Romeo et Juliette

Chapitre débuté par Homere

Chapitre concerne : blancheneige, Homere, dodotraveller's,

C’était une belle journée d’été dans le désert, 40 a l'ombre, du haut du phare Homère scruté l'horizon.
Bon a rien, sauf a pisser dans des bouteilles, les faissant passer pour de l'eau mal filtrée. Le costume vert avait était désigné pour faire le guet.
Tout le monde au Black Hawk Peak s'activé, marchandé, construisé, nourrissé les captifs, sauf lui qui ne faisait rien, occupé a regarder.
Rêveur il observait les hommes comme des petites fourmis.

Quand il la vit. Elle.
Et la était tout l’intérêt de ce récit. Celle qui deviendrait la muse de l’œuvre. Elle.
Sans attendre et pour être sur de lui. Il abandonna son poste dévalant le somptueux escalier en spiral du phare.

Arrivé les pieds dans le sable vit l'irradiante beauté. C’était elle... oui ...
Autour de lui le grabuge des hommes du peak et de la caravane fraichement arrivé marchandé a voix haute. Très haute.
Les chaleurs du moment ayant sans doute échaudé les esprits.
Le poète vert ne voyait rien que le beau minois. Il traversa les siens.
Traversa les étranger et se présentant directement a la jeune femme.

MA DAME... Permettez... Homère, poète analphabète, pirate au grand cœur.

S'inclinant royalement, en faisant des tonnes. Se redresse les cheveux sur le visage sans prendre la peine de les remettre.

Nos deux familles parlent fort mais ignorez les.
J'aimerai vous peindre ma dame.
Votre beauté insolente s’accommoderait parfaitement avec mon art.

Il se courbe a nouveau. Puis de ses mains lui montre la direction de la plage pour qu'elle le suive.

Un phare en bord de mer, quoi de plus normal à l'origine. Il n'était pas de prime jeunesse mais la jeune femme s'en souciait bien peu. Le long séjour dans le parfum nauséabond des marais et sa pluie de moustiques gros comme des mains d'hommes l'avait presque épuisé. De fait, ce lieu pourrait presque sembler le paradis, si ce n'était le trop de monde à perte de vue. Tant que cela semblait étourdissant et son souhait premier était un départ dans quelques lunes et non quand l'hiver se radinerait avec ses frimas. Malgré tout, son humeur était égale à sa personnalité visible. Sereine, en tout point, le sourire semble-t-il facile.
Pour ne pas déroger à la politesse, elle suivit ses compagnons pour une sommaire présentation. Arracherait-elle des fous rires ?

Un rajustement rapide de sa queue de cheval, quelques mèches s'effilochant sur les joues opalines et le cou gracile, tout aussi bref pour l'étoffe légère de sa robe azur arrivant au dessus des genoux, de simples sandales plates mettant les orteils à nu.
Les prunelles englobèrent l'ensemble avant de s'exprimer avec simplicité et là, un étrange être roux, pourvu d'une moustache lui tint un drôle de langage. La peindre... Etait-il sérieux ou divaguait-il ?
En parallèle se tenaient les échanges entre les leurs et les siens, qui visiblement débutaient sous des auspices peu reluisantes mais Blanche Neige avait toute confiance en Radek pour qu'ils ne se fassent pas rouler. L'avenir en dirait bien plus.

Les yeux gris observèrent Homere avec curiosité, intérêt et méfiance.

Je ne puis réellement les ignorer car je fais partie intégrante de la Caravane mais les négociations, je les laisse à ceux qui les maitrisent.
Me peindre... Etes vous un véritable peintre ? Que désirez vous exactement peindre de ma personne ?

L'air iodé abondait, la chaleur écrasante également mais le suivre jusqu'à la plage indiquée, la brune hésitait un brin. Un pli amusé étira néanmoins ses lèvres.



La politique n'avait plus sa place. Parlant a lui meme.

Une déesse en caravane...

