Le fils du roi Numide...

Chapitre débuté par

Chapitre concerne : L'épopée Transylvanienne, Comte Von Krakoug, tatiebouatou,

Accroupie au bord du marais, ce soir là, à tenter de filtrer quelques galons d'eau potable en compagnie d'un illustre inconnu, Tatie Bouatou peut apercevoir, en se retournant, un incroyable nuage de poussière, qui se soulève à quelques pas de là, dans la partie sèche du désert... Et en plissant bien les yeux, ce qu'elle peut apercevoir, au cœur du dit nuage, n'a rien de bien catholique, ni de très rassurant...

Tant bien que mal, trois femmes aux physiques fort peu ragoûtants et un viking blond au regard triste, portent un cercueil dans lequel se tient assise avec majesté, une vieille momie de l'ancien temps : un vieil abominable décharné, au teint plus gris que le béton le plus sale, aux horribles doigts squelettiques, et engoncé dans un costume d’apparat troué et poussiéreux... Maculé de sang par endroit. Tout aussi crasseux que le reste de la troupe, dont certains membres portent encore des morceaux de viscères et de chair humaine dans leurs cheveux. Entre les jambes du seigneur est posé un bidon d'essence branlant; et dans l'une de ses vieilles mains parsemées de tâches de vieillesse et de veines bleues proéminentes, l'affreux serre fermement une lance dont la pointe de fer et une partie de la hampe sont encore souillés de sang caillé.

"Paix, amis ! Paix !" Le sinistre totem vivant désigne de son doigt de squelette l'homme et la femme au bord de l'eau, avant de poursuivre : "Ces bonnes gens sont sous la protection du Comte Von Krakoug ! Epargnez leurs vies, car nous n'avons qu'une parole !"

L'incroyable convoi vient stopper net, auprès du couple abasourdi de tant de protocole pompeux... Toujours sur son macabre perchoir vermoulu, le vieux tend une main, paume ouverte, à la femme noire, en contrebas.

"Voyez, chère amie, comme je viens aujourd'hui à vous en ami. Avez vous pensé à ma proposition?"

Que répondre, quand une sorte de type mort, qui plus est dans son cercueil, s'adresse à vous du ton le plus solennel qui soit? Et surtout, comment lui faire remarquer de façon diplomatique, qu'un cathéter est toujours enfoncé dans sa gorge, mais pend dans le vide, relié à rien du tout, signe que le départ s'est fait dans la précipitation?? Du coffre mortuaire, d'horribles jappements se font entendre. L'affreux roquet pelé et plein de croûtes de la sorcière des marais vient de sortir sa tête d'entre les jambes du Comte, pour aboyer furieusement à l'attention de tous les protagonistes de cette scène dérangeante.

Fort heureusement, Tatie Bouatou se verra accorder un répit dans sa réponse, car presque immédiatement, à la suite de l'infernal cortège, un homme noir, hirsute et poussiéreux, arrive à son tour. L'aristocrate brandit sa lance bien haut, les yeux enflés, et la mine ravie, du moins à ce que l'on pourrait imaginer... Difficile de décrire un air, sur cette figure ravagée par le temps, les combats, et la vie nocturne...

Fort à l'attention de tous, il s'exclame :

"Mes frères ! Voici que se présente à nous Balt Hazard le Mystérieux ! Grand héros parmi les héros. Balt Hazard le Mystérieux, qui s'est enfui du royaume perdu de son père, le grand Roi Numide Massinissa, quand celui-ci tombait aux mains des terribles Egyptiens revanchards et haineux ! Balt Hazard dût se déguiser en simple quidam du peuple, afin d'embarquer à bord du navire d'un riche marchand Phénicien, et sur lequel il travaillait dur, pour payer sa traversée, ainsi que son écot.

Et savez-vous, amis, ce que m'a confié le grand Balt Hazard, fils du puissant Massinissa, Roi des Numides? Balt Hazard m'a confié, au cours de l'une de nos longues conversations, qu'il avait toute confiance en nous, pour assurer la reconquête du royaume de son père ! Il m'a confié qu'il avait entendu parler du grand Knudd le Guerrier, fils du puissant Jarl Ragnar Lodbrock, et de sa quête pour délivrer son royaume des griffes des terribles Vrykulls. Il m'a confié, plein d'espoir, qu'il ne se fiait qu'à nous, pour reprendre par la FORCE ce qui lui était dû !

