Retour dans le passé.

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...

Retour dans le passé.


Papa vient me chercher dans ma chambre.
Je ne dit rien de peur que maman, derrière lui, se mette en colère.

Papa est toujours en costume, il est beau et grand mon Papa.
Le regard doux et fier il me fait signe de sortir de ma chambre.
Je m'avance vers la porte.

Je passe tête basse a côté de Maman.
Maman est toujours en blouse blanche une matraque télescopique a la main.
Un jour je serais forte comme Maman.

On avance en silence dans le long couloir blanc.
Il y a une intersection. Un jour je passerai cette porte.

Mais on continu.
On se dirige vers la chambre de travail.



Je suis assise devant la boîte de métal. Je sais que papa et maman attendent quelque chose de moi. Sans rien dire papa me fait signe de me mettre a la tâche en montrant du doigt la boîte. Si j’y arrive papa et maman me laisseront sortir.

Je me concentre fort. Je sais pas ce que je dois faire.
Depuis toujours j’essaye.

J’essaye pendant longtemps.

De l’autre côté de la vitre maman s'énerve et joue de la matraque.
J’ai peur.

Le scan s’affole.
J’ai peur.

Un larme coule sur ma joue.

...

Retour dans le passé.


Sur le visage de mon Papa je peux lire la déception.
Mais je suis sa fierté, il m’aime et c’est pour mon bien.
C'est pour que je sois plus forte.

Maintenant je sais ce qu’il va se passer.



Deux de mes Mamans m’emportent dans la chambre noir pour me punir.
C’est toujours comme ça quand je n’arrive pas a faire mon travail.

Je veux pas aller dans la deuxième chambre.
Je me débat, je pleure, je cris, mes Mamans sont trop forte, je ne peux pas m'échapper.

PAPA ! PAPA !

Il ne fait rien. Je l’ai encore déçus.
Je suis pas une bonne fille.

Mes Mamans me jettent dans la deuxième chambre.

La porte claque derrière moi.
Je tambourine a la porte.

NON PAPA ! NON NON NON ! PAPA !

Il fait noir.
Pas de fenêtre.
Pas de lit.
Le sol et les murs sont froid.

Je vais encore rester dans la chambre noir longtemps.

...

Retour dans le passé.


Je suis dans le noir depuis très longtemps maintenant.
Ma chambre avec mon lit me manque. Mes deux crayons de couleur me manque.
Je suis dans le coin depuis longtemps. Très longtemps j’ai l’impression.

Une seule chose tourne dans ma tête.

“Je suis une création erronée de mon PAPA.
Je veux pas disparaître comme les autres.
PAPA sera fière de moi.
Et les objectifs seront atteints. “

Et je répète à nouveau dans ma tête en gesticulant d’avant en arrière dans mon coin
.


“Je suis une création erronée de mon PAPA.
Je veux pas disparaître comme les autres.
PAPA sera fière de moi.
Et les objectifs seront atteints. “

Je ne pense qu’a ca quand je suis dans la chambre noir.

J’entends du bruit dans le couloir.
Mon PAPA. S’il vous plait mon PAPA.
Sauve moi.

La petite trappe en bas de la porte s’ouvre.
Je sais que c’est la main d’une de mes Mamans qui glisse un plateau avec de la nourriture.
La trappe se ferme immédiatement.
A tâtons j’avance a quatre patte sur le sol froid vers le plateau.

Je sais ce qu’il va se passer si je mange. J’ai pas envie que ca arrive.
Mais mon corps a tellement faim. Depuis longtemps longtemps je n’ai pas mangé.

Mes doigts tremblant rentrent dans le plateau.
J’explore dans le noir la surface en plastique tout en sachant où sont disposés le choses.
C’est toujours pareil. Tout le repas tient dans un petit gobelet.

Un petit nutriment de glucides,
Un de protéines,
Un de lipides,
Un de minéraux,
Un de vitamines
Et un de LySergic acid Diethylamide.

Je met tout dans ma main.
Je bois l’eau.
Et j’attends que la nourriture ouvre ma conscience.
Je dois ouvrir ma conscience pour que mon PAPA soit content.

...

Retour dans le passé.


Je sens mon corps un peu flotter au dessus de moi.
Je me réveille. La nourriture a un peu trop ouvert ma conscience.
J’ai du m’endormir.

Je suis dans la salle d'entraînement.
Mes yeux s’ouvrent.



PAPA me regarde. Il semble plus stressé que d’habitude.
Mes Mamans prennent des notes comme d’habitude.
Il y a la canette rouge devant moi comme d’habitude.
Et je ne comprend toujours pas ce que je dois faire.

Soudain.
Il y a un truc bizarre. Il y a du bruit au plafond.
Un bruit lourd et brutal.
Il y a jamais eu de bruit au plafond.
PAPA et mes mamans parlent a travers la vitre et ne s’occupe pas du tout de moi.
Je n’entend pas ce qu’il s’y dit.

Moi je revasse regarde autour.