Soupirant comme si cela était fantastique. Levant son œil au ciel.
Le bouffon vert, le poète laid, l'animal a la respiration forte, déploya ses grands doigts, prolongés d'ongles en spirales d'au moins 10 cm. De sa poche il sortit une cigarette mi-fumé, mi-entiere, mi-ratatiné. Entre son index et son pouce la cala puis l’alluma tirant difficilement sur le mégot.

Le tout dans un silence ou il ne la quitta pas de l’œil.
Son œil de verre immobile, ou l'on pouvait presque se voir.
L'autre organique s’agite de bas en haut, de haut en bas.
Puis dit, inspiré.

VOTRE PIED MA DAME,

Écarquillent l’œil, (cf:photo) fumeur éblouit hallucinant.

...le pied. Votre divine majesté ...

Grogne.

...NON madame, vous n'y êtes pas!
PEINTRE MOI ! Plutôt crever que de me limiter a ça ! Je suis artiste tout court.
Une multitude ! Un ensemble ! Une cohésion ! Une prolongement de moi meme !
L'art est tout jeune femme.

Lui tourne autour silencieux. La déshabille du regard jusqu’à la moindre couture.
Des deux familles au loin on entend un mot ressortir plus fort de la négociation en cours.

COMMUNISTE !

Lui frivole ne semble pas y faire attention obsédé par ce qu'il voit.
Ce model. Merveille de la nature.
S’arrête a nouveau face a elle. Le regard fixe sur son pied.
Puis sa tête malade parlant a son pied exquis.

L'art est tous ce qui nous reste dans ce monde irradier de violence...

Les mains derrière son dos, les index à peine entrelacés, les prunelles se teintèrent d'une lueur d'étonnement et d'incomphérension aux propos de son vis à vis, se gardant de tout autre émotion quand les ongles tortueux attirèrent son regard avant que le comportement ne lui arrache une moue fugace sur les lèvres.

Mon pied... Il est certes bien joli mais de là à le peindre. Qu'y gagnerais-je en contrepartie ? Si l'art est mis dans la balance, celui-ci s'vend et ne s'offre pas gratuitement.

Un sourire mi-amusé, mi-moqueur vint égayer ses lèvres malgré le rôle que jouait l'unique oeil valide en cherchant à percer à travers l'étoffe.

Qu'envisagez-vous d'faire exactement avec mon pied ? Quoiqu'il en soit vous êtes vraiment bizarre mais j'dois pas à être la première à l'remarquer ou l'dire.

Ne venait-il pas à l'instant de s'adresser à ses pieds ou s'agissait-il de l'illusion créée par la chaleur et sa fatigue personnelle ?


ARGENT.... MONÉTISATION.... AAAAHHHHHH ! MA DAME !

S'exclama le dramaturge de la première heure hasardeuse.

NE soyez pas une valeur marchande, MA DAME ! Il y a des choses qui ne se négocie pas MA DAME, ne mélangeons pas les James brown et les négociants d'assurances. M'enfin...

Le doigt a l'ongle immense la pointe.

Vous n’êtes pas une marchandise MA DAME mais une divinité de la nature.
REGARDEZ autour de vous le monde laid bassement terre a terre qui ne vous arrive pas a la cheville. Vous les faites tous pâlir MA DAME, ces sous être a la vie bien courte.
Imaginez vous votre vie éternel sur cette toile figé ?


VOUS.


...


Vous Déesse... pas votre pied... Vous être... votre éternité majesté...

Dramatisant une inclinaison majestueuse.
Puis d'un ton solennel. Regardant le sol.
Le pied.

J'ai besoin de découvrir votre pied pour vous arriver a la cheville.
OH GRACE.
Le pied n'est que l'inspiration essentielle a ma bonne compréhension de votre SURRÉELLE être créatif... La notion, l'intention, l'onde gravitationnel de votre essence...

Se voulant délicat et bon, malgré l’agressante laideur de son visage cratérisé par la vie.
Étrange morphologie que l'homme dans le costume vert.

Je vous propose une performance artistique. Une expérience.

