Tu ne tueras point

par Vash The Stampede

dernière modification de Vash The Stampede à 23/09 14:07
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Vash The Stampede

Tu ne tueras point

Ce texte vaut 2 bières !

Mémoire.

Des tirs retentirent au loin dans la vallée, à intervalle régulier. C'était une chose courante en Arizona, cependant Rem remarqua l'absence de son fils et s'imaginait déjà le pire. Elle le savait porté sur la chose. C'était pas un garçon comme les autres. Oh non les jouets en plastoc ce n'était pas son truc du tout. Ce qu'il voulait c'était tenir le chrome bien lourd. Le bruit si caractéristique du chien lorsqu'on le bascule en arrière. Et elle connaissait son inclinaison pour ses armes à feu...

Dévalant la vallée à toute vitesse avec sa robe dans les mains, elle cherchait l'origine de ces tires, mais surtout son fils...

Knives: *Pas mal... tu fais des progrès on dirait...*

Vash: *Oé, tu vois comme je vise? Quand je serais grand je serais le meilleur tireur d'élite. Bang, bang et reban...*

Rem: *VASH! Doux Jésus! Mais qu'est-ce qui te passe encore par la tête?! Tu as encore déniché un foutu revolver et tu t'essaies encore à devenir le pire des délinquants! Mais que t'ai-je dis à propos de ces armes dangereuses?! Tu ne raisonnes donc pas?! Jette-moi cet objet de mort et rentre immédiatement à la maison. Et je ne veux plus jamais que tu fréquentes le fils des Wallaces. Ce vaurien va t'entraîner directement en prison. Si ton père était encore là... Il saurait quoi faire de toi!*

Knives: *Oups...bonne chance avec ta daronne mec... je file...On se revoit plus tard.

Vash: *Oh merde...Je vais prendre un savon...*



Ce souvenir le hantera à tout jamais. C'est peut-être le meilleur qu'il garde encore au fond de lui-même quasi intact. Mais cependant, impossible de se rappeler de son visage et de ses yeux. Son parfum avait déjà disparu depuis bien longtemps, lui. Et ses traits du visage deviennent de plus en plus estompés avec le temps. Comme une petite pluie qui efface des écritures, peu à peu, le souvenir de sa mère lui échappera inexorablement. Ce furtif souvenir est douloureux, mais c'est le seul qui lui reste d'elle.

Vash The Stampede

Tu ne tueras point

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Le Début et La Fin.

Il était nuit et dans la ferme des Alvein, l'ambiance était comme à l'accoutumé, calme voire nostalgique malgré le simulacre festif qui s'y déroulait. Il manquait une personne. Une personne importante pour lui et certainement aussi pour sa mère. Ces moments-là sont toujours propices aux souvenirs enfouis. Une fête est pourtant le moment privilégié pour l'amusement. Mais il était aussi une source de douleur intarissable, car inexorablement le souvenir de ceux qui nous ont quitté et qui auraient pur partager cet instant avec nous revient. Son père lui manquait terriblement. Une douleur improbable le crispa à chaque fois qu'il pensait à lui.

Et voilà que Vash fêtait déjà son 19e anniversaire, en présence de sa mère et en compagnie de quelques amis, qui n'étaient en réalité que le voisinage. Les femmes s'affairent dans la cuisine et gloussaient par moment en relatant des anecdotes croustillantes, du bavardage en somme. Sa mère était plutôt calme, elle. De l'autre côté, Vash et ses amis discutaient bruyamment dans un vacarme sans nom. Probablement encore en train de relater leurs derniers exploits.

C'est alors que sa mère entra dans le salon, la fête bâtait son plein, avec un joli petit gâteau fait maison. Oh, elle a été aidé par ses amies, qui ont en réalité plus bavassé dans la cuisine que joué du rouleau pâtissier, mais qu'importe, leur présence faisait un bien fou à Rem.

Les parts de gâteau volaient dans tous les sens. Des rires et des oeillades. Succulent, il l'était assurément. Rudimentaire, ça c'était un fait également, mais ne dit-on pas qu'un gâteau fait avec amour est délicieux?

Finalement, Rem sortit du salon et revint rapidement avec un paquet joliment emballé, aux dimensions relativement menues. Mais le poids. Quel poids! Vash se saisit de la boîte, tout euphorique.

*Allez! Dis-moi c'est quoi?! En plus c'est louuuuuurd, ce truc*

Et soudain, il semblait comprendre de quoi il en retournait et d'ailleurs lui même allait tourner de l'oeil si il ne s'était pas ressaisit. Mais ses yeux pétillèrent plutôt.

*Oh non, NE-ME-DIS-PAS-QUE...*

Il se rua littéralement sur la paquet. L'emballage arraché à l'arrache, de petits morceaux virevoltèrent en l'air. Et enfin, il en sortit l'objet de toutes ses convoitises; un magnifique Colt Single Action Army de 1873, évidemment chambré en .45Long Colt version militaire. L'extase pure pour lui. Il cria de joie et remercia sa mère dûment, en l'embrassant. Mais il n'était pas encore au bout de ses surprises. Et bientôt la révélation tomba. Rem prit la parole, toute souriante.



*Je suis fier de toi mon fils, je crois qu'aujourd'hui tu es l'homme de notre maison, tu hérites du revolver de ton défunt père et je suis sûr qu'il serait fier de toi lui aussi. Tu es devenu assez mature, tu as su tenir notre ferme et ce, malgré les difficultés qui se présentaient à nous. Je t'aime mon fils.*