PAPA s'énerve. Fait des grands geste.
Mes Mamans s’affolent.
D’autres Mamans rentrent et sortent.
Derrière la porte la lumière est rouge dans le couloir.
C’est bizarre.

D’un coup PAPA tape violemment sur un bouton et sa voix surgie dans les enceintes de la pièce.

Et toi soldat, concentre toi Bordel de merde.
Plis la canette avec ton esprit


Je regarde mon PAPA avec des yeux rond.
AAAAAAAHHHHHHHH OK.
Alors c’est ca qu’ils attendent de moi.
Pourquoi il me l’a jamais dit avant ?

Dans l’autre pièce personne ne me regarde.
Tout le monde semble se fâcher très fort.

Je comprend pas trop.
Alors pour pas mettre plus mon papa en colére, je me lance et essaye.
Je réfléchis au moyen de tordre cette canette avec mon esprit.

Comment m’y prendre.
Je force mes yeux sur la cible.
Je la visualise tordue. Fronce les sourcilles.
Joue avec mes mains des fois que le flux énergétique passe par la.

C'est une blague ? C'est pas possible.

Je leve les yeux. PAPA me regarde, tout en enguelant les MAMANS.
Je ne dit rien je me re-concentre.
Je veux pas retourner dans la chambre noir.

...

Retour dans le passé.


Le temps a passé depuis l’histoire de la lumière rouge dans le couloir.
Beaucoup d’aller retour entre ma chambre et la salle d'entraînement.
Il y a beaucoup moins de mamam avec mon PAPA.
On dirait que depuis la lumière rouge beaucoup on disparu.

Mais bon, on continue l'entrainement.
Avec ma tête je dois plier la boîte rouge de COLA.
Ca j’ai bien compris. Je dois ouvrire mon esprit.
Tordre la réalité et faire plier la matière sur elle même.

C’est jolie je trouve. J’aimerai bien y arriver.
Mais alors c’est pas facile a faire.

Et puis pourquoi d’abord moi je ferai mieux que mon papa.
Pourquoi il me montre pas lui ?

Je rentre dans la pièce.
Tout est comme d’habitude. La exacte même place, les exacte meme choses.
Sauf.
Sauf qu’il y a pas de COLA et que mon PAPA est a la table.
Juste a côté de ma place.

D’habitude il est de l’autre côté de la vitre.
Puis la, il est la.

Je m'arrête net devant la porte de la pièce je le regarde je ne sais pas quoi faire.
Il me fait signe de m'asseoir. Ce que je fais sans rien dire.
Je m’assois, je le regarde, il est beau mon PAPA.
Je suis impressionné. C’est mon PAPA a la table a côté de moi.
J’ai un peu peur, mais je suis un peu contente et fière.



Il me dit:

Soldat 11 ...

Il pose sa main sur mon épaule.

… ca part en vrille la haut.

Il pause pour marquer une gravité de situation super grave. Moi je me dit qu’il est beau. J’y crois pas qu’il soit a mes coté, trop de chance.

En vrille, en sucette en cacahuète.
Nous devons fournir des résultats.
Les russes pousse le bouchon.
LES RUSSES.


Il insiste sur ce dernier mot ca doit etre important.

Les RUSSES ?

Je répète d’une petite voix intimidée.
PAPA sort une image super bien dessiné et je vois la tête d’un monsieur.

Éliminé cet homme. PAPA veux que tu élimine cet homme soldat.

Concentre toi, trouve le avec ton esprit et élimine le.


Je le regarde avec des yeux rond.
Il c'est arrêté de parlé.
Il a clairement finit ...
...et j'ai rien compris.

Mais qu'est ce qu'il veut ?
Je lui souris,

Oui PAPA.

...

Retour dans le passé.


Le temps a encore beaucoup passé.
Beaucoup d'entraînement.

J’ai tué 3 chats comme PAPA me l’a demandé. Avec ma tête.
A chaque fois les chats ils ont crié très fort et après je voyais tout rouge.
Mon PAPA il était très content. Alors j’ai eu le droit de rester enfermé dans ma chambre tout le temps.

J’ai de la chance.

Parfois depuis ma chambre j’entends mes MAMANS parler quand elles surveillent ma porte.
Si mon PAPA le savait il me demanderai sans doute de les faire exploser comme les chats.

Ca s'énerve la haut. Du coup il lui on augmenté la dose.
J’aime pas garder cette porte je suis pas payé pour prendre des radiations dans la gueule et surveillé une gamine défoncée.


Mais une autre maman a dit.

Te plains pas de pas être syndiqué mon gars. C’est finit cette époque.
Avec la crise personne peut se permettre notre niveau de vie.
C’est un sale boulot mais ça paye. Si tu préféres être a la rue comme les autres vas-y.
Moi j’en est rien a foutre de cette gamine.


Alors moi je continue a m'appliquer sur mon dessin.
Et j'ecoute meme si je comprend pas vraiment ce qu'ils veulent dire.