Il tombe soudainement a genoux, tendant les mains accusateur sur ces pieds délicat qui foulent la violence de ce monde.

Ma Dame laissé moi prendre mon pied

Une légère transe l'envahie.
Patient reste main tendu.

Votre pied.

Rêveur et fasciné.

Les prunelles ne le quittèrent pas une seule fois tandis qu'il s'exprimait d'un ton réellement convaincant mais cela suffirait-il à la faire plier ? Rien n'était moins sûr.

Le monde est tel que l'homme l'a laissé, à son image. La nature elle, survit à tout, ou presque.
J'ne suis pas venue ici pour être immortalisée d'une quelconque façon mais pour prendre un peu d'repos et ne pas souffrir des moustiques.

Maintient ses pieds sur le sol même si la litanie particulière l'inciterait à lui offrir ce qu'il demande, supplie même et à genoux. Pas la moindre lueur de pitié ne transparait, ni l'envie de reculer pour échapper aux ongles crochus. Il lui tendrait une pomme qu'elle trouverait la situation particulièrement cocasse vu le nom dont elle s'affuble.

Vous avez attisé ma curiosité mais... cette séance artistique n'verra le jour que demain, à moins que vous ayez changé d'avis ou moi même.
Bonne nuit.

Supposant que la nuit lui ferait revoir ses intentions. Un sourire en étirant légèrement ses orteils puis elle s'éclipsa en vue de visiter un peu les lieux et surtout, dormir sans crainte d'être agressée.

Arrivée la veille au soir, la première véritable journée au Phare s'était visiblement déroulée sans heurt. La jeune femme avait traîné sur la plage, admirant le ressac des vagues avant d'être tentée d'y plonger mais seuls ses pieds avaient eut droit à ce luxe car il était impossible de se rincer ensuite le corps à l'eau claire, eau si tristement précieuse.

En fin de journée, la gestionnaire semblait-il, Liselotte, leur ordonnait de rendre toute possession vitale à la communauté. Eau, nourriture et médicament.
Si tous, de la Junk Bond, étaient enclin à travailler à l'essor du lieu, se démunir du reste leur était clairement impossible.
En parallèle, Liselotte avait organisé une réunion entre Radek et Balthazar pour discuter du fameux vol ayant eut lieu quelques semaines plus tôt. Réunion prévue pour le lendemain.
Blanche Neige n'y participerait pas, nullement invitée d'ailleurs, mais le concept étrange de se mêler de leurs actions lui déplaisait, faut dire.
Leur CEO avait de toute manière fait part de leur départ imminent, ce qui souleva d'étranges tensions. Ils n'avaient absolument rien utilisé des rares infrastructures en place. En somme, ils repartiraient comme ils étaient venus, sans rien de plus.
Ce soir là, Bronco, avec toute la finesse dont il était capable, pisserait du haut du phare puis proposerait à tous de se bourrer la gueule avec quelques bières, non sans un potentiel combat entre femmes, la boue en moins.
Ce dernier amusait Blanche Neige et elle lui vouait un respect qu'elle tenait secret. Si elle lui balançait à loisir quelques piques, elle adorait sa verve haute en couleur, malgré le côté un peu limite de certains propos. Il était ainsi, fou mais entier.
La dite proposition de combat folklorique ne rencontra qu'un morne silence.
La jeune femme n'aura fait qu'apercevoir Homère ce jour là et elle se promettait de le croiser au lendemain, avant le départ de la Caravane.