Je ne saurais le décevoir ! Ni lui... Ni aucun d'entre vous !"

Le cercueil du vieux dément est posé au sol; l'horrible petit chien en profite pour bondir, et mordiller hargneusement le bas du pantalon du soit disant fils du Roi Numide... Le vieux, lui, ne s'en soucie guère plus. Il vient se placer entre l'infirmière et la sorcière, qu'il prend toutes deux par les épaules, pour les forcer à se rapprocher de sa sale figure émaciée...

A leurs deux oreilles attentives, il murmure :

"Belles amies, je vous fonde un royaume..."

Puis à l'attention de Savannah :

"Savannah, femme à la vertu tout à fait relative ! Enlace donc le prince Balt Hazard, car il est un invité de marque. Et je gage que sa verge est aussi longue et vigoureuse qu'un chêne centenaire ! Ainsi pourra-t-il régaler ton intimité de miel aux senteurs envoûtantes et mystérieuses ! Faîtes cela devant nous, car en vérité, nul secret ne doit trahir la confiance de notre cercle de justiciers aux cœurs purs."

Depuis le temps qu'il tentait de la faire coïter avec quelqu'un...

Enfin de nouvelles tête. Qui plus est dans le lot, un homme. Un vrai, un beau un tatoué. Enfin, presque.
Le cortège, plus funeste que celui qui accompagnait Jean Moulin aux Panthéon, voguait de crimes en meurtres, de poussière en poussière. Au moins les réserves étaient elles faites pour l'hiver.

C'était donc le bon moment pour recruter. On entre plus facilement dans un magasin quand les têtes de gondole sont pleines. Et là, c'était la corne d'abondance. Suffisait de se servir. Enfin, presque.

Le Super-U du coin était gardé par 4 vigiles plus mal embouchés les uns que les autres, supervisés par un Directeur blafard. Sans doute les néons du rayon viande froide ne lui seyaient pas au teint.
Cheftaine du Rayon Pompes Funèbres-Prévoyance, Annabelle, divine devin, aux atours de la Mort même.
Au Rayon Soins du Corps-Parapharmacie, l'Infirmière Diplômée d'Etat Piqure, ultra-spécialisée dans les interventions à domicile.
Pour le Rayon Fitness, Knudd le grand, le seul homme capable de mettre en vitrine des bancs de musculation chargés en en portant un sur chaque épaule.
Et au rayon Sous-Vêtements-Fouets et Autres Sextoys, votre servitrice.
Cerbère lui, trainait sans doute au rayon saucisse. On n'a le chien qu'on mérite.
Nous manquait donc une volontaire pour la cuisine créole -vous savez, celle qui crie Wougail Saucisse, en pwomotion pas chew, Wougail Sauciiiissse- et un caissier polyvalent attaché au rayon librairie, apte à promouvoir les anthologies sur la vie du Comte Von Carrefour.

Pensez vous donc. Une belle africaine qui répondait au nom de Tatie Bouatou, et le fils d'un roi humide, c'était exactement ce qu'il fallait. Le Directeur des RH avait fait son choix, et nous recevions les deux candidats. J'étais désignée pour l'entretien d'embauche, à l'oral, voilà qui allait sans dire.
Pour tout vous raconter, j'allais entamer une grève du zèle. Chatte échaudée craint les représentants CGT, c'est connu. Econduite par Knudd, pas baisée depuis au moins quatre lune, je n'allais pas céder aux demandes du directeur. J'étais certaine d'avoir l'inspection du travail pour moi. Cependant, pour me référer au code du même nom, je n'en étais pas moins obligé de procéder au recrutement.

