Défendre le phare dignement

Chapitre débuté par Ektor Mazout

Chapitre concerne : La voie du serpent rouge, Ektor Mazout, lephare, LA CRIQUE,

Ce texte vaut 2 bières !
Des Lunes qu'Ektor décend pas en dessous de 3 grammes (C'est La méditation tranzalcoolique). Autant dire que quand les couillons débarquent, il le remarque à peine. Et puis c'est pas comme si il en avait quelque chose à foutre.. Avec ses capacité cognitives au level "moule en apnée", il pige pas plus quand ça commence à partir en cacahuète. Il tire un peu au Pif en hurlant Et en geulant des directives aussi inaudibles que débiles...
Heureusement... Personne les écoute.

Au final, Les assaillants on l'air de reculer... C'est déjà ça.


Hector cavale en haut du Phare et gueule un flot d'insultes et de malédictions diverses.. On ne peut pas entendre grand-chose... Mais la gestuelle qui les accompagne ne laisse guère de place au doute quant à la nature obsene des propos.

Oula : Le v'la qui se chie dans la main et essaie de lancer ses matières fécales du haut du phare. (il était déjà quasi à poil.. ça simplifie.)

La radio de la vigie du phare capte l'ultimatum des assaillants:
Survivants du Phare, vous êtes assiégés par [**********].

Vous êtes seuls, personne viendra vous sortir de la merde.

Mais ça a pas besoin de finir en boucherie, on vous laisse une échappatoire.

Barrez vous avec ce que vous avez sur vous et laissez nous le phare et ses réserves. On ira pas vous cavaler après.

Vous avez jusqu'à la fin de la lune.

Terminé.

Ector répond :

_ 'CuléD'niquetamèreDeFisDeVosMORTSlaPUte !
_ Tu sait ouù TU peut t'le foutre ton ULTIMATUM?

c'est bien sûr une question rhétorique, Pourtant, Ektor se sent obligé de mimer avec beaucoup trop de détails et d'impudeur la destinée du dit ultimatum.
_ Foie de MAzout! J'vais t'envoyer une malédiction d'mes MORTS que tes couilles elles vont tomber tellement quelles VONT POURRIR SA MÈRE!
_ *Clic*


Peut-être certains aperceoivent-ils la silhouette megrellette, debout sur la rambarde du phare, la bite au vent, gratifier les inconvenants de deux doigts d'honneurs vangeurs pointés vers le ciel.
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 L'attaque avait de fortes chances d'être un fiasco mais les Séverinettes ont décidé de la tenter quand même, ne serait-ce que pour tromper l'ennui. Sur un malentendu, il y aurait moyen de profiter de la désorganisation des habitants du Phare pour gratter.

Les voiliers sont échoués sur la plage et ils sautent à terre, prêts à en découdre. Les défenses sont impressionnantes mais totalement surdimensionnées et donc inoccupées. Un vieux matelas jeté sur les barbelés leur permet d'entrer dans le périmètre sans se faire remarquer.

Et maintenant... quoi ? Ils se retrouvent dans un dédale inconnu de baraques vides qui s'étend à perte de vue. Les habitants sont là dedans, quelque part, vaquant à leurs occupations.
Cyril tente de garder un peu de cohérence dans son groupe, d'en faire un semblant de colonne d'assaut, mais on ne s'improvise pas swat team.

Ça resquille, certains veulent foncer dans le tas et Séverine, leur diva de service, insiste pour leur chanter une chanson d'encouragement. Il essaye de la raisonner et pendant ce temps d'autres ont cru voir bouger quelque chose et se sont éloignés. Le temps de se retourner pour les appeler vainement et tout le monde s'est fait la malle dans les ruelles, défonçant des portes au hasard à la recherche de n'importe quoi de vivant.

Un premier coup de feu claque, impossible de savoir où. Il se met à cavaler dans la direction approximative du tir mais se perd, tourne en rond et ne trouve rien. D'autres coups de feu finissent par réveiller l'un des défenseurs qui se met à canarder et à beugler.

Cyril cours encore, la sueur dans les yeux en marmonnant entre ses dents.

Mais putain d'putain d'putain d'putain d'bordel de merde de chiote de sac à foutre de merde.

Un tir fuse au dessus de sa tête sans qu'il sache vraiment si c'est pour lui et d'où ça vient, il se jette au sol derrière la première cabane venue en jurant un peu plus fort. Si ça se trouve c'est un de ses gars qui ne l'a pas reconnu. Les genoux écorchés, il se relève en s'appuyant sur son fusil et fait le tour du bâtiment, scrutant la moindre fenêtre. Il lui semble voir un mouvement fugace, dans le doute il lâche un premier tir qui brise un carreau et lui fait tinter les oreilles.

Il s'arrête dans un coin et casse le monocoup pour recharger. L'extracteur est coincé, sûrement grippé par la rouille à cause de l'eau de mer.

Putain de nom de dieu de merde !

Il se relève, dégaine son sabre et regarde autour de lui, l’œil injecté de sang. De la boue, de la tôle ondulée, du bois de palette, des gouttières de bric et de broc mais pas âme qui vive. Il entend encore quelques tirs un peu plus éloignés et l'écho d'invectives indiscernables.

Ayant retrouvé un peu de calme, il rengaine et fouille dans ses poches en quête de son couteau. Chou blanc, il l'a laissé sur le bateau pour emporter plus de cartouches.

Bordel.

Son excitation douchée, il prend conscicence de l'absurdité de sa situation. Qu'est-ce qu'il fout là? 
Il a un bref flashback de sa vie d'avant le Crash. En voiture sur une route de campagne, essayant de capter quelque chose à la radio. Rire & Chanson? Ça fera l'affaire. Et tandis que ses yeux fouillent le sol du bidonville autour de lui, en quête de n'importe quel bout de ferraille abandonné, c'est les mots de Bigard qui tournent en boucle dans sa tête.

"Et alors là mesdames et messieurs on est en plein d'dans : on est dans un grand moment de solitude."

Il finit par dénicher un gros clou rouillé qu'il se nique les doigts à utiliser comme levier pour extirper la douille vide.

Il se remet à courir, mais de manière plus méthodique en essayant de se repérer.

Séverinettes !

Il se sent vraiment con à gueuler ce nom de groupe débile à intervalles régulier pour rallier ses troupes. Mais bon, à la guerre comme à la guerre et niveau ridicule ils n'en sont plus à ça prêt. L'attaque s'est enlisée, il est évident qu'il faut décrocher.

Séverinettes !

Miraculeusement, ils finissent par se regrouper tant bien que mal et sans subir de pertes. Faut croire que les défenseurs sont encore plus à la ramasse qu'eux. La seule blessure est auto-infligée : Salomé semble s'être vautrée toute seule et gisait dans son vomi prêt du puits. Camée jusqu'à l'os, elle se laisse trimbaler comme un sac.

Revenus sur les bateaux, ils reculent à quelques encablures et lancent un ultimatum histoire de voir si ça crée une ouverture. Sans conviction, ils ont conscience que ça reste un aveu d'échec.

Et effectivement, ils se font rabrouer sèchement.