***

Second jour. Malgré la fin du séjour, elle ne ressentait rien de particulier. La Junk Bond était un peu comme une famille qui s'était greffée à elle, dans l'ordre naturel des choses. Mal en point après une agression lorsqu'ils l'avaient recueillie, elle s'y sentait bien, malgré le côté hétéroclite qu'ils affichaient tous.
Se préparant au départ en rassemblant ses quelques effets, une étrange rumeur vint jusqu'à leurs oreilles et à laquelle, sur l'instant, elle ne crut pas.
Angus venait d'être capturé après avoir été isolé par le groupe dédié à la défense du Phare. La rumeur n'en fut plus une quand elle vit de ses yeux que c'était véridique. Le Phare n'était-il en fait qu'une prison ? Etait-ce le vulgaire moyen pour les contraindre à demeurer là ou ils ne voulaient être ?
Il fallait désormais négocier pour récupérer Angus afin de repartir. Mais cela semblait bien mal parti, même si Radek prenait le fait à la plaisanterie et qu'il s'agissait bien d'une leçon à leur encontre, comme l'avait déclamé Liselotte.

Cela prenait une tournure salement dérangeante. La jeune femme n'aspirait qu'à se soustraire de l'atmosphère relativement étouffante et rien à voir avec la température estivale. L'envie de barboter dans l'onde salée la tentait mais elle patienterait pour cela. Si encore elle ne finissait pas démembrée. Ainsi, suite à l'altercation dû à la capture d'Angus, la semblable proposition fut faite au dit poète. L'était-il réellement ? Quoiqu'il en soit, cela lui procurait une légère distraction, suivant de loin les autres propos, sans s'en mêler, confiante que la situation se désenliserait. Trop naïve sûrement, au vue de l'étroitresse d'esprit régnante.
S'adressant à Homère.

Je sais que vous n'y êtes pour rien, bien que vous vous soyez moqué du tour pendable qu'on nous aura fait. Si le coup est joli, je l'admets, soustraire la liberté à autrui est mal.

L'esquisse d'un sourire avant de reprendre.

J'ai eut le temps de réfléchir à votre offre et si je devais m'évaporer, je vais consentir à vous faire bénéfice de mon pied. Mais je suis étonnée que vous n'ayez pas déjà déniché un pied plus intéressant que le mien.

Le pied au dessus du sol, elle orienta sa cheville gracile dans un sens puis l'autre, étirant les orteils en toute fin.

BEAU ! BEAU !

Partit.

Le pied a cheville s’envola devant ses yeux "ebobis" par tant de beauté !
Retour brutal a la réalité radioactif. Tout était radio-actif.
L'air, l'ambiance, la sale gueule de l'humanité... tout...

D'aussi loin qu'il se rappel en fait le monde avait toujours était cruel, comme ca. Mais la ... 2 secondes plus tôt... C’était le paradi.
Et il l'avait raté le con. Monde de merde.

Jamais une femme n'avait vraiment passé la barrière laide de son visage. Le bonhomme était plus très frais faut dire... C'est qu'il en avait vu des choses étrange dans sa vie. Des trucs flippant. Des trucs defigurant.

Encore une qui le fui... AAAAHHHHHH Laideur Homérique.

BAH...
Il prend son envole, il a manger et a boire ici.
Il a soif il va pas se gener.
C'est bien ici, faut pas être regardant sur la qualité, , , mais au moins tout est mit en commun. C'est comme ca.
Aventurier dans les décombres il part pour voire a quoi il peut être inutile aujourd'hui. Il a fait sa part, il a pas l'intention d'en faire plus. Faignasse.

Fouinant il apercoit une table au loin ... un rassemblement en petit comité... Dans la nuit fraiche étoile du désert.

S'il allait fouiner regarder voir ce que font les autres...
Il y a pas a dire c'est organisé au phare... Trop bien meme!
Des reunions des maths a faire d'l'orga... ...PAS POUR HOMERE.
De l’efficacité rationnel en veux tu en voila.
La formula ONE de la survivance du nombre.

Bon c'est vrai que souvent il y avait des soustractions...
Mais a la fin dans l’équation ça en faisait toujours plus pour les autres...
BAH !
BAH !
BAH ...
BAH ...


Il crache 3fois.
Comme d'hab il y a du mouvement, la plupart des gens sont franc du colié et ça parle fort comme dans un PMU un soir de match. Et puis ça part dans tout les sens, si t'as pas l’habitude ça fait pas sens...

...Alors Homère pour tout et pour rien y met son grain de sel.

