Les conquistadors du Nouveau Monde contre les aztèques.

Chapitre débuté par

Chapitre concerne : L'épopée Transylvanienne, Comte Von Krakoug,

Le désert à droite, le golfe aux eaux grisâtres à gauche, et le marécage sinistre éclairé par la seule lueur blanche de la pleine lune, donnant à l'endroit une aura surnaturelle inquiétante; c'est dans ce décor désolé qu'évolue lentement la petite troupe, de l'eau croupie jusqu'à mi-cuisse, entre les saules pleureurs et les enchevêtrements de mangrove... En tête, tel le grand Cortès menant sa troupe au cœur même de l'empire Aztèque, progressant avec difficulté mais élégance, le Comte s'auto-congratule de cette traversée : a n'en point douter, elle restera dans les anales de l'Histoire. Comment pourrait-il en être autrement?? Ce héros au cœur pur, à l'âme saine, traversant les mers pour conquérir les terres inexplorées... Voire peut-être, ramener le trésor de l'empereur Moctezuma II...

A la suite immédiate du Comte, l'infirmière plus croupie que l'eau saumâtre du marécage lui-même, qui absorbée dans allez savoir quelles pensées sordides, pointe du bout de son clystère les lucioles encerclant les aventuriers nocturnes... Derrière elle, un cercueil entouré de lourdes chaines rouillées flotte sur le marais, posé sur un radeau de fortune à demi immergé, poussé par un Knudd silencieux, solennel, et une Savannah éconduite, qui de temps en temps lance au viking un regard noir de maîtresse flouée.

Pour fermer le sombre cortège, la silhouette fantômatique de la sorcière des marais, armée d'un fusil d'un autre âge, à la large bouche, chargée de grenaille, clous, et autres ferrailles pénétrantes... Tout ce petit monde se dirige vers une lueur, au loin, à la sortie du marécage : la douce clarté réconfortante d'un feu de camp amical. Sans doute les aztèques... "Sans doute les aztèques, fière avant-garde impériale du grand Moctezuma II lui même, amis ! Soyez sur vos gardes, ces redoutables guerriers ne connaissent ni la crainte, ni la pitié. Et nos blancs abats auraient tôt fait de nourrir ces nobles sauvages, si un seul mot de travers venait à vexer leur honneur..."


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Le type ouvre brusquement les yeux, sous le coup de la douleur fulgurante qui vient de traverser ses chairs, muscles, et certainement le gros intestin aussi... Au dessus de sa tête, la figure grimaçante, blafarde et boueuse, d'un Von Krakoug ébouriffé, dément, et assoiffé de sang. Le vieux démon enfonce plus encore la lance de fer dans les entrailles du malheureux, qui tente fébrilement, impuissant, d'empoigner la hampe au niveau de son nombril pour la retirer... Une femme hurle, elle tente de se dissimuler entre les bagages et amas de sacs de victuailles entassés au coin du feu. Sans succès : le petit campement en bordure de marais est complètement encerclé, littéralement envahis par les "conquistadors".

"Fiers amis ! Voici que s'offre à nous la manne divine tant attendue et méritée; alors que la faim et la soif abattaient sur notre aventure leur ombre menaçante. Et qui ose s'interposer entre vous et votre juste récompense??"

L'abominable aristocrade décolle la tête de sa victime encore gigotante, pour coller son regard accusateur dans les yeux terrorisés de la femme assez mal dissimulée, entre les bagages, à moins de deux mètres de là, de l'autre côté du feu de camp crépitant...

"ELLE ose s'interposer entre vous et votre juste récompense !"

Le vieux doigt squelettique et accusateur pointe le bout d'un ongle trop long et trop sale sur la malheureuse qui secoue la tête frénétiquement, en signe de protestation... Non, elle ne s'oppose pas... Prenez tout... Partez avec... Je ne porterais pas plainte... Cloué au sol, le seul homme du groupe, protecteur de ces dames, secoue lui aussi la tête, balbutie des propos inaudibles. L'affreux tempête :

"ELLE souhaite ôter le pain de la bouche de vos propres enfants pour les regarder mourir à petit feu et se repaître de leurs tendres chairs gorgées du lait des mamelles de vos femmes ! LE PERMETTREZ-VOUS?? LE PERMETTREZ-VOUS??!!"