- Tatie Boutou, Monsieur Hazard, vous voilà tous deux à la dernière étape de l'embauche. Avec Monsieur le Comte, notre directeur, nous réfléchissions hier encore au nombre de postes à pourvoir.
Les entretiens préalables ont été concluants, nous sommes ravis de vous recevoir à son cerc... à son bureau. Si vous voulez bien prendre place et baisser votre pantalon, que l'Infirmière puisse effectuer la visite de contrôle !

La Tatie, pour parler crûment, ne péte pas la grande forme. Elle, qui était presque un parangon de vertu avait quelque peu viré de bord. En premier lieu, elle s'était barré de New Genesis sans rien dire à personne et ensuite avait erré dans le désert sans but aucun. Pour ne rien arranger, dans un moment de grande solitude où la voix de Dieu s'était tue en elle, elle avait tenté, avec un relent d'animisme, mais surtout grâce au plastique fondue de communiquer avec les anges. Bref, elle planait à 15000. Et c'est donc avec un sourire un peu niais et l'oeil éteint qu'elle voit arriver l'étrange cortège.

Oh bah ça. Bonsoir Monsieur le Comte. Vous m'excuserez de pas vous présenter ma plus belle révérence mais je me sens un peu patraque ce soir. Je voudrais pas risquer de choir devant votre auguste personne.

La vieille bigote ne semble pas s'apercevoir de l'étrange dégaine du Comte et de ses sbires à l'air patibulaires. Sur son petit nuage, là-haut, Tatie voit surtout l'occasion de prendre l'air un bon coup. Et pourtant, il y a peu elle aurait craché au visage de ces démons.

Votre proposition ? Bah je vous dis carrément, votre Altesse. Alors c'est qui les gens que je dois encadrer ? C'est mon pote le noiraud là ?

Elle se tourne vers le fameux Balt Hazard. elle se frappe le poing sur le coeur comme une biatch de rappeur gangsta.

Yo, frère de couleur ! Sinon pour l'entretien Mademoiselle. j'ai pas prévu de CV ou de lettre de motivation, moi. fallait prévenir. Pour l'examen médical, par contre j'suis prête. Où qu'on se mets ?

L'engeance damnée ne ricane même pas, quand la saloperie vampirique ancestralo-futuriste vient serrer les deux maléfiques contre lui, et leur susurrer ses rêves de grandiose et pluvieuse gloire. Une pluie noire, noire comme la Nuit, noire comme les plus profonds Abysses, noire comme l'Apocalypse, la vraie, et enfin noire, aussi noire que les apparats de la Winter, si ces derniers n'étaient pas craquelés de croûtes passant du vermillon à ce qui se rapproche le plus, quoique péniblement, des ténèbres : robe Châteaux Margot, qui relève à coups sûr la bonne viande rouge, saignante.

Non, elle ne ricane même pas, et ses yeux vont et viennent, dans l'antre obscure de la capuche, afin d'analyser les corps, leurs dimensions, leurs mouvements, leurs formes et leurs atours...


La Sorcière des Marais déplie son bras gauche, et vient poser sa main malade. Malade du même mal qui encombre son visage pénible. Elle la pose, sur l'épaule de l'infirmière tarée, tarée au plus haut point. Au point de non retour. Et dans un souffle horrifiant, aussi aimable que la récolte d'un bateau de pêche couverte de Sang Plomb 98, elle lâche dans leur cercle effrayant quelques paroles imperceptibles*...


...que nous n'aurons pas ici, parce qu'imperceptibles, justement.


L'ersatz post-apocalyptique de Nazgûl fait volte-face, alors que la chrétienne grillée au plus mauvais des plastiques prête une pseudo-allégeance au noble qui n'en a que le titre, autoproclamé, au creux d'une société privée de féodalité. Et de tout système.

Dans une société sans Rien, où tout est possible, et plus encore la disparition complète de l'Humanité, toujours grouillante, quoique très faible.



La capuche se tourne vers Balt Hazard. Puis Bouatou. Vers Balt Hazard. Puis Boutaou.

Et enfin sa voix de barbelés malades, quoique assez monotone, de par sa profondeur, s'échappe de son gosier.