Il se souvient de parler a tout le monde de tout et de n'imp'.
Aujourd'hui ça n'a plus d'importance.

Il disparait dans les sombres méandre de sa vie et se laisse porter en oubliant tout jusqu'au lendemain...

Parle fort, rajoute la sauce piquante aux verbes, puis gerbe les mots a l'haleine d'alcool.

...
Les chimères passent.
...

Il est au sol étendu, gueule de bois, sa tête martelle.
Il s’était pourtant promis.
Ses yeux s'ouvrent.

Le pied....BEAU ! BEAU !
Le beau membre est de retour.
Difficilement, mais excitée, le vers de terre vert, rampe sont costume encore alcoolisé de la veille jusqu'a la divinité... Il rampe. Lamentable.
Si prés est le pied pourtant complétement inaccessible.

Divines majesté ! Tu es de retour.

Vieillard avant l'heure des lendemains qui chantent.

Ta présence m’honore !

Les mots de politikos de la jeune femme au réveille lui apparaissent dans son esprit embrumé. Puis il souffle las.

Mademoiselle c'est mathématique... Vous ne pouvez vous y soustraire.
C'est la lois par ici. Tout vous sera restitué a votre départ.

Il y a un mec qui note tout.
TOUT !

Fit il a l’élocution bourré...
Puis confient a l’époque.

Un arrangement va être trouvé soyons optimiste.
Voyons plutôt en grand les opportunités de ce monde avant qu'elle ne s'echappent.

D'en bas la pointe de l'ongle de 20cm la pointe.

VOUS! MA DAME ! Vous l'opportunité essentielle.
Les gens doivent voir la divine beauté en vous.

La Chance d'une vie de vous rencontrer.
Laissons les bas hommes a la sale besogne.
Et laissez moi contempler l'ampleur de votre majesté bordel de merde.

Sans aucune animosité il conclu cette phrase avec ces mots.
Rampant jusqu'a elle, s'approchant du pied.
Heureux comme un explorateur de terre promise.

Madame je voudrais que vous soyez l'essence, l'inspiration d'une création.
Une œuvre ... Un tentative... Une giclette artistique... intemporelle

Il avait presque du courage dans la voix.
Puis d'une intonation conquérante il osa.

Collez votre pied sur mon visage.
Écrasé moi de votre hauteur !
Que votre bassesse soit la muse de ma hauteur.

Le costume vert git au sol. Face vers le ciel.
Attendant en transe de prendre son pied.


Etrangement, malgré la physionomie d'Homere, la brune ne parvient à déceler la laideur. Il aiguise sa curiosité, c'est certain. Puis, devenue par la force des choses, une adoratrice de la moustache, la sienne a cette petite touche qui la sensibilise. Le pied se meut délicatement, dispense un brin d'air chaud, provoque l'ondulation de la robe mauve contre ses cuisses nues. Elle suit des yeux l'avancée rampante avant de fixer les mains qui ont besoin d'un sérieux décrassage.

La loi...Justement, notre départ est annoncé et en réponse, l'un des notres s'trouve entravé. L'autre esclave là, est proche d'la mort et étant passée non loin, l'odeur me soulève l'estomac. Si c'est ça la loi... Pourquoi n'ont-ils pas respecté notre volonté de quitter les lieux ? Veulent-ils nous enchaîner à notre tour pour travailler en dociles esclaves ? La liberté... chacun devrait pouvoir conserver ce droit.

Les épaules se haussèrent légèrement en conclusion. Faire fi de la discussion en cours, bien que l'oreille se tendait pour guetter un semblant de positif, et que l'autre écoutait Homère. La suite des propos lui fait froncer les sourcils. Avait-elle bien entendu ?
Quand il se jette au sol, elle se courbe en deux, posant les paumes sur les cuisses, détaillant les traits masculins, la poitrine nue se collant au tissu qui la recouvre.

Mon pied, vous êtes bien sûr ?