Le permettraient-ils? Telle était la question...

Des caisses. Il en faisait des caisses, comme toujours.
Von, c'est l'emphase dans un costume troué. Ils avaient vécu une traversée aussi humide que paisible, ça les changeait de la sècheresse du désert.

Le vent de sud lui cassait un peu les couilles. Ca crève le vent. Mais bon, comme elle n'en avait pas -des couilles-, elle ferait avec.
L'épique épopée piquée par les moustiques du coin avançait, cahin-caha.
Savannah vomissait moins. Comme quoi on s'habitue à l'eau.

Le groupe avançait, avec peu de prudence vers la terre promise. Là-bas, il serait temps d'user des pas feutrés. Un phare, au loin, guidait leur marche. Sans doute la providence désignait-elle des nouveaux amis.

Dans la tête du Comte, les fiers guerriers du Nord se bousculaient au milieu des aztèques. C'était plus une réunion de cinglés dans son ciboulot, c'était le musée de l'Homme. Bref, il n'en fallait pas plus pour que le groupe lance l'assaut, l'envie décuplée par un énorme gigot qui tournait sur une broche et une grosse bonbonne de flotte encore operculée.

L'attaque fut soudaine. Le Comte jusque là tapis dans l'ombre embrocha le triste mâle. Piqure se chargeait de la minette à poils courts. Il n'y avait plus qu'à exécuter les victimes avant qu'elles ne fassent trop de bruit.

L'opposition était trop faible. Encore une lune sans vraiment se marrer.

Les petits chats au sang chaud veulent tout trop vite, trop tôt, et n'ont un sens de l'humour qu'immédiat. Les crocodiliens font preuve de longanimité, et connaissent le pouvoir du rire caché au fond des glaces les plus consistantes. Ils attendent l'explosion du soleil invaincu, du fond de leur race violente et glacée provenant du fond des âges. L'évolution mes amis...l'évolution, ils le savent bien, n'est en non-substance qu'à la toute fin : chute totale. NOIR COMPLET. Extinction des feux. Terminée.



L'a t-on vue, la Vénus mutante sortie des eaux, dans sa Noix de Saint Jacques de La Roublardise gorgée de sang, nue comme un ver sous une chape de plomb, en plein après-midi, à lancer une balle de tennis trouée et puante ? L'a t-on vue, la chatte au vent, la plante des pieds avec pour toute semelle la caillasse, en plein milieu d'un désert où quelques saloperies chtoniennes dévorent ce qu'il reste d'ossements à l'abandon, tristes restes de ceux qui n'auront jamais d'Histoire ? A t-on vu encore sa longue chevelure platine qui descend au delà de ses fesses peu garnies, tandis qu'un démon des Carpates Millénaires et Contemporaines prend son quart au cœur de l'ombre absolue d'un cercueil chargé d'essence ? A t-on vu ses longues traînées, ses croûtes et ses morceaux de carapaces, ses longues racines d'arbres calcinées qui longent une moitié d'épiderme comme autant de veines saillantes, tandis que guerriers, opportunistes, putes et guignols assurément philanthropes dorment tout leur saoul au creux des ruines d'un monde qui a basculé dans le cauchemar ? A t-on vu l'Horreur et la Beauté ?



