant ses compagnons. Pas le choix, il doit se débrouiller seul, gagner du temps. Son sang bout dans ses veines, l’excitation mêlée à de la crainte le pousse à agir. Il se peut qu’il y reste, mais il va tout faire pour se donner une chance. Rapidement, il reforme les paquetages comme Bahca lui a appris et charge le camélidé. Il ne conserve que la couverture au sol et lance un feu de camp pour tromper l’ennemi. Dans la situation actuelle, si ça tourne mal, il prendra la fuite au plus vite. Il ne peut de toute façon rien seul contre trois adultes… Il se saisit de la radio et annonce en criant :


"Barbe-Rousse, c’est Jino, j’ai démarré mon chameau, ils l’ont dans le cul !!!"

La réplique peut paraître incongrue. Elle est certainement dûe au stress du moment, au fait que Jinichi ne soit encore qu’un enfant et qu’il se considère aussi comme un vrai pilote de chameau du désert ! Il termine par un gros rire.

"HAHAAAA!"

Maintenant que tout est en place, que Jino ne peut plus être pris par surprise, le reste du plan est clair. Gagner leur confiance et permettre à Röntgen, au chien Kiba, à Jason Kicri et à la nouvelle Victoria, qui a sans doute sauvé la vie de l’enfant avec ses informations, de les mettre hors d’état de nuire. Il place la radio allumée sur le chameau pour permettre à ses alliés de suivre les échanges et tente de s’occuper en attendant le moment fatidique. L’ennemi est en marche. Au bout d’une demi-heure tout au plus, deux hommes en combinaison bleu semblables en tout point accompagné d’une jeune femme l'air absent arrivent. Leur approche s’est déroulée très subtilement, ils ont contourné les dunes afin que leur présence ne soit remarquée qu’au dernier instant. Sur place, réalisant qu’ils ne pourraient atteindre l’enfant sans qu’il ait le temps d’enfourcher le chameau, ils tentent de l’amadouer… L’un des deux clones s’approche en souriant et déclare :

"Bonjour petit ! Belle bête, n'est-ce pas?
Dis moi mon garçon, où vas-tu comme ça ?"


Jinichi feinte la surprise, se retourne et fait face aux trois personnes jusque-là dissimulées. Pour assurer le coup, il grimpe immédiatement sur son chameau tel un petit singe et serre les rênes. La bête est prête à détaler au moindre geste belliqueux…

"Et mais ! D’où vous sortez comme ça ?!
Vous êtes qui d’abord ?!"


Le second clone resté silencieux semble plus intéressé par un amas de fougères sauvages qu’à un échange avec l’enfant. Il triture la végétation, l’observe, puis rassemble le tout pour former une espèce de coussin et s’installe pour observer la suite de la conversation…
De son côté, le premier s’avance doucement et tend ses mains devant lui, les doigts écartés et les paumes dirigées vers l'enfant en signe d'apaisement. Le ton de sa voix, en revanche, demeure froid.


"Hola ! Hola ! Du calme mon enfant. Tout doux. Nous venons en paix. En paix.
Comme je l'ai expliqué à ton ami, le très cordial Röntgen, nous sommes très intéressé par ton ami à deux bosses.
Et nous sommes simplement venu voir à quoi ressemblait l'animal. Car peut-être pourrions nous envisager un échange, un troc."


Il s'avance encore de quelques pas.

"Je peux le caresser ?"

Le temps de ces paroles, Jinichi remarque le groupe de Röntgen dans le dos de l’ennemi. Immédiatement, l’enfant crie pour lancer l’assaut et d’un geste leste envoie sa hache à proximité de Barbe-Rousse qui s’en saisit. Kiba, le chien du Nord, croque immédiatement le corps du premier clone, le plus proche du gamin et le réduit en bouillie. Le second clone et la femme dont l’esprit avait visiblement abandonné le corps tombent sous les coups du reste de la troupe. Jino observe la scène d'une rare violence, du sang gicle sur son visage poupin mais il ne baisse pas le regard. Les « méchants » sont tombés. Les gentils ont gagné. L’ordre des choses est respecté selon lui. Mais en sera-t-il toujours ainsi ?
Le massacre terminé, le chien Kiba se repaît des cadavres encore chauds. Jinichi s’approche de Röntgen et tire sur son pantalon pour attirer son attention.


"Dis… Ils ont de la chance, j'trouve…
Si j'meurs, j’aimerais que Kiba me mange aussi…
Comme ça, je pourrais revivre en lui. Ouais !"

Lydia Sheum

L'attaque des Clones

Ce texte vaut une bière !

Ils avaient envoyé Caulde pour le sauver. "Ils" c'était ses collègues de là-haut, ses semblables qui les observaient en orbite géostationnaire à plusieurs milliers de kilomètres de là. Et Caulde, c'était le clone déficient, une grossière erreur de conception. Qu'est-ce qu'ils leur avaient pris de lui imposer ce bug ambulant ? Affligé d'un défaut de prononciation et d'un léger strabisme convergeant qui lui donnaient un air de parfait abruti, sa place était au rebut ou en caisson biostasique, pour recycler ses organes.

Comment ce déviant pouvait-ils espérer sauver leur mission ? L'aventure de Claude avait commencé par une catastrophe, un crash de navette de mauvaise augure. Il avait ensuite redressé la barre tant bien que mal, en nouant des contacts utiles et accumulé des observations capitales jusqu'à ce que son compagnon, n2uA6hq6Z0c, soit neutralisé par les bureaucrates d'en haut. Une simple pression sur un bouton leur permettait de plonger les clones dans un profond coma. Une décision absurde et inexplicable qu'aucune de ses récriminations ne pût infléchir. n2uA6hq6Z0c resterait bloqué sur cette planète sinistre, à jamais figé dans les sables.

Il fut ensuite demandé à Claude de traverser désert, sous-sol et canyons pour rejoindre Caulde, ce que fit durant de longues lunes le bon soldat qu'il était. En pure perte !

Claude compris réellement à quel gland il avait à faire lorsqu'il lui tripota la bite. Une bite non conforme, biscornue et tordue en un angle impossible qu'il avait empoigné devant une Victoria interloquée. Le clone avait ignoré superbement la rousse lors de son arrivée dans le camp. Sans lui adresser la moindre parole, ni lui accorder plus d'attention qu'à une brouette ou un cabat, il était entré en communication télépathique avec son collègue. Et coupant court à ses pensées décousues, pressé par les frustrations et les longues lunes d'abstinence, il avait ouvert la braguette de son double débile pour palper son membre monstrueux, jusqu'à ce que Victoria ne les quitte précipitamment.

Et c'est une fois Caulde en lui que Claude pressenti le naufrage qui s'annonçait. Ce fut une sodomie rugueuse, mêlant plaisir et souffrance, bien loin des va-et-vient réguliers dont il avait l'habitude avec ses pairs. Un ramonage grossier qui le fit suer à grosses gouttes et le laissa pantelant dans le sable pendant de longue minutes, son point P ravagé comme jamais.

Voilà le triste sort qui l'attendait. Une fin grotesque et douloureusement inutile.