Petite hésitation, les prunelles grises se font espiègles alors qu'elle se redresse lentement pour ramener son pied contre sa cuisse pour le dénuder. Propre certes mais la sueur sera présente entre les orteils, l'odeur saline renforcée par le trempage des pieds la veille.

Je vous offre mon pied... Vous pourrez le sentir à volonté.

Les traits féminins s'ornent d'un sourire. Délicatement, la jambe se tend, le pied aussi, la plante un brin rétractée s'égayant de quelques plis avant qu'elle ne provoque la détente de celle-ci. La peau semble douce à l'oeil nu, le talon l'est aussi. Lentement, elle approche le pied du visage mais sans se résoudre à le lui coller proprement dessus.


De sa basse laideur moustachifaire l'homme éblouie par le rayonnement de la femme, tout simplement angélique, observe ouvertement et avec insistance les courbes avantageuses de la déesse. Aux anges, béat d'adoration il lance sans y faire attention.

Politikos, Politikum...

Voulut il gardait pour lui, mais les mots s’éparpille dans les airs et flottes jusqu'aux oreilles de la douce enfant.

...Nous sommes tous esclave des dures lois de ce monde.

La cigarette jamais très loin a la main, il aspire une grande bouffé et comme après l'amour expire langoureusement.

Il admire le pied brasser la fumée.

Les visions hallucinantes l'emporte un instant dans les méandres de sa créativité. Le bref instant s’épuise alors qu'il continue d'expirer, revenant a lui.

Mais vous n’êtes pas de ceux qui meurt. Le jeu des mortelles ne vous concerne pas. Vous êtes bien plus que ça.

Le pieds s'agite au dessus du visage laid.
Homère est hypnotisé.

Je suis votre esclave MA DAME. Votre esclave...
Voyez, vous avez aussi le votre. Votre esclave...

Le bipolaire a l'oeil unique, change de ton, l'ardeur l'aidant, les dents sales se découvrant pour laisser échapper des mots de fanatique, ordonnant a l'attente de succomber a ses désires égoïste.

MA DAME VOTRE PIED !

Sa sonne comme de la colère, mais ça n'en est pas.
C'est juste un caprice d'artiste trop impatient de sa friandise mécènale.

SUR MON VISAGE !
ON BOSSE OU ON PARLE POLITIQUE !?
Qu'avons nous a faire de ceux ci ?!

L'homme, le junkie, le poète, l'afreux, le mendiant

Posez votre divine voute plantaire sur mon existante insignifiante...

Rien de tel qu'un soupçon de frustration et elle tint le pied au dessus du visage, qu'elle se garda bien d'effleurer. L'espièglerie illumine les prunelles lors de l'impatience masculine. Le but est atteint. Joue allégrement des orteils, les rétractant pour les pousser en avant et revenir les recroqueviller.
Le timbre léger assorti d'un soupçon de gravité.

Esclave peut-être mais j'ne vous enchaîne ni ne vous forcerais à faire quelque chose... J'en ai à faire mais j'suis pas la mieux placée pour parlementer.

Un coup d'oeil furtif en direction de Radek et de la môme qui se prenait pour le nombril du monde avant de revenir à Homere et à son visage.

La patience est une bien belle vertu... Je comprends ce désir de me sentir le pied et si j'ai dit que vous le pourriez, c'est que l'engagement tiendra. Douteriez-vous de moi ? Craindriez-vous que ce pied s'évapore ?

Ancre ses mains à ses hanches tout en abaissant le pied vers le visage de l'impatient. La pulpe des orteils vient délicatement frôler le nez et son arête, progressant vers les yeux avant que le talon ne s'établisse en plein sur le front et d'incurver le pied pour prendre possession du support offert, en toute légèreté.

Ce pied est votre pour le temps imparti dont je dispose. Sentez moi à votre guise et de la manière que vous soufflera votre art.

Cette dévotion déclamée lui procure une bien étrange excitation.


Le pied s'approche, il tire une ultime late sur une cigarette zigzaguant.
Crache le mégot au loin. Souffle la fumé sur le pied comme en pleine cérémonie d'ayawaska.