Parait que TRUMP va passer ?
J’ai entendu dire par les geeks que les Russes avait tout trafiqué.
S’il passe il a dit que les salaires aller etre augmenté.
T'y crois toi ?
Attends ccchhhchhh


La petite trappe dans la porte au niveau du sol s’ouvre.
La nourriture glisse. Comme d'habitude.

Mes Mamans arrêtent pas de me donner a manger en ce moment.
Plus que d’habitude.
Un petit nutriment de glucides,
Un de protéines,
Un de lipides,
Un de minéraux,
Un de vitamines
Et trois de LySergic acid Diethylamide.

Mais cette fois j’en ai eu 5 de LySergic acid Diethylamide
C'était tellement bon que j’ai réussis a sortir de ma chambre et aller voir le monsieur du dessin trop bien dessiné.

Tout ca avec mon esprit. PAPA sera trop fier de moi.

...

Retour dans le passé.


Ma présence de l'autre coté ne dure pas.

Je suis a nouveau dans ma chambre.
Mon "jouet-animal de compagnie" est la.
Mon dessin est la.
Mon lit est la.


J'ai pourtant réussit a marcher vers le monsieur de la photo quand j’étais de l'autre coté du monde.
Le dessin du visage de monsieur trop bien fait.
Je suis sur que c'est lui le monsieur trop bien dessiné.
Je l'ai vu.

J'entends les Mamans se mètrent au garde a vous.
Les matraques télescopique se déploient.
PAPA arrive.

La porte s'ouvre sur PAPA. Encadré par cette porte, la seule sortie possible de ce monde beaucoup plus petit qu'elle, PAPA se tient fiers devant moi.

PAPA fait trois pas.
Il s’arrête me fixe. Me jette un regard profond.
La porte se ferme derrière lui immédiatement.
J'essaye de lire ses yeux. Il tourne les siens vers la camera dans l'angle au plafond.
Je tourne ma tête. Je regard un instant la camera immobile et inévitablement la.

Papa s'approche et viens s'assoir sur mon lit rapidement.



Je me retrouve alors avec un objet inconnu entre les mains.
Et nez a nez avec mon PAPA.
PAPA m'as apporté un cadeau?

Il me fixe.
Je le fixe.
On se lit dans les yeux.

Tu sais ce que c'est ?

Il reste interrogatif. Installe un certain suspense.
Je fais "non" de la tête, simplement en bougeant 1 centimètre de mon menton.

C'est une plante en plastique.

Reprend il. Je regarde l'objet. J'ose a peine le bouger pour l'examiner de plus prêt de peur de faire une erreur. Je ne sais pas si elle va me manger cette "plante en plastique" Alors je la tiens fermement, mais reste alerte on ne sais jamais avec PAPA.

Attentif. Je reviens a lui. A ses yeux et lèvres qui bougent.

Une plante en plastique c'est quoi ?

Il prend un air rêveur. Visage vers la camera.
PAPA il aime bien etre filmé.

Bientôt le plastique gouvernera le monde.
Tu verras.


Je regarde la camera. Il parle a la camera ... ou a moi ?
Il captive a nouveau mon regard.
Attrape violemment la plante en plastique. Sors un briqué de sa poche.
Brule le vert d'une feuille, respire le plastique fondu.

Il Inhale profondément suivit d'un soupire de soulagement long et sans fin.
Je l'observe.

PAPA me redonne la plante cramé tout aussi violemment qu'il me l'avait prit. Comme d'habitude avec Papa je ne dit rien.
PAPA range son briquet tout en se levant brusquement.
J'agrippe le plastique de la plante surprise.
Il lance a la porte les mots autoritaire.

Mamans ouvrez la porte !

Lui de dos. Face a la porte. La porte s'ouvre.

PAPA s'enfonce dans le couloir.
Sec.

Interdiction de lumière.
Bon 11eme cycle.
Profites.


La porte se ferme.
Je suis seul.
Le noir.

...

Retour dans le passé.


Dans le noir seul.

Serrant la plante en plastique contre elle.
Le noir.
Comme quand elle était de l'autre coté. Le soleil d’intérieur ne brille plus.
... peux sentir la radioactivité la traverser. La nourriture l'envahir.
... passe de l'autre coté.





Elle peut entendre chaque particule, sentir le petit, l'infiniment petit, le nous, celui qui nous compose. C'est la. Tout est la.
... a d'abord peur. Le bruit dans sa tête et dans son corps la surprend et la terrasse de peur.

Les vagues incessantes d'ondes la percute.
Elle se repli sur elle meme, tout ce qu'elle reçoit en radiation se transforme en sons. Si PAPA lui demandait elle ne pourrait jamais lui expliquer la sensation.

Le bruit ne semble pas se propager dans le noir.
Seulement avec elle. En elle.



Puis elle s'y fait et se laisse porter.
C'est en elle. Pas une agression exterieur.
Tout est noir. Rien a voir mais avec une tonne d'espace vide.
Et noir.

La petite se dresse dans le noir.
Elle n'est plus dans sa chambre.
Ce noir la est lumineux.
Elle peut y aller.

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Se dit elle en marchant et sans savoir pourquoi.
Sa voix dans le noir ne porte meme pas.