Frères de couleurs ? Les mêmes qui vendaient leurs frères aux blancs ? Oublies-tu que derrière chaque fierté se cache un grand oubli ? et une vaste collaboration...
Est-ce ainsi que tu vois les choses, encore, à présent ? Frères par l'épiderme ? Ou par épidémie de propagande...
De quoi et de qui dois-je être la familière ?
Je suis la sœur de l'humanité, de la vie.
Moi, encore ? De quelle sœur suis-je l'être ?

De la VIE, Babylonienne. De la VIE et de son cycle MOURANT.



Boarf...des paroles de folle...on l'excusera, c'est l'Oracle, la Sorcière des Marais...


C'est certainement, en tous les cas, une punaise, un chancre à éliminer, pour qui veut se rouler dans les fleurs, établir des routes marchandes, reconstruire, même au travers d'un Temple ressemblant au bas fond d'un porn-tube du XXIème siècle, ou d'une triste rencontre Meetic sans lendemain.



Oui. L'avenir est là, tout entier.


Nul doute que si elle était hostile, ils seraient tous morts, à présent.


Mais voilà. Les choses sont ce qu'elles sont.


Et elles puent l'angoisse, les choses, pour les derniers sains d'esprit.
Ou alors, ou alors mes amis...elles empestent l'Avenir...

Est ce bien Balt ou le Hazard qui l'a conduit jusqu'à ce marais? S'il est certain que la troupe blafarde et vagabonde s'y trouvant ne l'y à pas contraint, alors c'est forcé, il est venu de son plein gré...

Tout d'abord accueilli comme un prince par l'annonce du Comte, l'invité au teint sombre éprouve un léger agacement lorsque q'un cornio vient lui agripper le pantalon tandis qu'une des prêtresses de ce balle au allure d'enterrement, bondi sur lui et dit :

Femme au physique admirable :
Tatie Boutou, Monsieur Hazard, vous voilà tous deux à la dernière étape de l'embauche [...] baisser votre pantalon, que l'Infirmière puisse effectuer la visite de contrôle !

Balt:
attend, attend, hum, c'te voix.. C'est toi Savannah?
Ouais, à coup sûr ! Euh... et bien ravi de te rencontré. J'avoue, pour une blanche tu es carrément canon, mais il me semble t'avoir déjà dit que j'ais d'autre préoccupation que d’ôter mes vêtements. montre sa jambe Tiens regarde par exemple ce chien !

Convaincu que cette entretient ne finirait pas en travaux pratique et resterait au stade du questionnaire, Balt anticipe :

Balt:
Prince Numide ? Cà me vas, mais vous pouvez m'appeler Mr le Prince çà suffira.
Se tournant vers Tati Bouatou.
... a la base je lui ais juste dit que mon grand père égyptien était natif des régions humide. Donc pour être franc face à ce que je vois je ne sais pas part quelle magie j'ai une telle confiance d'être là.
Puis il lance son regard sur le Comte et ses acolites.
Pour tout vous dire c'est comme si la voix du Comte guidait mes pas.

La ville de News Génésis qui orientait et pressait Balt depuis les tunnels l'avait pourtant prévenu :
"Avec eux il ne faut pas communiquer en radio, ils jouent avec les mots".
Que signifiait cet avertissement?
Était-ce une menace concernant une hypothétique malédiction émanant de ce sinistre Comte Von Krakoug et de sa troupe? Existe t'il un remède?
Diable, mais par quel Hazard Balt pourrait il se sortir de cette situation?



un peut plus tard...




Balt :
merde, bordel ! mais c'est quoi cette histoire là?
ok, ok .. on verra çà demain j'ai mal au crâne.

Très chère Comte et hôtes, veillez m'en excuser mais je pense qu'il est temps pour moi de m'isoler.



Cette mise en scène protocolaire, se clôturant évidement par un baquet, permis à Balt de voir une femme maigre habillé de noir dévorant, à n'en plus finir, ce qui pouvait ressembler à un bras.
ssscrountch!!! étant le bruit du dernier morceau de doigt.

Au delà des apparences, les hôtes du prince basané, cette troupe glauque et morbide se trouve en réalité être des âmes des plus charmante et compréhensive qui soit. En effet, lorsque Balt part, personne du comité d'organisation ne s'interpose et la soirée peu continuer.