L'homme, le poète, l'artiste, l’étrange, le moche ne semble plus en pouvoir.
Le pied ne le touche pas que l'on dirait un disciple d’église fanatisante d'Harlem.

On l'a jamais touché lui le lépreux. Jamais une femme de cette beauté ne lui a fait cette honneur.

Le pied se pose sur les points centraux de la créativité.

OOOOHHHHH MUSE !


Il vibre comme un vibro.

DIVINE !

La voix s’élève dans tout le phare.
La créativité in-vitro se libère.
Mystic transe.

DIVINE MUSE JE VOIS VOTRE GRANDEUR !
OOOHHHAAAAARRRRR
GGGGGGGGGOOOOOOOUUUUUUAAAAAAFFFFFFFF

S'en est d'un ridicule, navrant, l'asticot dans son costard vert gigote simule l'illumination. Bave, tremble de chaque membres, le chibre en érection a travers le futal, imitant le phare mais en plus tour de pise.
Autant créatif qu’éjaculateur précoce.

Je vous vois de ma bassesse terre a terre laideur.
Vous illuminé la noirceur de se monde.

L'homme semble soudainement épuisé les gigotements s'estompent.

L’œuvre sera faite en votre honneur divine !

Le fil de fer ne bouge plus.

Le pied se sera agité en un doux mais ferme balancement pour disperser les volutes de la fumée et éviter, vainement, que l'odeur ne touche la peau.

Blanche Neige croit-elle tout ce qu'il dit ? S'il est en mesure de simuler par ces paroles fortement clamées, voire même hurlées, elle doute qu'un homme soit capable de forcer l'érection, sans la moindre stimulation à sa portée. Le sourire ne la quitte pas, se faisant doucereux, un tantinet provocateur pendant qu'il semble prendre son pied de deux manières.

J'ne peux illuminer l'monde et lui retirer de sa noirceur. Elle est en chacun d'nous sans doute et je serais bien trop vieille avant d'avoir croisé tous les survivants.

Le pied s'incurve sur le côté afin de frôler la tempe de la pulpe du gros orteil puis elle se rechausse lentement. Ses mains regagnent le bas de ses reins, elle se penche à nouveau et prononce, la voix basse.

J'attendrais votre oeuvre. Contactez moi à c'moment là.

Quelques éclats de voix lui font redresser le corps. Futil espoir d'avoir cru que la discussion serait bénéfique. Une seule interlocutrice, Liselotte, qui n'avait même pas atteint la puberté encore. Tout ce cirque avait-il été orchestré dès l'instant ou la Junk Bond avait pénétré en ces lieux ?

Si pourvue de sérénité et de motivation y avait de cela trois jours, elle savait désormais qu'elle haïrait le moindre mur autour d'elle, comme si la claustrophobie l'avait soudainement frappé et cette sensation s'accroisserait tout naturellement.

La Junk Bond Caravan quitta les lieux, sans attendre que le groupe de Tissi, en viuel, ne les rejoigne à la sortie du Phare car y avait tout à parier que l'opération avait été pensé et Radek ne prendrait ce risque.
Pour un simple vol, ils payaient un lourd tribu. Angus resté prisonnier, Barnabé ne les suivant pas pour une raison dont elle ignorait tout.



***

Quelques jours plus tard, alors qu'ils avaient des projets plein la tête pour soutenir Lhonore, Sybille et sa horde de clébards moutonniers se déplaceraient jusqu'à eux, à grand renfort d'arcs. Pauvres proies faciles qu'ils étaient.
Radek, Bronco, Joe perdraient la vie.

La plus si joyeuse troupe se scinderait après les faits. Allegra demeurant avec Lhonore, Blanche Neige et Aleyah sauraient trouver une main tendue.


Si l'histoire aurait pu en cesser là, la deuxième édition de la Junk Bond serait enterrée dans l'oeuf.
Qui dérangeaient-ils réellement ? Le mystère resterait entier, ou pas.