Traque en campagne et retour en terres Crétines.

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dernière modification de Piqure à 11/12 19:52
mots clés: L'épopée Transylvanienne, Comte Von Krakoug,

Comte Von Krakoug

Traque en campagne et retour en terres Crétines.


Au vacarme assourdissant de la tempête de coups de feu, s'étaient vite - trop vite - succédés les râles et borborygmes infâmes de l'odieux Fratelli, qui de façon tout à fait volontaire et désintéressée, s'était mis en charge d'honorer les morts : à sa façon. L'abominable rital avait traîné dans l'ombre d'un cabanon au toit effondré, les corps dénudés et désarticulés de Pulse et de Siobhan, qu'il sodomisait tour à tour, avec force bruits de succion et de gaz... Les sphincters, désormais morts et malmenés, se relâchaient complètement au gré des coups de boutoir du violeur sans vergogne, qui, expert en ce domaine, prenait soin de se retirer à chaque gargouillis émis du fond des entrailles des deux infortunées, de sorte de préserver sa verge de la merde orangée, qui s'échappait liquide des deux rectums forcés. Mais pas ses mocassins, qui baignaient littéralement dans les excréments.

A l'intérieur même de la vieille bâtisse, de l'autre côté du mur presque effondré, et tapissé d'impacts de cartouches de divers calibres, quatre corps avaient été entassés; quasi entièrement dénudés eux aussi. Consciencieusement, accroupi sur la poitrine d'une femme au crâne entièrement pelé au couteau de cuisine, Balt Hazard arrachait les dents, qu'il jetait de côté, sur une pile de cheveux sanguinolents, toujours accrochés à des lambeaux de peau... Comme s'ils allaient les donner à bouffer aux cochons... Mais on ne refait pas son instinct de professionnel. Pour preuve, l'inquiétante infirmière, qui s'était fait un devoir d'examiner les pouls de chaque macchabée.

La demeurée maléfique tendait à Von Krakoug un moignon sanguinolent, à peine prolongé par une main réduite à l'état de steak haché - probablement le type avait-il voulu se protéger avec, du déluge de feu et de fer qui lui était tombé dessus - et qu'elle maintenait fermement par la base du poignet. "Vivant" sifflait-elle d'un ton sinistre. Ils le mettraient à l'écart, celui-là, pour vider les quelques galons de sang restant à l'intérieur, dans une artère du vieil aristocrade. Le Comte observait sans mot dire; son visage, de plus en plus creusé, se barrait d'une mine concentrée, alors qu'il éjectait les douilles vides du barillet de son revolver, pour les remplacer par des cartouches neuves. Du 38.SP justement : ancien calibre des forces de police, a une époque... Coïncidence, pour celui qui se clamait justicier et défenseur de l'ordre public?

La sordide troupe, trop affairée, n'avait même pas pris la peine de faire un feu de camp, de sorte que seule la pleine lune éclairait - plutôt bien d'ailleurs, voire trop - l'intérieur et les abords de la ruine... Au dehors, un vieux panneau planté dans la terre sèche et craquelée, à demi couché sur une clôture brisée, indiquait bienveillamment "JOYLAND", ainsi que d'autres joyeusetés prometteuses... Retour à la case départ : le vilain noble et son infirmière connaissaient ces terres par cœur; ils les avaient arpentées de long en large, jadis.



Maintenant installé sur un siège de fortune, au fond de la ruine, l'aristocrate se détend un peu. Au dessus de sa tête, le manchot moribond a été suspendu par les pieds à une poutre apparente, et pendouille mollement, sans donner aucun signe de vie, si ce n'est celui de son afflux sanguin; relié par un cathéter, gorge à gorge avec le Comte. Par moments, quand l'aiguille bouge dans son vieux cou malingre, le visage creusé et blafard de l'affreux se barre d'une horrible grimace de douleur... Son regard sonde la pile de corps dénudés, exsangues, à l'autre bout de la "pièce", dont les parties charnues ont été dégraissées. De l'essence perle des cadavres, atténuant un peu l'odeur de sang et de merde qui emplit le lieu...

Quelques heures auparavant, tout ce beau monde courait encore au milieu de la campagne, les uns traquant les autres... Et maintenant, le Noble régnait superbement sur une cour de morts, de sang, de sperme et de chiasse...

Abdoulaye

Traque en campagne et retour en terres Crétines.


Plus de doute, ce Van Krakoug a toujours su se montrer courtois et respectueux des lois. Il s'était annoncé, avait vaillamment participé au maintient de l'ordre dans dans la région. Que demander de plus? Il ne manquait plus qu'un signe qui ne tarda pas à venir. La combustion spontanée de leur bien aimé Faty et de ses quelques litres d'essence!


Le petit groupe totalement désemparé, n'avait pas d'autre choix à part resserrer les rangs.