Pour le jeune prince, la suite de la nuit est bercé par l’écho de la voix du Comte qui résonne dans sa tête jusqu'au petit matin. .

écho de la voix du Comte:
Massinissa... il avait toute confiance en nous pour délivrer son royaume...
la FORCE lui était dû !
Je ne saurais le décevoir ! Ni lui...Ni aucun d'entre vous !

La voix du comte ayant résonné toute la nuit dans la tête de Balt, elle fut longue et ne se termina finalement qu'en milieu voir fin d’après midi avec un petit déjeuné au lit.
Comme c'est gentil


Whouaaaa //// grrrrouuuiii !!! (bâillement puis bruit de ventre qui gargouille)


Devant les yeux de Balt apparait un plateau repas servit par la sorcière des marais en personne. La même femme maigre et vorace que la dernière nuit.
Curieusement, sans même se soucier de la composition Balt saisit son présent en disant merci.
Il s'en délecte bien entendu.

Ensuite il se lève, empoigne sa fourche, la dresse avec ferveur au dessus de sa tête et cri :

Massinissa ! Je te vengeraiiiiiiis !!!

La femme de lever un poing.

Montre leur ! Montre leur toute ta hargne, brave guerrier ! Montre leur fureur et sang, rage et carnage ! It's a brave new world...et ils ne nous auront pas !...jamais ! Ils ne nous auront jamais, et surtout notre liberté. Ils n'auront jamais notre liberté ! Que nous soyons morts pour le prouver...


Elle l'encourage dans sa connerie, la putain... Elle l'encourage, oh oui...



~~~~

Pendant la journée, le Comte repose dans le cercueil fermé... Le reste pionce aussi généralement, à la faveur des ombres d'une ruine ou d'un arbre foireux, ou se traine comme des loques en surveillant l'horizon d'un air mauvais, puisqu'ils vivent la Nuit.
Annabelle est souvent la plus active, car son chien a énormément besoin d'occupations, sinon il peut devenir encore plus infernal qu'il ne l'est déjà... Et Annabelle n'a pas l'air de beaucoup dormir, à vrai dire. Trois ou quatre heures à peine par jour, tout au plus...

Ils vivent principalement la Nuit, donc...
De quoi sans doute déboussoler un peu plus Balt, même s'il ne doit pas trop être dépaysé, par rapport à l'obscurité des souterrains...


Alors qu'il émerge au matin ou en début d'après midi, la Sorcière agenouillée lui tend un grand saladier en...os...où trempe, dans une espèce de soupe verte et maronnasse, une vieille louche. Cela sent plutôt bon, il doit y avoir des légumes dedans...cela sent plutôt bon, oui, si on fait exception de l'odeur que dégage elle-même Annabelle...

Elle a sa capuche de retirée, alors on voit un peu mieux l'espèce de désastre atroce qui couvre une grande partie de sa face, à travers les mèches blondes.

On voit flotter des morceaux de viande, également, dans le potage...

La voix de la femme est sinistre, elle n'affiche pas l'once d'un sourire, comme toujours, mais elle semble loin d'avoir des intentions hostiles envers lui.



Il faut manger Balt Hazard, je ne t'ai pas vu manger hier soir...un grand gaillard comme toi...allons, tu as besoin de ça... Ma cuisine est bonne, tu verras, tu en redemanderas de ce bouillon...j'ai préparé cela pour toi, avec des plantes sauvages et de la bonne viande. Les autres sont moins difficiles sur la préparation, en général. Mais moi j'aime bien les bonnes choses bien cuisinées, et je suis très gourmande.



Un silence. Oui, c'est peut être plus ou moins amical, mais il y a toujours un vieux fond flippant qui pue l'horreur, derrière toutes ces paroles...



Veux-tu manger ?


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Balt est parti pour une drôle aventure... Est-ce qu'elle parle toute seule ?

Sans aucun doute.

Et elle finit toute la soupe, La garce. La satanée garce goulue.


L'affreuse sorcière des Marais, qui mange comme quatre. Et finit tout le plat.