Le glavial qui s'extirpe du marigot délétère dégage autant de légèreté qu'une cathédrale gothique. On pourrait prétendre que son œil trouble dans le maquis ne voit rien, et que mèches et capuche lui affaiblissent l'ouïe et la vue. Pourtant la bête jauge chaque croassements, chaque vrombissements, chaque petite explosion à la surface des eaux putrides et stagnantes. Elle entend aussi d'autres rumeurs, à peine à une heure de la chute de la banale nouvelle, mais à bien plus en vol d'oiseau : la petite Rebeconne piaille comme un moineau, derrière ses petites fortifications de rien, cite son nom comme s'il s'agissait de celle d'une rock-star, tandis que le fichu dinosaure feint l'ignorance, et se gargarise de toute cette publicité pourrie, que les pauvres hères, mais surtout de tristes connes, multiplient à l'envie dans leurs fantasmes navrants élevés par la Peur. On croirait entendre quelques touristes, depuis leur pick-up, observant une horde de hyènes mettre à terre une gnou sur le point d'accoucher, et pousser des cries d'orfraies à la vue de la poche gluante se faisant dévorer sans sommation par la vilaine troupe ricanante, au creux des reins de la bête qui faiblit. Oui, c'est un brave nouveau monde, et les fées cachées au fond d'un petit trou ne saurait que récolter mépris et indifférence, auprès d'Annabelle Winter la Mauvaise. On a les Méchants qu'on mérite... Peut-être seront-ils les derniers de leur maudite lignée...



Le voilà, l'infâme animal, pressant la gâchette de son arme de très peu qui manque de lui claquer dans les mains, en écho aux accusations infamantes d'un monstre lyrique. C'est une grêle de petits merdes sifflantes qui vient percer les sacs de rien, ricocher sur les bonbonnes de misère... Rien, misère ? Autant d'affaires nourricières et vitales qui serviront une course sans but vers le panthéon des contes futurs... « Ah, à cette époque là, le wasteland rugissait encore, mon enfant... Maintenant regarde... Regarde... ». La pluie ferrugineuse arrose un peu la pauvrette, tandis que la sorcière jette l'arme fumante aussi vite qu'elle se saisit d'un couteau bien aiguisé harnaché à sa cheville, au dessus de sa botte... Là voilà qui tire les cheveux de la victime modestement trouée, vers l'arrière, et lui appose la pointe du couteau sur sa tempe.



Tout va bien se passer. C'est bientôt terminé... Bientôt... Un check-up médical, c'est ce dont tu as besoin... Heureusement que la bonté même, faite femme, se tient à nos côtés... Nous allons te remettre sur pieds. Nous ? Non. Je parle de notre infirmière Piqûre.


La capuche se redresse un peu, pour lancer un regard luisant d'émeraude sordide vers la fraîche dénommée, tandis que la pauvrette se débat mollement au creux des ressources qui passeront bientôt dans les mains des affreux compères...

On soigne presque tout avec un clystère.

Cette assertion, l'infirmière ne l'avait trouvée dans aucun manuel... Mais elle serait dans le manuel qu'elle-même rédigerait, à l'usage des générations futures, qui viendraient prendre sa relève afin d'arpenter les landes, les plaines, les montagnes et les marais, en dispensant leurs soins médicaux avec la force et la conviction qui s’avéreraient nécessaires.

Eux aussi, découvriraient qu'on soigne presque tout, avec un clystère.

"Trouble bipolaire, " diagnostiqua-t-elle.

"Un trouble bipolaire profondément ancré, remontant sûrement à l'enfance. Le mal devait être inné et latent, et s'est probablement développé à la suite d'un traumatisme. Je pencherai, mais ce n'est qu'une hypothèse, pour un père violent et/ou incestueux."

Elle s'improvisait psychiatre de fortune, l'infirmière Piqûre. A grand coup d'un jargon qu'elle se souvenait vaguement d'avoir entendu, sans pouvoir s'en remémorer les circonstances, elle établissait ses premiers diagnostiques psychiatriques.
Aussi peu pertinent qu'on puisse l'être, le diagnostique en question avait pour but principal de justifier à ses propres yeux, les actes que la professionnelle de santé s’apprêtait à commettre.

A mesure qu'elle annonçait ses sentences, elle se rapprochait de la patiente. Jusqu'à se retrouver le nez presque collé au sien, la regardant au fond des yeux, sans pour autant s'adresser à elle directement.
Elle parlait d'elle comme si elle n'était pas là, ou comme si elle était déjà morte.
Et après tout, c'était tout de même un peu le cas.