D'autant plus que l'ingratitude nauséabonde de New Génésis se faisait de plus en plus pesante à la radio. Même Leto, la dame pipi, aboyait des ordres et menaçait d'envoyer "ses chiens" pour tuer nos bons justiciers...

Toute la haute société de New-Genesis avait estimé que le groupe leur était redevable. Surtout quand il était question de la tête de Fratelli et des armes. Une bande de semi-baveux accrochés à leur postes où ils ont prouvé à de nombreuses reprises qu'ils n'étaient même pas foutu de se gérer eux-mêmes. Et dire qu'il fallait discutailler pendant des heures pour avoir la moindre ration. C'était bien la peine... Il fallait demander avec les formes tout simplement.

Le combat de nuit n'a pas été très équilibré, du tire aux lapins, mais le sentiment d'avoir fait une bonne action primait sur le reste.

Siobhan avait repris sa place, tout juste bonne à tapiner à côté des chiottes pour sa dose. Balt Hazard ne l'avait pas ratée.
Voilà notre toxico à l'agonie se vidant de son sang et de ses intestins, prise en rôtissoire d'un côté par Fratelli de l'autre par Abdoulaye qui lui a éclaté les dents à coups de latte en guise de préliminaires.



"sait-on jamais! c'qu'elle pourrait mord'la sale bête"

Pulse est également en piteux état, attachée à un grillage, se prend régulièrement des baffes pour ajuster l'éclairage de la scène...

Piqure

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Quelques heures plus tôt en effet, ce tas de viande fraîche avait été un petit groupe d'être humains.
Les amis de quelqu'un, les ennemis de quelqu'un, personne pour l'infirmière Piqûre.

C'est sans la moindre émotion qu'elle auscultait les genoux de chaque cadavre.
Conscience professionnelle.
Elle s'était essayée au tir à la carabine pour la première fois, et c'était les genoux de ces voyageurs, qui lui avaient tenu lieu de pigeons d'argile.

Consciencieusement elle établissait son carnet de tir.


POOL!



Genou numéro 1 : elle avait aperçu le dos d'un homme grand et plutôt bien bâti.
Elle avait épaulé. Et incliné la tête pour mettre en joue.

Mettre en joue, on lui avait expliqué, elle avait compris.

Épaule, mise en en joue, œil directeur, viseur...



FEU!


Elle s'était attendu à se prendre un méchant recul. Rien.
Elle s'était attendue, à voir le grand bonhomme s'affaisser. Il s'était écroulé.
Deux jambes moins un genou, ça marche moins bien.


Genou numéro 2 : Une femme cette fois, rousse. Elle se rappela la fois où elle avait souhaité se faire une teinture rousse, parce que c'était la mode dans la région.
Elle se rappela qu'en lieu et place de rendez-vous chez le coiffeur, elle avait fait exploser le crâne d'une moine. Les souvenirs étaient flous, elle était ivre ce soir là. Ça avait été son premier usage d'une arme à feu. Et elle s'était bien retrouvée avec du rouge dans le cheveux.
Il en restait un peu d'ailleurs.

Elle en avait fait du chemin depuis.
En joue...



FEU!


La rouquine si elle avait eu le temps de penser à fuir, venait d'être coupée dans son élan.

Genou numéro 3 : Une blonde, lunaire, un chignon haut placé sur la tête. Vêtue d'un bleu tapageur qui lui donnait l'air d'un ver luisant.

La détente fut pressée avec un naturel effrayant, le coup partit aussi facilement que partent les coups, et au loin la jambe se déroba, presque instantanément.


Genou numéro 4 : C'était déjà presque devenu une habitude, au point que la tireuse ne prit même pas la peine de regarder vers le haut du corps, elle chercha immédiatement le genou, épaula, visa, et manqua sa cible.


MERDE!

Comme quoi, un trop plein de confiance...
Elle n'avait pas changé de position, elle réajusta juste sa visée, inspira une grande bouffée d'air qu'elle bloqua pour rester parfaitement immobile.

Et la deuxième fût la bonne.

Elle rechargea rapidement, et fit sauter un genou de plus.


La dernière personne dans son viseur fut la dénommée Siobhan, elle la mit en joue un tout petit instant, puis se ravisa, si elle courrait, Jake se ferait un plaisir de la rattraper.

Il ne s'était même pas passé une minute entre le premier genou, et le moment où elle dit :


"Voilà messieurs, c'est à votre tour, prenez votre temps, ils ne risquent pas d'aller bien loin, et laissez en un vaillant s'il vous plaît, Monsieur le Comte a besoin qu'on le transfuse.

Cinq genoux explosés, pour cinq genoux visés. Carton plein.
Décidément le CV de l'infirmière était en train de s’étoffer.