"L'examen de la patiente permet d'établir que le trouble bipolaire a dégénéré en pulsions autodestructrices qui conduisent le sujet à adopter un comportement qui la met en danger.
Cette mise en danger volontaire a pour but de combler le déficit de l'estime de soi dont souffre la malade."

Elle recula d'un pas, pour mieux regarder la captive. L'observa encore un moment en hochant la tête d'un air sinistre, puis s'adressa enfin à elle, à serrant dans l'étau de sa main, la pointe tremblante du menton délicat.

"C'est bien ça mademoiselle? La raison pour laquelle vous vous trouviez ici, presque seule, et chargée de vivres, à deux pas seulement d'une communauté qui aurait pu vous offrir la sécurité d'un foyer; c'est que vous cherchiez à attirer vers vous une troupe de voyageurs affamés qui vous auraient menacée dans le but de vous soustraire quelques denrées, n'est-ce pas? Ce frisson, ce danger que vous vouliez provoquer, vous le sentez là?
Vous le voyez venir?
Allons dites-nous la vérité, c'est bien là ce que vous vouliez?"

Sous les yeux terrifiés de la malade d'occasion qui tentait vaguement de nier, les faits, qui, s'ils ne lui étaient pas exactement reprochés, allaient de toute façon la condamner, l'infirmière en psychiatrie tournait doucement la pointe métallique de ce qui se révéla être une gigantesque pompe, longue comme le bras, et pourvue d'un réservoir tout aussi capable de ponctionner du liquide que d'en injecter, au dessus des restes du feu de camp que Knudd leur avait allumé.
La canule rougie, la soigneuse revint à sa patiente, et à son parcours de soin.

"Vous devez comprendre mademoiselle, le premier pas vers votre guérison, est d'admettre que vous avez un problème.
Dites le. Et alors, vous pourrez commencer à guérir."

Il fallait qu'elle le dise. Cela la sauverait.
Non pas de la mort, mais de ce qui pouvait précéder. Il fallait qu'elle avoue. L'infirmière allait l'y aider.
Elle prit la main de la patience dans sa poigne ferme et rugueuse.



"Il faut parler, c'est ce dont tu as besoin pour te libérer."

Et la malade ne parla pas.
Tout au plus elle gémît...
Ce fut quand on l'allongea à plat ventre sur le sol, les mains maintenues au dessus de sa tête, les jambes largement écartée.
Ensuite elle hurla.
Ce fut quand l'infirmière enfonça la pointe chauffée, dans l'orifice pour lequel de tels instruments ont été conçus.
Dans le doute on tira bien fort sur la pompe du clystère, on vidangea l'intestin, Comme ça, si la malade venait à ressentir le besoin de se chier dessus, l'affaire était déjà réglé.



"Il faut nous dire ce que tu ressens, il faut admettre que tu as un problème, et je te promets que tu pourras bénéficier de tous les soins dont tu as besoin.

Non?

Tu ne veux pas me parler?
Tu serais plus à l'aise avec un homme peut-être?"

La nuit allait être longue pour la pauvre femme.

Quand Piqûre allongea le bras pour tendre le clystère au Comte, la patiente put probablement voir dépasser la crosse de l'arme à feu que l'infirmière rangeait dans un holster, contre sa poitrine.
Ce calmant magique, et action rapide qui viendrait guérir la malade, dès lors qu'elle aurait avoué ce qu'on voulait lui faire avouer.
Mais pour cela, il lui faudrait comprendre ce que son infirmière attendait d'elle.


- Et voilà qu'était à l'oeuvre la marche bienfaisante de la civilisation; qui passait inévitablement par l'auscultation des populations indigènes en vue de leur offrir une meilleure vie, une meilleure santé; le bonheur naturel et innocent de la civilisation éclairée, rien de plus rien de moins - pensait l'illustre aristocrate et explorateur Cortès Pizzarro Von Krakoug, une main sur la hampe de sa lance, bien enfoncée dans le ventre du sournois petit aztèque, et son superbe mocassin boueux écrasant la joue de l'infortuné, pour maintenir sa tête en direction du viol littéral de sa conjointe par un outil contondant chauffé au rouge...

Le type gémit, proteste mollement, la femme hurle; le type tend faiblement sa main vers elle, la femme ne le voit pas, en état de choc, le trou de balle fondu, les chairs mélangées à la graisse de la viande grillée, à la merde et à un sang noir bouillonnant sorti tout droit du fond de l'orifice malmené... Le vieil enculé ne pensait pas une seconde en arriver là : il imaginait tout au plus un sacrifice humain propre au clair de lune, en l'honneur d'allez savoir quel génie obscur; mais la séance de viol et de torture infligée par l'infirmière complètement dérangée, celle là, il ne l'avait pas vue venir, il fallait bien l'avouer.

Sous son pied, l'homme s'agite de moins en moins. Sa main est parvenue à saisir celle de sa compagne, ou amie, ou complice, allez savoir quel lien obscur unit ces deux là. C'est tendre, c'est touchant : la scène fait resurgir en un Von Krakoug perdu déjà bien loin dans les méandres de son esprit tordu et hanté par ses exactions, un fond d'humanité : il souhaite aider la femelle. Il souhaite l'aider, et l'infirmière semble croire qu'il le peut, alors qu'elle lui tend le clystère débordant des déjections liquides et sanglantes...

"Malfaiteurs du marais, ravissez-vous : vos âmes ne seront pas séparées dans l'autre monde. J'ai bien compris, que tel Tristan et Yseult les amants maudits, la mort même ne saurait séparer vos cœurs épris l'un de l'autre. Cela en vérité, le Comte Von Krakoug en fait le serment !" Il désigne de son doigt osseux et griffu l'arbre mort dont les branches tordues et noueuses recouvrent une partie du petit campement. "Vous serez suspendus ici même, ensemble, amoureusement exposés à la vue de tous ! Quelles que soient les épreuves, l'amour en sort toujours vainqueur et grandit."

L'odieux fils de pute s'assure de bien clouer son adversaire au sol, dans un coup sec de tout son poids sur la lance, qui s'enfonce un peu plus dans la boue, puis se saisit du clystère merdeux et brûlant. Fort de cet outil dont on dit qu'il soigne absolument tout, l'aristocrade vient s'accroupir au niveau de la tête de la femme, choquée et épuisée, maintenue à plat ventre au sol, le cul à l'air et ravagé... Sans ménagement, il presse de ses horribles doigts décharnés et sales le petit nez bien droit; les ongles crasseux de son pouce et de son index s'enfoncent dans la chair des narines. La bouche s'ouvre pour chercher de l'air, le vieux y insère l'instrument à la pointe encore brûlante qui vient se coller sur la langue. Un râle bestial sorti du fond de la gorge de l'indienne s'étouffe dans la moiteur oppressante du marécage pourri.

Il presse la pompe, vide progressivement le clystère dans la bouche douloureuse et au fond de la gorge de la misérable, dont le visage rougit et enfle. Ses yeux semblent sur le point de sortir de leurs orbites, elle s'étouffe, tente de régurgiter, la langue soudée à la pointe métallique de l'objet de damnation. La merde jaillit aux commissures des lèvres, c'est dérangeant et ça sent mauvais; il grimace, son visage maigre pue l'irritation et le dégoût.

"Mademoiselle Piqûre, il semblerait que cette dame n'ait aucun respect, ni pour elle même ni pour autrui. Finissez-en vite je vous prie. Vous ne tirerez j'en ai peur, aucune confession de cette démoniaque engeance..."

Il relâche la pression sur le nez, pour saisir les cheveux et plaquer le côté de la tête sur le sol boueux, exposant l'autre tempe à un coup de feu libérateur. L'autre vomit tout ce qu'elle peut, le clystère toujours fourré dans la bouche, les chairs de la langue collées à la pointe de fer...

"Tirez donc. C'est là l'acte le plus charitable que vous puissiez envisager ce soir."